dimanche 24 mars 2013

Le président centrafricain Bozizé, en fuite, n’est signalé ni à Kinshasa ni à Brazzaville

dimanche 24 mars 2013

Le président centrafricain François Bozizé, renversé dimanche 24 mars par les rebelles de la coalition Séléka qui ont « pris le palais présidentiel » dans la matinée et contrôlent la ville de Bangui, n’est signalé ni à Kinshasa (RDC) ni à Brazzaville (Congo).

« Non, il n’est pas réfugié en RDC », a affirmé dimanche 24 mars à lepotentieline.com le ministre des Médias Lambert Omalanga, sans autre indication. « Le président Bozizé n'a pas demandé à venir en RDC. Il n'y est pas arrivé, il n'est pas signalé », a-t-il déclaré à l’AFP.

« Ni moi ni le président de la République (Sassou Nguesso) n'avons été informés de son arrivée sur le sol congolais », a assuré à Brazzaville le ministre congolais des Affaires étrangères Basile Ikouebe.

Dans la ville de Bangui occupée par les rebelles, un conseiller de Bozizé ayant requis l'anonymat a indiqué à Reuters qu'il avait « traversé le fleuve Oubangui dans la matinée pour gagner la RDC ». En effet, il suffit de traverser le fleuve Oubangui pour rejoindre la ville de Zongo, en RDC.

« Il a quitté le territoire national en hélicoptère », a dit à l’AFP « une source bien informée », mais sans préciser sa destination.

Les rebelles contrôlent Bangui

« Nous avons pris le palais présidentiel. Bozizé n'y était pas. Maintenant, nous allons nous rendre à la radio (nationale) pour que le président du Séléka (Michel Djotodia) prenne la parole », a déclaré un des chefs militaires des insurgés, le colonel Djouma Narkoyo, cité par l’AFP.

Selon une source au sein de la Force multinationale d'Afrique centrale (Fomac) déployée en Centrafrique, « les rebelles contrôlent la ville même s'il y a encore quelques tirs à gauche et à droite ».

« Les rebelles contrôlent la ville. J'espère qu'il n'y aura pas de représailles », a déclaré Gaston Mackouzangba, porte-parole du chef de l'Etat centrafricain à Reuters.

Selon Crépin Mboli-Goumba, porte-parole du gouvernement, les rebelles du Séléka tiennent tous les points stratégiques de la capitale.

A la suite des accords de paix signés le 11 janvier à Libreville (Gabon), il a été formé un gouvernement d'union nationale composé de représentants du camp Bozizé, de l'opposition et de la rébellion.

Le président François Bozieé était arrivé au pouvoir par les armes après avoir renversé son prédécesseur élu démocratiquement Ange Patassé en 2003. Il avait été élu président en 2005 et réélu en 2011, lors d’élections controversées.

Angelo Mobateli
Le Potentiel

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire