Dimanche 24 mars 2013
Près de 450 miliciens Maï-Maï «Bakata Katanga », qui ont semé samedi 23 mars la panique dans les communes de Rwashi et de Kapemba à Lubumbashi (Katanga) ont remis leurs armes à la Monusco. Accompagnés de plusieurs femmes et enfants, ils ont réclamé « l’indépendance » du Katanga.
Après leur reddition à la Monusco, 245 miliciens ont été remis au gouvernement provincial du Katanga, puis envoyés à Kinshasa par vol spécial.
Ces miliciens, qui cherchaient à rejoindre le siège de l’Assemblée provinciale du Katanga ont été dispersés par les Forces armées de la RDC (FARDC). Ils ont alors changé de destination pour aller jusqu’aux installations de la Monusco/Lubumbashi, où ils ont cassé la barrière, avant d’entrer dans l’enceinte, ont rapporté des témoins à Radio Okapi.
Ils ont, par la suite, rendu leurs armes au bureau de la Monusco. Il s’agit essentiellement des fusilles AK 47, des lances roquettes, des lances, des flèches, des couteaux et plusieurs armes blanches.
Selon les mêmes sources, « cinq miliciens ont été tués notamment au niveau du Tunnel, devant le Parc Hôtel, aux environs de l’auditorat militaire et au bâtiment qui abrite le service de cadastre ».
« Indépendance »
« Nous sommes ici puisque nous ne voulons pas de cette souffrance. L’indépendance avait été obtenue en 1960 mais depuis 2010 rien ne va ici. Nous sommes fatigués d’être des esclaves.
Nous sommes venus non pour nous rendre et non plus pour rendre nos armes mais pour demander à la Monusco de nous donner notre indépendance. Nous voulons que le Katanga soit un pays et que notre président soit reconnu », a déclaré un de ces miliciens « Bakata Katanga », en exprimant leurs désidérata à la Monusco.
« Ils sont accompagnés de plusieurs femmes et enfants et leur nombre peut atteindre 240. Nombreux parmi eux sont blessés », a indiqué à Radio Okapi la Police nationale congolaise (PNC).
Quelque 245 miliciens envoyés à Kinshasa
Indigné, le gouverneur du Katanga a promis de mettre ces miliciens à la disposition de la justice pour qu’ils répondent de leurs actes.
«Ils vont citer des gens que nous allons arrêter», a déclaré Moïse Katumbi Chapwe, cité par Radio Okapi.
Interrogé sur le « bilan des tirs nourris qui crépitaient au centre-ville et aux alentours des installations de la Monusco », le gouverneur Moïse Katumbi a dit attendre « le rapport de la police ».
Un communiqué de la Monusco a dévoilé le bilan provisoire de 35 morts, dressé par les Organisations non gouvernementales locales, tandis que certaines sources militaires parlaient d’« une vingtaine de morts du coté des assaillants et plusieurs miliciens arrêtés ». Il signale « 54 blessés dont 15 gravement atteints » parmi les miliciens qui s’étaient réfugiés dans ses installations.
« Les combattants Mai-Mai dont certains s’étaient armés, s’étaient présentés devant le camp vers 13 heures 30, après avoir été repoussés par les forces armées gouvernementales à la suite de l’attaque surprise contre des bâtiments publics de Lubumbashi.
Tous les combattants blessés ont été transférés à l’hôpital de la ville pour recevoir des soins médicaux. Il n’y a aucun blessé parmi les personnels des Nations Unies », précise le communiqué.
Remis au gouvernement provincial du Katanga par la Monusco, les miliciens « Baka Katanga », qui s’étaient refugiés dans le camp de la Monusco à Lubumbashi, ont embarqué dans des bus pour l’aéroport international de la Lwano où un vol spécial a été affrété pour Kinshasa.
Selon la radio onusienne, « la remise des rebelles est le résultat de négociations menées sous l’égide de la Monusco, entre le gouverneur du Katanga, les autorités militaires et provinciales et les Mai-Mai ».
Le ministre provincial de l’intérieur du Katanga a révélé que la décision de transférer ces miliciens émane « des autorités du pays ».
Avant l’embarquement des rebelles, l’Unicef a identifié 77 enfants dans le groupe.
Angelo Mobateli
Le Potentiel
Près de 450 miliciens Maï-Maï «Bakata Katanga », qui ont semé samedi 23 mars la panique dans les communes de Rwashi et de Kapemba à Lubumbashi (Katanga) ont remis leurs armes à la Monusco. Accompagnés de plusieurs femmes et enfants, ils ont réclamé « l’indépendance » du Katanga.
Après leur reddition à la Monusco, 245 miliciens ont été remis au gouvernement provincial du Katanga, puis envoyés à Kinshasa par vol spécial.
Ces miliciens, qui cherchaient à rejoindre le siège de l’Assemblée provinciale du Katanga ont été dispersés par les Forces armées de la RDC (FARDC). Ils ont alors changé de destination pour aller jusqu’aux installations de la Monusco/Lubumbashi, où ils ont cassé la barrière, avant d’entrer dans l’enceinte, ont rapporté des témoins à Radio Okapi.
Ils ont, par la suite, rendu leurs armes au bureau de la Monusco. Il s’agit essentiellement des fusilles AK 47, des lances roquettes, des lances, des flèches, des couteaux et plusieurs armes blanches.
Selon les mêmes sources, « cinq miliciens ont été tués notamment au niveau du Tunnel, devant le Parc Hôtel, aux environs de l’auditorat militaire et au bâtiment qui abrite le service de cadastre ».
« Indépendance »
« Nous sommes ici puisque nous ne voulons pas de cette souffrance. L’indépendance avait été obtenue en 1960 mais depuis 2010 rien ne va ici. Nous sommes fatigués d’être des esclaves.
Nous sommes venus non pour nous rendre et non plus pour rendre nos armes mais pour demander à la Monusco de nous donner notre indépendance. Nous voulons que le Katanga soit un pays et que notre président soit reconnu », a déclaré un de ces miliciens « Bakata Katanga », en exprimant leurs désidérata à la Monusco.
« Ils sont accompagnés de plusieurs femmes et enfants et leur nombre peut atteindre 240. Nombreux parmi eux sont blessés », a indiqué à Radio Okapi la Police nationale congolaise (PNC).
Quelque 245 miliciens envoyés à Kinshasa
Indigné, le gouverneur du Katanga a promis de mettre ces miliciens à la disposition de la justice pour qu’ils répondent de leurs actes.
«Ils vont citer des gens que nous allons arrêter», a déclaré Moïse Katumbi Chapwe, cité par Radio Okapi.
Interrogé sur le « bilan des tirs nourris qui crépitaient au centre-ville et aux alentours des installations de la Monusco », le gouverneur Moïse Katumbi a dit attendre « le rapport de la police ».
Un communiqué de la Monusco a dévoilé le bilan provisoire de 35 morts, dressé par les Organisations non gouvernementales locales, tandis que certaines sources militaires parlaient d’« une vingtaine de morts du coté des assaillants et plusieurs miliciens arrêtés ». Il signale « 54 blessés dont 15 gravement atteints » parmi les miliciens qui s’étaient réfugiés dans ses installations.
« Les combattants Mai-Mai dont certains s’étaient armés, s’étaient présentés devant le camp vers 13 heures 30, après avoir été repoussés par les forces armées gouvernementales à la suite de l’attaque surprise contre des bâtiments publics de Lubumbashi.
Tous les combattants blessés ont été transférés à l’hôpital de la ville pour recevoir des soins médicaux. Il n’y a aucun blessé parmi les personnels des Nations Unies », précise le communiqué.
Remis au gouvernement provincial du Katanga par la Monusco, les miliciens « Baka Katanga », qui s’étaient refugiés dans le camp de la Monusco à Lubumbashi, ont embarqué dans des bus pour l’aéroport international de la Lwano où un vol spécial a été affrété pour Kinshasa.
Selon la radio onusienne, « la remise des rebelles est le résultat de négociations menées sous l’égide de la Monusco, entre le gouverneur du Katanga, les autorités militaires et provinciales et les Mai-Mai ».
Le ministre provincial de l’intérieur du Katanga a révélé que la décision de transférer ces miliciens émane « des autorités du pays ».
Avant l’embarquement des rebelles, l’Unicef a identifié 77 enfants dans le groupe.
Angelo Mobateli
Le Potentiel

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