vendredi 12 avril 2013

RDC, un des pays africains les plus corrompus de la base au sommet

11/04/2013


Wivine Mumba Matipa

La corruption en République démocratique du Congo affecte « tout le corps social » et que les mesures à prendre pour son éradication doivent concerner tous le secteurs de la vie.

Cet aveu est de la ministre congolaise de la Justice, Wivine Mumba Matipa qui, en réponse à une question verbale d’un député national à la Chambre basse du Parlement congolais, a reconnu, mercredi 10 avril, que la corruption était généralisée à «tout le corps social» en RDC, promettant toutefois d’y apporter une solution globale.

Wivine Mumba Matipa s’exprimait au cours d’une plénière de l’Assemblée nationale où elle réagissait à la question orale qui lui était adressée par le député Crispin Mbindule.

Celui-ci avait, dans sa question orale, déploré la corruption au sein de l’appareil judiciaire congolais, le non-respect du délai de la détention préventive et le délabrement des prisons.

La ministre congolaise de la Justice a estimé, en effet, que le phénomène de la corruption ne concerne pas seulement le secteur judiciaire.

«Le problème n’est donc pas celui d’éliminer la corruption et la concussion seulement au sein des cours, tribunaux, offices des parquets et services administratifs y rattachés, en laissant de côté tous les autres secteurs de la vie nationale. Les mesures à prendre doivent être globales, en ce sens que c’est tout le corps social qui est gangréné», a estimé la ministre Mumba.

Aussi, a-t-elle indiqué qu’il faut «poursuivre et punir, conformément à la loi et sans complaisance », les auteurs de ces comportements.

Mais, cette réponse n’a pas convaincu l’auteur de la question orale. Le député Mbindule a estimé que la solution primordiale réside dans la «prise en charge correcte et régulière des magistrats et agents administratifs».

Un autre secteur qui est affecté par cette pratique en RDC est celui des mines. Le président de la République, Joseph Kabila, l’avait reconnu, mercredi 30 janvier à l’occasion de l’ouverture de la conférence sur la bonne gouvernance et la transparence dans ce domaine à Lubumbashi, capitale de la province du Katanga. Il avait estimé que la lutte contre la fraude et la corruption dans ce secteur permettrait de combattre le paradoxe existant entre les immenses richesses du pays et la pauvreté de la population.

Au sujet de la corruption, on rappelle que le rapport de l’ONG Transparency international, publié mercredi 5 décembre 2012, classe la RDC à la 160è place sur 176 pays suivant l’indice de perception de la corruption. En Afrique, la RDC occupe la 44è place sur 48 pays africains.

C’est donc un des pays africains les plus corrompus de la base au sommet », a indiqué un député sous le couvert de l’anonymat, sans donner de solution.

© KongoTimes

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