L’APARECO interpelle «Kabila» et Mende:
« Cessez de jouer avec la mémoire des Héros et des Martyrs du peuple congolais pour couvrir vos turpitudes! »
L’Alliance des Patriotes pour le Refondation du Congo (APARECO) exprime sa colère et sa révolte contre les déclarations stupides et ridicules de monsieur Mende Omalanga, porte-voix du dictateur «Joseph Kabila», qui a utilisé l’assassinat du héros national Patrice Emery Lumumba en vue de faire chanter le gouvernement et la justice belges. Les raisons ignobles qui entourent ce geste ignoble ne vise qu’un seul but : tenter de stopper la démarche légitime de la veuve et des orphelins d’Armand Tungulu, emmené déjà mort dans les geôles du Camp Tshatshi, après une longue et sauvage séance de torture.
L’APARECO dénonce autant qu’elle condamne cette ignoble pratique du chantage instaurée par « Kabila » à l’image de son mentor Paul Kagamé ou de Yoweri Museveni. En effet, ces dirigeants politiques se servent du chantage politique ou militaire comme moyens de pression pour tenter de se soustraire de l’épée de la justice internationale contre des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et des crimes de génocide qu’ils ont perpétrés contre des paisibles peuples de la région des Grands Lacs essentiellement, plus particulièrement contre le peuple congolais.
Le monde entier a été témoin du comportement de ces deux dirigeants africains qui après s’être cachés derrière les leaders congolais de l’AFDL pour exterminer des millions de hutus Rwandais et des Congolais, ils se sont mobilisés dernièrement pour empêcher à tout prix la diffusion du rapport de l’Organisation des Nations Unis concernant leurs crimes. Ils n’ont pas hésité à brandir contre l’ONU la menace du retrait de leurs troupes engagées dans les opérations de maintien de la paix en Afrique !
Lorsqu’un membre du gouvernement belge avait laissé échapper le contenu du rapport des services belges signalant les origines rwandaises de celui qui se fait appeler frauduleusement « Joseph Kabila », ce dernier avait engagé tout le gouvernement congolais dans une fausse crise diplomatique entre Kinshasa et Bruxelles, usant des chantages de rupture de relations diplomatiques et par conséquent, des contrats léonins juteux des lobbies économiques et financiers belges en RDC.
Ce jeudi 14 octobre, lors d’un point de presse, acculé par les questions pertinentes des journalistes concernant les dossiers des assassinats de Floribert Chebeya et surtout d’Armand Tungulu dont la justice belge réclame, à la demande légitime de sa femme et de ses deux enfants, la restitution de son corps en Belgique où se trouve sa famille, le griot de « Joseph Kabila », le ministre de l’information Mende Omalanga sort l’arme fatale du chantage dans un communiqué lamentable :
« La RD Congo, qui s’est montrée jusqu’à ce jour tolérante dans le traitement des dossiers litigieux les plus sensibles entre elle et le Royaume de Belgique, envisagerait alors l’option de compter dorénavant sur les solutions judiciaires desdits dossiers.
Nous pensons notamment au dossier de l’assassinat de notre premier Chef du Gouvernement Patrice Emery Lumumba, par qui on sait en Belgique que nous avons mis des décennies à examiner dans le silence. Cela revient à dire que le Gouvernement envisage à partir de ce jour, d’initier une action contre les dirigeants et l’État belges, cités notamment dans des chroniques d’experts patentés comme le sociologue flamand Ludo de Witte, devant les juridictions congolaises pour ce véritable acte d’agression contre notre jeune État en 1960. »
Cette méthode mesquine, digne d’une République bananière, est un affront de plus pour le peuple congolais.
Comment « Joseph Kabila » et son porte-voix Mende peuvent-ils concilier devant l’opinion nationale congolaise leur chantage d’ouvrir un procès contre la Belgique pour l’assassinat de Lumumba avec cette autre démarche du même « Joseph Kabila » qui a officiellement craché ostensiblement à Bruxelles sur la mémoire de Lumumba? Si « Joseph Kabila » et Mende Omalanga souffrent d’une amnésie sélective de l’histoire, les congolais n’ont pas oublié qu’en février 2004 devant le Senat belge, le dictateur rwandais à la tête de la RDC avait publiquement craché sur le discours historique prononcé par Lumumba le 30 juin 1960, en prenant ouvertement le contre-pied de toutes ses thèses, et en vantant l’oeuvre coloniale belge en République démocratique du Congo. « Kabila » avait affirmé haut et fort que les colonisés congolais comme les colonisateurs belges « crurent au rêve du roi Léopold II » et, il avait même conclu sans sourciller: « Nous voulons rendre hommage à la mémoire de tous ces pionniers… ». Comment donc expliquer ce revirement d’attitude ? Par quelle magie de l’histoire « Kabila » voudrait-il aujourd’hui juger les mêmes pionniers à qui il a rendu hommage il y a à peine sept ans?
