vendredi 5 novembre 2010

Le roi Kabila veut une Constitution "Accordéon", pour une "présidence à vie", au Congo.

Lors de son discours à Accra (Ghana), en date du 20/01/2009, le Président Américain Barack Obama disait ce qui suit : "Alors ne vous y trompez pas : l’histoire est du côté de ces courageux Africains, et non dans le camp de ceux qui se servent de coups d’État ou qui modifient les constitutions pour rester au pouvoir. L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, mais de fortes institutions". Le Président du Honduras (Amérique Latine): Zelaya prévoyait organiser un référendum consultatif afin de convoquer une assemblée constituante, en vue de délibérer sur les possibilités d'amender la Constitution, afin de supprimer ainsi la clause interdisant à un président de se présenter aux élections pour un second terme. Et cela, évidemment, malgré l’interdiction constitutionnelle formelle de reformer cette clause. C’est justement ce que Joseph Kabila est entrain de faire, au Congo, alors qu’il avait toujours brandit l’étiquette de bon démocrate sorti par la voie des urnes de 2006.
Si Zelaya avait échoué dans sa tentative à rallonger la constitution comme son "accordéon" de chambre, c’est parce qu’il s'est heurté à l'opposition du Congrès, de la Cour suprême et de l'armée, laquelle a refusé d'organiser ce référendum injuste. Toutefois, il s’était avéré que, devant cet acte d'insubordination, le Président Zelaya avait forcé à la démission le général Romeo Vásquez, alors que l'armée sortait des casernes le 25 juin 2009. Comme finalité : le Président Zaleya avait été débarqué ! Laissez-moi vous dire, chers amis Congolais, que réellement, l’histoire sera du côté de ces courageux Honduriens qui ont refusé la compromission. Peuple et cadre du Congo, si nous agissons comme ces braves gens, nous ferons obstruction à tout ennemi de la démocratie.
Par ailleurs, comme Joseph Kabila, le président Mamadou Tandja du Niger voulait devenir un homme fort avec des faibles institutions. Mordu par le virus du goût du pouvoir, il réussit à organiser un référendum qui lui donna le droit, grâce à un pseudo "oui" au 4 août 2009, de procéder à l'instauration d'une nouvelle Constitution. Il pouvait désormais prolonger son deuxième mandat de trois ans, pour enfin se représenter autant de fois qu’il le souhaite. C’est cela la nouvelle version moderne de "présidence à vie" que Joseph Kabila ne cesse de rêver dans toutes ses nuits de sommeil. Au Niger, il y a eu cependant des oppositions aux projets égoïstes de Mamadou Tandja. Se croyant tout permis, et pour insulter la démocratie africaine, il s’en est allé jusqu’à la dissolution du Parlement de son pays, puis à celle de la Cour constitutionnelle qui s’opposaient à ses projets. Il a imaginé avec ruse, comment acquérir des "pouvoirs exceptionnels" pour gouverner par décrets. Alors qu’en réalité, l’article 36 de la Constitution de 1999 de son pays (le Niger) qui limitait le nombre de mandats présidentiels à deux quinquennats consécutifs, ne pouvait "faire l'objet d'aucune révision". Mais comme Kabila, il a voulu une Constitution du style "accordéon" élastique qu’il pourrait tirer à volonté, même dans son sommeil !
Mamadou Tandja avait 72 ans. Joseph Kabila n’en a que 38, car né le 4 juin 1971. Voilà combien ce dernier a une double chance de "doubler" sa magouille, s’il n’est pas stoppé. Ce que ces deux personnages ont de commun, ce que les deux ont pris goût au pouvoir, et ne rêvent donc jamais de partir. C’est pourquoi, après un bras de fer avec l'Assemblée nationale et la Cour constitutionnelle, Tandja avait dissout ces deux institutions, et a organisé un référendum pour faire approuver son maintien au pouvoir durant trois ans, et avec intention expresse, et biaisée, de se représenter aux élections organisées dans le cadre d'une sixième République ainsi instaurée. Manque de pot, l’homme du Niger qui se voulait fort plus que les institutions de son pays, finira par être renversé, un jeudi 18 février 2010, par un coup d'Etat. Pourquoi c’en est arrivé à ce point ? Parce que les gens en ont marre de souffrir, et d’hypothéquer l’avenir de leurs enfants, jusqu’à cents prochaines années, à cause d’une poignée de gens qui veulent s’accaparer de tout. Qui veulent promouvoir la défense des intérêts personnels et privés, au détriment de ceux de l’intérêt général et communautaire.
Kabila qui a soif de pouvoir, sans en avoir vraiment les compétences ad hoc, ne s’empêchera pas de forcer la main aux membres de la cour prédatrice qui lui font allégeance, de menacer ceux qui lèveront leur doigt, pour tenter de se maintenir au pouvoir, malgré la volonté du peuple Congolais. Et comme Kabila qui n’est pas un "magicien" sachant tout, est encore entrain de chercher "15 personnes" capables à l’aider à diriger la République Démocratique du Congo, on peut aisément comprendre qu’il n’a donc personne de compétent, à côté de lui, qui puisse lui dire la vérité.
C’est le cadet de souci de Léon Kengo wa Dondo, le Président du Sénat Congolais, et celui d’Evariste Boshab, le Président de l’Assemblée nationale. N’est-ce pas là un cas flagrant d’un aveugle qui conduit les aveugles? Et quelle sera alors la destination de ce pays aveuglé? Le ravin ! Et bien ça, on en veut plus. Nous sommes plus que matures pour encore jouer aux billes et téter le biberon! C’est pas étonnant, à en croire aux commentaires du journal Congo Indépendant(ACP), références © Congoindépendant 2003-2010, du 5 Avril 2010, d’entendre la piteuse déclaration populiste et politicienne de Monsieur Evariste Boshab, le secrétaire général du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), et président de l’Assemblée nationale, déclamant avec emphase, lors de la commémoration du 8 ième anniversaire de leur mouvement à la FIKIN, que la révision de la Constitution est un "impératif" du moment. Monsieur Evariste Boshab est certainement cher payé, plus qu’un professeur d’université. Mais il ne paie ni eau, ni électricité, ni nourriture, ni soins médicaux, ni loyer, ni carburant, ni véhicule. Il vit sur une autre planète richissime pleine d’opulence que le reste du commun des mortels Congolais. Il ignore avec répugnance la priorité du peuple Congolais.
Moi j’ai envie de dire à toute la classe politique de mon pays que l’impératif du moment, c’est l’instauration systématique de l’autorité de l’Etat, c’est l’arrêt des massacres gratuits, c’est l’arrêt des viols, c’est l’arrêt des pillages, c’est l’arrêt des trois guerres auxquelles notre pays est actuellement confronté, et dont deux ennemis étrangers sont : l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), et l’Armée des Résistants, dénommée ironiquement par le pouvoir en place, "d’insurgés d’Enyelé". La fragilité du système de défense et de sécurité en RD Congo qui vient dernièrement, une fois de plus, d’être mise à nu, devrait à mon avis, être la priorité du moment.
Pas la révision de la Constitution, Monsieur Boshab ! Pas la révision de la Constitution, Monsieur Kengo ! La priorité du moment, c’est donner du travail au peuple Congolais, lui donner la possibilité de se loger, de se soigner, lui donner l’eau potable, de l’électricité, les soins de santé dont il a besoin, et lui permettre d’envoyer ses enfants à l’école, et d’avoir une retraite digne de ce nom, et de lui permettre de mourir dans la dignité. Voilà mon contrat social avec le peule Congolais, tel que définit dans mon projet de société, au sein duquel nul politicien de mon pays, n’a pu apporter à ce jour, pareil diagnostic. Ministres, hommes politiques, sénateurs et députés Congolais, certains d’entre vous ont déjà commis l’irréparable au peuple Congolais, depuis le début de vos carrières politiques. Une deuxième chance vous a été donnée pour le représenter, dans vos fonctions électives et politiques. Les erreurs à répétitions ne seront plus jamais tolérées. Toutes formes de trahison de la nation congolaise, y compris une tentative de révision de la Constitution, comme c’est le cas actuellement, ne seront plus jamais des actes de procédure pénale qui souffriront de "prescription des délits" due au fait du temps. Comme le Général Pétin de France, avec son gouvernement de Vichy (gouvernement dit des "collabos") d’avec les Nazis, tout contrevenant aux dispositions constitutionnelles de la nation Congolaise, sera exposé au peuple, jugé et privé de ses droits civiques et politiques, jusqu’à hypothéquer, à tout jamais, son avenir politique, au Congo. Et cela, même après 50 ans. Une fois élu Président, je vais m’atteler à ce que cette loi soit proposée, votée et promulguée au parlement de la République Démocratique du Congo. Y en a marre avec la complaisance, la légèreté, la bassesse d’esprit et la "prostitution" idéologique pas chère, de la part des leaders. La récréation a touché à sa fin.
