Lundi 25 mars 2013
La journée de samedi 23 mars a failli semer la panique dans toute la République. Et pour cause, des illustres inconnus sont parvenus ce jour là à arrêter la riche ville de Lubumbashi à tourner normalement.
Au passage, ils sont parvenus à libérer quelques prisonniers dont beaucoup des droits communs. Et comme il est d'usage dans ce genre d'entreprise, ils ont fait quelques morts ici et là. Le pillage sans être d'envergure, s'était aussi fait inviter à cette macabre fête de " on n'est jamais mieux servi que par soi même ".
Heureusement, il y a eu en définitive plus de peur que de mal. Lubumbashi n'a pas été occupé au-delà de ces quelques heures qui ont permis à ses profanateurs de laisser leurs traces dans la ville.
Autant que toutes les autres provinces du pays, le Katanga a son Sud et Nord. Si partout ailleurs, cela ne pose aucun problème spécifique, au Katanga par contre ça tout l'air d'être une ligne rouge à ne jamais franchir.
C'est toujours la même rengaine. Qui permet à des politiciens katangais de revenir chaque fois sur le devant de la scène politique locale
Cette rivalité devenue un ignoble fond de commerce pour des politiciens en panne d'imagination. Et qui créent de toutes les pièces cette rivalité qui opposerait le Sud au Nord.
Le Sud qui renferme cette richesse minière insolente qui vaut au Katanga sa réputation, non usurpée, de la province la plus riche, jusqu'ici, de la RDC. Mais revers de la médaille, les originaires du sud ne tireraient pas suffisamment profit de toutes ses richesses.
D'où leur mécontentement dont se servent des politiciens pour mieux se positionner politiquement.
Il y a de l'autre côté le nord dont les ressortissants se retrouveraient bien plus nombreux dans toutes les institutions de la République.
Donc, entre le Sud et le Nord, la lutte, encore sourde, serait sans merci. Mais en attendant, certains de leurs ténors se retrouvent de temps en temps sur un point : les Katangais ne profiteraient pas suffisamment des richesses de leur province que l'Etat distribuerait aussi aux autres provinces de la République.
Arrêtons-nous un peu ici pour dire que dans ce pays la province qui peut mourir sans le concours des autres n'a pas encore été créée.
Toutes nos onze provinces, chacune prise individuellement, peuvent se suffire à elles mêmes. Mais ce n'est pas une raison pour brader le précieux héritage, c'est-à-dire ce pays, que nous avons reçu en commun des pères fondateurs de cette République.
Il ne faut donc pas faire le jeu de ceux qui, comme le M23 de très triste mémoire, se battent pour saucissonner ce pays. Sous le fallacieux prétexte qu'il est trop grand pour être correctement géré par des gens aux " cerveaux rétrécis " comme nous.
Non ! Que des leaders katangais aient dans leur espace géographique de problème de leadership, n'est pas spécifique au Katanga. C'est un problème qui se pose partout.
Nous refusons cependant cette espèce de chantage qui consiste, pour un oui ou pour un non, à engager les Congolais du Katanga dans une croisade sécessionniste. C'est un luxe auquel nous ne céderons jamais.
Par principe d'ailleurs, il n'existe pas de sécessions qui portent bonheur. Et tout ceci nous arrive parce que nous peinons, par notre faute, à faire fonctionner la démocratie comme on aurait dû le faire depuis longtemps. C'est-à-dire dans le respect absolu de ses règles.
Il n'ya pas de raison que des gens qui sèment la mort dans le Kivu ou au Katanga puissent jouir d'un traitement confinant à la compréhension. Les rivalités Nord-Sud ne résultent pas de la présence du Katanga dans l'ensemble congolais. Une sécession ne ferait d'ailleurs qu'accentuer ces rivalités. Autrement dit, la RDC n'étant pas un problème pour le Katanga, celui-ci gagnerait énormément à ne pas l'être pour le pays.
N'oublions pas, après le long et épuisant règne de Mobutu, trente-deux ans au pouvoir, le Katanga est la province qui a eu l'unique privilège de donner au pays deux présidents de la République.
Dit autrement, depuis 1960, le pays n'a connu que quatre présidents de la République, dont deux originaires du Katanga. Il n'est donc pas juste d'aller créer de faux problèmes aux populations du Katanga sans prétexte que les Katangais ne profitent pas de richesses de leur province.
On pourrait même se demander qu'elle est la province qui a tiré le plus grand bénéfice du caoutchouc qui venait de l'Equateur ? A qui profite le diamant de Mbuji-Mayi et le pétrole de Muanda ?
Nous devons vaincre l'esprit de pauvreté qui empêche certains de nos leaders de réfléchir avec toute la rigueur requise. Et de garder les deux pieds vissés dans les réalités du pays.
Toutes les provinces ont beaucoup de problèmes. Et le Katanga a en particulier de celui de certains de ses leaders aux ambitions politiques démesurées. Il n'a pas le droit de se laisser prendre en otage par des gens qui ne parlent du Katanga que lorsqu'ils ont raté ou une nomination ou une promotion.
C'est de toutes ces petites maladies en réalité dont est effectivement victime aujourd'hui notre belle province du Katanga.