Pourquoi durant 11 ans, lorsque les lobbies politiques et financiers belges l’ont porté sur les bras pour le protéger contre la colère des Congolais et l’imposer via des élections truquées d’avance, « Joseph Kabila » n’a-t-il pas songé à ouvrir le procès contre les belges impliqués dans l’assassinat de notre héros national ?
Pourquoi contre vents et marées, « Kabila » a-t-il fait des pieds et des mains pour avoir à ses côtés le roi des belges lors des festivités du cinquantenaire de l’indépendance de la RDC?
Après avoir clochardisé et humilié le peuple congolais et particulièrement la femme congolaise, après avoir dévalué et ridiculisé l’élite congolaise en l’instrumentalisant pour ses besoins de manipulation politicienne, « Joseph Kabila » pousse une fois de plus le culot jusqu’à toucher à la mémoire des héros et martyrs de la RDC qui constituent le domaine sacré de l’héritage historique du peuple congolais.
C’est pourquoi,
L’APARECO interpelle le dictateur «Joseph Kabila» et le somme de cesser de jouer avec la mémoire des héros et des martyrs du peuple congolais;
L’APARECO dénonce dans ce même ordre d’idée le projet secret de « Kabila » de faire de la la révision du procès de Simon Kimbangu pour sa réhabilitation une occasion pour lui de mieux manipuler les congolais.
En effet, tout en reconnaissant le bien fondé et la nécessité de cette démarche en soi, l’APARECO dénonce et condamne les véritables motivations politiques cachées de « Kabila » qui ne vise qu’à se servir de cet acte, pour utliser en sa faveur, la ferveur religieuse et la foi des nombreux adeptes de Simon Kimbangu. L’objectif final étant de « couvrir » les crimes d’assassinats massifs commis dans le Bas-Congo et à Kinshasa et cela, à des fins purement électoralistes.
L’APARECO invite les patriotes congolais en dehors et au sein des institutions en RDC à s’opposer vigoureusement à toutes les manoeuvres sordides de « Joseph Kabila » consistant à se servir de la mémoire de nos illustres martyrs à des fins personnelles et bassement politiciennes.
L’APARECO se joint à la veuve et aux orphelins d’Armand Tungulu et exige la restitution immédiate et sans conditions de la dépouille du défunt à sa famille habitant en Belgique.
L’APARECO sait que l’embarras de « Kabila » à restituer la dépouille d’Armand Tungulu est dû à l’état très abimé du corps de la victime suite aux tortures subies avant sa mise à mort. L’exhibition de l’état réel du cadavre d’Armand Tungulu mettra sans faute en lumière , le degré de monstruosité de « Kabila », le mensonge grossier et ridicule de la thèse officielle du suicide défendue par le gouvernement congolais et une justice corrompue et complice opérant sous les ordres personnels de « Joseph Kabila ».
L’APARECO exprime en outre sa préoccupation sur le sort du détachement des gardes présidentielles ayant participé à l’arrestation brutale et à la torture d’Armand Tungulu. Selon les confidences de leurs collègues et compagnons d’armes de GGR, toute cette équipe des gardes du corps ayant pris part à la scène de caillassage suivi de l’arrestation et des séances de torture d’Armand Tungulu est portée disparue jusqu’à ce jour. Nous craignons que tous ces militaires soient mis hors d’état de témoigner sur le déroulement des faits et des circonstances ayant conduit à la mort de la victime.
L’APARECO exhorte tous les membres de la famille d’Armand Tungulu en RDC à ne pas céder aux intimidations ni à la tentation de la corruption par le pouvoir d’occupation et de répression de «Joseph Kabila » qui cherche des voies et moyens de supprimer ou dissimuler les preuves de son crime.
L’APARECO réitère ici tout son soutien et son attachement aux familles de Floribert Chebeya, Fidèle Bazana et Armand Tungulu et promet solennellement de se battre jusqu’au bout pour que triomphent en RDC, les nobles causes pour lesquelles ils ont donné leur vie, afin que leurs sacrifices ne soient pas vains.
Fait à Paris le 17 octobre 2010
Pour l’APARECO
Paul Rigobert Akanga Gbula
Porte-parole et Secrétaire Général Adjoint




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