mardi 10 juin 2014

"Joseph KABILA" mis à nu!

26/04/2012

 
Joseph KABILA - Président sortant de la RDC, le 20 Déc. 2011 à Kinshasa, avant sa prestation de serment devant des juges de la cours suprême de la justice de la RDC.

« «Joseph KABILA» n'est pas Congolais et la RDC n'est pas une démocratie ! » De toute évidence l'imposture de celui qui se fait appeler «Joseph KABILA» est désormais un secret de polychinelle...

Congo dit « démocratique » : le pouvoir quitte-t-il le Zaïre pour un « Rwanda » aux ordres des Occidentaux ?

Au plan démocratique, la République démocratique du Congo (RDC) est un scandale. Non seulement, tout le monde sait maintenant que Joseph Kabila n’est pas congolais mais rwandais.

Mais, ce jeune homme qui représentait l’espoir des nouvelles générations a réussi le tour de force de devenir un instrument aux mains de forces étrangères dont le Rwanda et ceux qui soutiennent le rôle du Rwanda en RDC. Bien sûr, rien ne peut se faire sans l’armée. 

Alors face à des partis d’opposition qui oublient que les déterminants de la puissance reposent sur l’argent et le pouvoir de contrôle de l’armée, les élections présidentielles se passent et se ressemblent dans ce pays.

Les élections présidentielles légitimées par les puissances occidentales, étrangement silencieuses, sont fondées sur des résultats qui ne sont « conformes ni à la vérité, ni à la justice » selon le Cardinal Laurent Monsengwo, l’archevêque de Kinshasa. 

Mais que peuvent faire des ecclésiastiques eux-mêmes alors qu’ils sont dépendants du bon vouloir du Pape Benoît XVI très silencieux sur la contre-vérité des urnes ?

Etre obéissant car dans le royaume du Vatican, il faut s’aligner sur les pouvoirs en place pour continuer à préserver dans la naïveté une grande partie de la population africaine, congolaise en l’occurrence, qui ne dispose pas des informations adéquates pour comprendre les enjeux de puissance. 

Pour être clair, il est préférable d’avoir un gouvernement faible dans un Etat doté des plus importantes richesses minérales au monde pour que des groupes organisés, parfois au plan mondial, continuent à y piller l’essentiel des matières premières et donc les richesses des Congolais.

Alors pour le Pape, est-ce que l’on peut aller au paradis si l’on vole le Congo ? Pour Joseph Kabila, peut-on jouir d’un soutien sans faille de sa population si l’on est Président quand c’est l’armée qui redéfinit la démocratie en s’occupant de l’investiture de Joseph Kabila ? 

Et que dire de l’assassinat de nombreux congolais, grands défenseurs des droits humains, de la démocratie et de l’égalité des droits, que l’impunité ambiante et la corruption tendent à faire passer par pertes et profits ? Mais quelle Afrique ? Quelle Congo ?

Peut-être qu’il faut de manière temporaire enlever le qualificatif de démocratique, et peut-être celui de République ? Mais que reste-t-il ? Congo ? Il y aura confusion avec l’autre République du Congo, Brazzaville ? Alors faut-il revenir au mot authentique de « Zaïre » qui commence d’ailleurs à ressortir ici et là ? 

En effet, de nombreux Congolais estiment que la réunification des deux Congo devraient tôt ou tard revenir dans la palabre africaine sans que cela ne soit l’objet d’interdit par les anciennes colonies qui n’y voient que la fin de leur puissance et contrôle des matières premières.

Avec la balkanisation du Mali, voire du Sahel avec en filigrane des nouveaux espaces d’islamisation forcée des Africains, il n’est pas impossible que des Congolais nationalistes voient dans la contre-vérité des urnes qui fondent le pouvoir de Kinshasa, une nouvelle colonisation rwando-occidentale. 

Le Président Kagamé devrait malgré tout s’expliquer. Car ce petit pays par la taille et sans matière première déclarée comme l’or ou le diamant est en passe d’en devenir un principal exportateur dans la sous-région des grands lacs.

Alors le Rwanda est-il si neutre que cela ? 

L’argument des Hutus génocidaires vivant au Congo Démocratique ne permet plus de justifier une forme d’autocratie qui prend de l’ampleur au Rwanda. 

Mais les responsables des Nations Unies ne peuvent sortir de l’analyse indemne avec une des plus grandes forces dites de paix au Congo démocratique, alors que le nombre de viols, de vols, de meurtres et de déstabilisation augmente. 

Et si l’ONU n’était pas intervenue, est-ce que la situation serait pire ? N’est-ce pas l’Afrique du sud ou l’Angola qui serait en train de coloniser la RDC dont le fleuve n’arrive toujours pas à faire jaillir l’hydro-électricité pour le bien-être des Congolais ?

Etienne Tshisekedi, le Président de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), rappelle qu’il est le véritable président élu suite aux élections présidentielles du 28 novembre 2011. 

Il choisit d’entrer dans un marathon démocratique en créant un nouveau parti rassembleur « Majorité Présidentielle Populaire (MPP) » en opposition à la « Majorité Présidentielle (MP) » de Joseph Kabila. 

Comme quoi, un « P » peut faire la différence malgré l’annonce du miraculé et technocrate, Augustin Matata Ponyo comme Premier ministre de la contre-vérité des urnes.

Le journaliste Yves EKOUE interrogé par Eugénie DIECKY, le 25 avril 2012 sur Africa No 1

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire