jeudi 20 mars 2014

RDC : Le peuple congolais se prépare à la libération

19/03/2014

 
KABILA DEGAGE !

Il n’y a plus lieu de nous demander aujourd’hui quand Joseph Kabila devra quitter le fauteuil de président de la RDC, parce que ce moment, quoi qu’il arrive, quoi qu’il en soit, et quoi qu’en pense l’intéressé, va inéluctablement arriver, au terme de son deuxième et dernier mandat qui prend fin le 19 décembre 2016.

D’ailleurs, si Joseph Kabila est si confortablement assis dans ce fauteuil, au sommet de l’Etat, ce n’est pas à cause de quelconques performances de sa part, mais à cause plutôt de la médiocrité de notre propre peuple, et tout spécialement, d’une certaine clique des Congolais, intellectuels ou non, arrivistes et opportunistes ou pas, tous ceux qui, de près ou de loin, font la pluie et le beau temps autour de ce président dictateur !

Chaque individu de cette troupe de courtisans et courtisanes rivalise de courbettes devant le « raïs ». Même les personnalités étiquetées

«intellectuelles», diplômées de grandes écoles euro-américaines, ne font pas exception. Combien de docteurs et autres professeurs d’universités ne voit-on pas, toute honte bue, faire des louanges indues à « Joseph » ? Après Dieu, c’est Joseph Kabila disent certains. Plus vite et plus bas on s’incline devant le « Raïs », plus grandes aussi soit, sans doute, les récompenses.

C’est le cas notamment de Lambert Mende, le ministre en charge des Médias et porte-parole du gouvernement, qui ne cesse de s’époumoner à chaque conférence de presse, pour défendre, sans discontinuité, des propos jugés incohérents, cyniques et difficilement acceptables par la majorité du peuple congolais, qui assiste impuissant à l’emprisonnement de la légitimité, par une minorité d’intellectuels congolais qui ont tous jeté dans la poubelle de l’histoire leur dignité d’hommes et de femmes pour avoir accès aux faveurs du chef de l’Etat.

Lambert Mende fait donc partie de ce groupe de personnages dignes de Tartuffe de Molière. C’est un personnage de Molière, faux et dévot, individu menteur et hypocrite. Pour Mende Omalanga, l’essentiel est d’assurer et de sauver son siège de « ministre », en plus de la prime de « 45.000 dollars qu’il perçoit sans effort au cabinet du Premier Ministre, pour chaque prestation médiatique, comme si le débit d’un mensonge constitue, de fait, un facteur de motivation auprès de Joseph Kabila, dont la durée au fauteuil présidentiel dépend largement d’un défilé répétitif de non dits jetés dans une déclaration publique d’un prétendu représentant.

Ne peut-on pas voir que tel phénomène trouve déjà ses origines lors de la Deuxième République, sous Mobutu ? On se rappellera, même sans l’avoir vu, de l’émotion et des larmes qu’avait versées N’djoku Eyobaba, alors gouverneur de la Ville de Kinshasa, lors du décès de la vénérée Mama Yemo, mère du président Joseph Désiré Mobutu ?

On sait tous, le bénéfice que N’djoku Eyobaba tira de sa pièce de théâtre, auprès du président Mobutu : soit le maintien à son poste et beaucoup d’argent garnissent le compte en banque.

Chasser le naturel, il revient au galop. Entourés d’anciens mobutistes ce triste phénomène de la flatterie à outrance, commencé sous Mobutu, a pris de l’ampleur et s’est davantage développé voir raffiné sous Joseph Kabila, dit « Raïs ». En dehors de Mende, André Kimbuta, actuel gouverneur de la Ville de Kinshasa à l’image de son prédécesseur N’djoku, incarne le prototype d’un personnage ambigu, obscur et médiocre.

Pour ne citer qu’un cas, la Ville de Kinshasa grandit sans un véritable plan d’urbanisation. Les constructions des immeubles sont érigées sans la moindre enquête de commodo et incommodo. Le boulevard du 30 juin ressemble, aujourd’hui, à une piste d’aviation, voir à une autoroute, en plein centre d’agglomération, avec pour conséquence que les piétons sont écrasés et tués à tout moment. De même, les arbres et zones vertes, qui maintenaient l’équilibre atmosphérique dans la capitale de Kinshasa ont été rasé sans aménagement.

In fine, Kinshasa, sous Kabila, est devenu un enfer. Vivre à Kinshasa ressemble donc, à vivre dans une prison à ciel ouvert ! N’est-ce pas vrai que chaque citoyen vit dans la hantise du lendemain ? L’inconnu demeure omniprésent dans le subconscient collectif. Aucune revendication n’est tolérée. Seule la dictature maintient la population congolaise en respect. Les téméraires parmi les soldats et civils, sont réduits au silence absolu, et la Communauté internationale observe, en retrait, malheureusement, car de tous les crimes d’Etat qui se commettent en RDC, aucun média étranger ne parle, sauf les réseaux sociaux congolais de la diaspora qui peinent à relayer les souffrances qu’endurent les leurs, restés au pays.

Or, si les institutions de l’Etat congolais fonctionnaient dans le strict respect de la Constitution, si la Justice ne s’était pas mis aux ordres de « Joseph Kabila », et si, par ailleurs, l’armée et la police étaient vraiment au service de la nation, les parlementaires congolais auraient dû et auraient pu se saisir de l’assassinat ciblé et inexpliqué du colonel Mamadou Ndala, de son aide de camp, le capitaine Banza, de la boucherie humaine des adeptes du pasteur Mukungubila et autres précédents, pour destituer ce président au comportement ignoble.

Terminons pourtant par une certitude. Joseph Kabila est contraint de céder le fauteuil présidentiel qu’il occupe depuis 2001 sans l’approbation de la majorité des Congolais, qui souhaitent : advienne que pourra, mais que ce poste soit occupé en 2016, et si possible, avant cette échéance, par quelqu’un d’autre, qui soit un authentique congolais, intègre, compétent et digne, qui balisera un avenir meilleur pour la République Démocratique du Congo.

Bref, tout le peuple congolais se prépare à ce jour de libération où il devra reconquérir son indépendance totale, confisquée et bafouée, par des intérêts sordides, nuisibles à notre nation.
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Bamba-di-Lelo 
© KongoTimes

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