Mankenda Voka
L'Observateur
La journée de samedi 23 mars a failli semer la panique dans toute la République. Et pour cause, des illustres inconnus sont parvenus ce jour là à arrêter la riche ville de Lubumbashi à tourner normalement.
Au passage, ils sont parvenus à libérer quelques prisonniers dont beaucoup des droits communs. Et comme il est d'usage dans ce genre d'entreprise, ils ont fait quelques morts ici et là. Le pillage sans être d'envergure, s'était aussi fait inviter à cette macabre fête de " on n'est jamais mieux servi que par soi même ".
Heureusement, il y a eu en définitive plus de peur que de mal. Lubumbashi n'a pas été occupé au-delà de ces quelques heures qui ont permis à ses profanateurs de laisser leurs traces dans la ville.
Autant que toutes les autres provinces du pays, le Katanga a son Sud et Nord. Si partout ailleurs, cela ne pose aucun problème spécifique, au Katanga par contre ça tout l'air d'être une ligne rouge à ne jamais franchir.
C'est toujours la même rengaine. Qui permet à des politiciens katangais de revenir chaque fois sur le devant de la scène politique locale
Cette rivalité devenue un ignoble fond de commerce pour des politiciens en panne d'imagination. Et qui créent de toutes les pièces cette rivalité qui opposerait le Sud au Nord.
Le Sud qui renferme cette richesse minière insolente qui vaut au Katanga sa réputation, non usurpée, de la province la plus riche, jusqu'ici, de la RDC. Mais revers de la médaille, les originaires du sud ne tireraient pas suffisamment profit de toutes ses richesses.
D'où leur mécontentement dont se servent des politiciens pour mieux se positionner politiquement.
Il y a de l'autre côté le nord dont les ressortissants se retrouveraient bien plus nombreux dans toutes les institutions de la République.
Donc, entre le Sud et le Nord, la lutte, encore sourde, serait sans merci. Mais en attendant, certains de leurs ténors se retrouvent de temps en temps sur un point : les Katangais ne profiteraient pas suffisamment des richesses de leur province que l'Etat distribuerait aussi aux autres provinces de la République.
Arrêtons-nous un peu ici pour dire que dans ce pays la province qui peut mourir sans le concours des autres n'a pas encore été créée.
Toutes nos onze provinces, chacune prise individuellement, peuvent se suffire à elles mêmes. Mais ce n'est pas une raison pour brader le précieux héritage, c'est-à-dire ce pays, que nous avons reçu en commun des pères fondateurs de cette République.
Il ne faut donc pas faire le jeu de ceux qui, comme le M23 de très triste mémoire, se battent pour saucissonner ce pays. Sous le fallacieux prétexte qu'il est trop grand pour être correctement géré par des gens aux " cerveaux rétrécis " comme nous.
Non ! Que des leaders katangais aient dans leur espace géographique de problème de leadership, n'est pas spécifique au Katanga. C'est un problème qui se pose partout.
Nous refusons cependant cette espèce de chantage qui consiste, pour un oui ou pour un non, à engager les Congolais du Katanga dans une croisade sécessionniste. C'est un luxe auquel nous ne céderons jamais.
Par principe d'ailleurs, il n'existe pas de sécessions qui portent bonheur. Et tout ceci nous arrive parce que nous peinons, par notre faute, à faire fonctionner la démocratie comme on aurait dû le faire depuis longtemps. C'est-à-dire dans le respect absolu de ses règles.
Il n'ya pas de raison que des gens qui sèment la mort dans le Kivu ou au Katanga puissent jouir d'un traitement confinant à la compréhension. Les rivalités Nord-Sud ne résultent pas de la présence du Katanga dans l'ensemble congolais. Une sécession ne ferait d'ailleurs qu'accentuer ces rivalités. Autrement dit, la RDC n'étant pas un problème pour le Katanga, celui-ci gagnerait énormément à ne pas l'être pour le pays.
N'oublions pas, après le long et épuisant règne de Mobutu, trente-deux ans au pouvoir, le Katanga est la province qui a eu l'unique privilège de donner au pays deux présidents de la République.
Dit autrement, depuis 1960, le pays n'a connu que quatre présidents de la République, dont deux originaires du Katanga. Il n'est donc pas juste d'aller créer de faux problèmes aux populations du Katanga sans prétexte que les Katangais ne profitent pas de richesses de leur province.
On pourrait même se demander qu'elle est la province qui a tiré le plus grand bénéfice du caoutchouc qui venait de l'Equateur ? A qui profite le diamant de Mbuji-Mayi et le pétrole de Muanda ?
Nous devons vaincre l'esprit de pauvreté qui empêche certains de nos leaders de réfléchir avec toute la rigueur requise. Et de garder les deux pieds vissés dans les réalités du pays.
Toutes les provinces ont beaucoup de problèmes. Et le Katanga a en particulier de celui de certains de ses leaders aux ambitions politiques démesurées. Il n'a pas le droit de se laisser prendre en otage par des gens qui ne parlent du Katanga que lorsqu'ils ont raté ou une nomination ou une promotion.
C'est de toutes ces petites maladies en réalité dont est effectivement victime aujourd'hui notre belle province du Katanga.
Mankenda Voka
L'Observateur

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