Peuple Congolais et chers compatriotes, j’en appelle à votre nationalisme qui doit être plus que de l’or. J’en appelle à votre courage et à votre sens de décision et de bravoure, en bannissant la peur. Pourquoi refuser de mourir pour ses convictions politiques comme Lumumba, dans la dignité ; et accepter de vivre dans la honte et l’humiliation, pour mourir avec la misère, la faim, la maladie et les cortèges de misères imposés par un tout petit groupe d’hommes sans cœur ni compassion ? Tu as peur parce que l’on te pointe une cartouche ; et tu aimes la vie. Mais la vie de misère dans laquelle tu te refugies a des moustiques, des amibes qui tuent. Et, cela, en silence et tous les jours, jusqu’ à accroitre le taux de mortalité du peuple. Il a fallu le sacrifice d’un nommé Jésus-Christ pour que le monde soit sauvé. Devant Goliath, David devait se décider à abattre le "malabar", ou à rester à tout jamais esclave des Philistins, lui et le peuple Juif tout entier. Puisqu’il l’a terrassé, son nom est inscrit dans toutes les annales de l’histoire. En 2006, Olusegun Obasanjo du Nigeria, avait tenté de modifier la Constitution, parce qu’il voulait pouvoir se présenter à un troisième mandat, mais il avait été bloqué par le Parlement. Pourquoi personne, ne peut faire de même au Congo ? Peut-être, parce qu’en République Démocratique du Congo, il n’y a que 14 personnes !
Le peuple Zambien, d’apparence calme et pacifique, avait fait son choix de ne pas hypothéquer sa destinée, lorsque le Président Frederick Chiluba qui était élu en 1991, puis réélu en 1996, avait décidé, en 2001, de tenter vainement à modifier les lois pour pouvoir briguer un troisième mandat. Cet homme a échoué. S’il a échoué, c’est parce qu’un peuple s’est levé comme un seul homme et a dit, non. En Zambie, il est vrai, les présidents sont limités à deux quinquennats. Pourquoi continuer à prostituer son honneur et la vie de ses enfants, jusqu’à ce point ? Evitons que nos enfants, après 100 ans, viennent un jour fouetter nos tombes, et profaner nos sépultures, parce que, pour un sous et dix centimes, nous avions baissé nos frocs à des malhonnêtes et affameurs de notre peuple ? Evitons d’être comme ces vieux chefs de villages Africains qui ont vendu leurs frères pour l’esclavage aux Amériques, et partout ailleurs dan le monde, au chemin sans retour, parce qu’ils étaient des idiots et assoiffés des miettes de savons, d’allumettes et de poudre de chasse ! POURQUOI KABILA REFUSE DE RECONNAITRE L’ETAT DE GUERRE EN RDC
Dans sa livraison du 5 Avril 2010, le journal online Congo Indépendant introduisait son reportage intitulé : "Equateur : Kabila sauvé par la Monuc", sous les mots ci-après : Kinshasa, mercredi 31mars. Le Premier ministre Adolphe Muzito préside la réunion du Conseil des ministres en l’absence de Joseph Kabila en visite en Corée du Sud. Le ministre de l’Intérieur et de la sécurité, Adolphe Lumanu Mulenda Bwana N’sefu, fait le point sur la situation dans son secteur. Les Congolais sont habitués à entendre le gouvernement clamer, à chacune de ses réunions, que «tout va bien» alors même que rien ne va surtout au plan social et sécuritaire. Une dépêche de l’Agence congolaise de presse datée, vendredi 2 avril, rapporte que le ministre Lumanu a indiqué qu’«une situation de calme général» régnait aux quatre coins du pays «à l’exception des cas d’insécurité enregistrés dans certains coins de l’Est du pays et du Nord de la province de l’Equateur où se poursuivent les opérations militaires en vue du rétablissement de la situation sécuritaire».
