samedi 6 novembre 2010

Le calvaire des Congolais refoulés d’Angola




On le sait, depuis quelques années, les autorités angolaises procèdent à des expulsions par vagues entières de ressortissants de la RDCongo installés soi-disant irrégulièrement en Angola et principalement dans les zones minières frontalières. Des chiffres indiquent que plus de 400.000 migrants clandestins congolais auraient été expulsés depuis 2004 des provinces minières de l’Angola. Cette année même, ces vagues d’expulsions avaient provoqué le courroux de Kinshasa qui, à son tour, par réciprocité, avait décidé de procéder en avril-mai à des contre expulsions visant des Angolais installés en RDC, certains depuis l’indépendance. II avait fallu que les présidents congolais, Joseph Kabila, et angolais, Eduardo Dos Santos, se concertent précipitamment pour arrêter temporairement l’hécatombe. L’on décida alors que ces expulsions si elles devaient reprendre devraient se faire selon les normes du droit international humanitaire, en respectant la dignité de l’homme.
Or, depuis quelque temps, les Angolais ont repris les renvois de Congolais à la frontière. Comme par le passé, ils se font dans les pires conditions. Que se passe-t- il exactement dans les zones frontalières du Bandundu, notamment à Tembo, Kasongo Lunda, Swana Mukanza, Kizamba et Kahemba? Nos lecteurs savent que Le Climat Tempéré a toujours confessé se consacrer à dire ce qui se passe, à décrire le fait brut, avec la plus grande honnêteté, selon les règles de l’art. Voilà pourquoi, en payant le prix, nous avons dépêché à Tombe un de nos reporters pour voir sur le terrain de quoi il retourne. Les témoignages qu’il rapporte sont bouleversants. Ils interpellent aussi bien les humanitaires que les autorités politico-administratives de la RD Congo en vue d’une action urgente. D’abord en faveur de ces expulsés qui rentrent dans des conditions effroyables, totalement démunis. Mais aussi en direction des autorités angolaises pour qu’il soit fait preuve de retenue et d’humanité dans le traitement de ces « pestiférés congolais ». Au nom des droits de l’homme et du droit international humanitaire.

J. Man Mas

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