En lisant les positions du Premier ministre Adolphe Muzito, en écoutant des discours de Joseph Kabila, du Parlement Congolais, de ses ministres et de toute l’équipe gouvernementale du Congo, on comprend qu’il une complicité de la loi du silence. C’est pas idiot, leur salade. Le message caché derrière leur béton de silence, c’est qu’ils sont entrain de jouer leur dernière chance, dans ce bateau qui a coulé, il ya belle lurette, et dont ils s’accrochent à la coque non immergée. Mais ce calcul politicien au mutisme coupable, est le reflet de la cache de leur politique de misère, de l’échec et d’antivaleur, qui est en fait, anticonstitutionnelle. Voici ce que dit l’article 219 de la Constitution de la République Démocratique du Congo, je cite: "Aucune révision ne peut intervenir pendant l'état de guerre, l'état d'urgence ou l'état de siège ni pendant l'intérim à la Présidence de la République ni lorsque l'Assemblée nationale et le Sénat se trouvent empêchés de se réunir librement".
La République Démocratique du Congo est à ce jour, exposée à trois guerres, à savoir celle contre l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), celle contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), et sans oublier celle de l’Armée des Résistants, dénommée ironiquement par le pouvoir en place, "d’insurgés d’Enyelé". Réviser la Constitution dans ce contexte, était pour Kabila, comme une épine dans l’orteil. Mais son arbre de mensonge qui cachait la forêt de la ruse a fini par tomber. Et l’ironie du sort est que, la Monuc qu’il chassait, prétendant avoir sécurisé et pacifié toute l’étendue du territoire Congolais, a servi, une fois de plus, de chair à canon, pour le roi Kabila. Tout a été en fait calculé par Joseph Kabila, pour des visées électorales. Deuxième coup de poignard dans l’eau : la démarche de Joseph Kabila est en violation avec les dispositions légales et constitutionnelles reprises en son article 220, et qui disent ce qui suit : "La forme républicaine de l'Etat, le principe du suffrage universel, la forme représentative du Gouvernement, le nombre et la durée des mandats du Président de la République, l'indépendance du pouvoir judiciaire, le pluralisme politique et syndical, ne peuvent faire l'objet d'aucune révision constitutionnelle. Est formellement interdite toute révision constitutionnelle ayant pour objet ou pour effet de réduire les droits et libertés de la personne ou de réduire les prérogatives des provinces et des entités territoriales décentralisées".
En fait, en voulant faire la révision constitutionnelle, qui n’est ni nécessaire, ni opportune, Kabila veut réduire les droits et libertés de la personne morale Congolaise, en l’empêchant de jouir de son autodétermination, en tant que peule qui a droit à la vie, à la protection et la participation libre et à la jouissance des droits civiques et politiques dans son pays. Il veut pérenniser une dictature qui ne dit pas son nom, et où l’arbitraire et le fait du prince veulent devenir la norme et le mode de gouvernement, au Congo. En réalité, officialiser la ruse, peut un jour conduire à la rupture du "capital confiance" qu’un leader pourrait disposer sur le peuple qu’il dirige. Et, au Congo, on y est de plain pied.
Je conclu mon intervention en m’appuyant à nouveau sur le discours du Président Barack Obama, à Accra, au Ghana qui disait, je cite : "L’Amérique ne cherchera pas à imposer un système quelconque de gouvernement à aucune autre nation. La vérité essentielle de la démocratie est que chaque nation détermine elle-même son destin. Ce que fera l’Amérique, en revanche, ce sera d’accroître son aide aux personnes et aux institutions responsables, en mettant l’accent sur l’appui à la bonne gouvernance : aux parlements, qui maîtrisent les abus de pouvoir et s’assurent que les voix de l’opposition peuvent s’exprimer ; à la règle de droit, qui garantit l’égalité de tous devant la justice ; à la participation civile, afin que les jeunes soient actifs dans la vie politique ; et à des solutions concrètes à la corruption telles que l’expertise comptable, l’automatisation des services, le renforcement des lignes d’appel d’urgence, la protection de ceux qui dénoncent les abus afin de promouvoir la transparence, et la responsabilité".
Prof. Bent Francis Mboyo Ndombo,
PhD Candidate Leadership and Change,
Ed.D, MS, MPH, MBA
Président d’Union de Congolais pour le Changement
© Congo Vision

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