

Vital Kamerhe ne procédera plus à la sortie officielle de son parti UNC -Union pour la nation congolaise le 15 décembre prochain comme l’avait annoncé notre confrère «AFRICANWS», en début de semaine. Le programme initial a été bouleversé et i n’est plus question que d’une déclaration à faire devant la presse, rapportent des membres de l’entourage immédiat de l’ancien speaker de l’Assemblée nationale.
Cette déclaration est voulue comme un moment pour marquer définitivement la rupture avec Joseph Kabila et le PPRD. «C’est à cette occasion que Vital Kamerhe présentera officiellement sa démission du PPRD. Ce qui implique qu’il renonce automatiquement à son mandat de député national pour se porter à la tête de son parti. C’est donc le combat qui commence à partir de janvier prochain», affirment les mêmes sources. Kamerhe avait pensé garder encore son mandat de député, le temps de tenter d’influencer le débat sur la loi électorale inscrit à la session de septembre qui court vers sa fin. Vraisemblablement, la question ne sera pas débattue.
Quant à son UNC, Kamerhe l’a doté d’un siège, il y a quelques semaines, dans la commune de Kinshasa après avoir raté de conclure l’acquisition d’une parcelle sur boulevard Triomphal, non de l’avenue de l‘Enseignement assiégé par une dizaine de partis politiques. Depuis, les Kamerhistes ont intensifié leurs activités. Des fiches d’adhésion ont été distribuées à Kinshasa comme dans l’arrière-pays et l’engouement certain. Un engouement qui laisse voir qu’il existe un important courant «changementiste» dans l’opinion congolaise à la recherche d’un véritable leadership. Vu sous cet angle, Vital Kamerhe piochera plus sur le terrain du MLC et de l’UDPS, outre qu’il peut espérer des adhésions en masse chez les déçus du Kabilisme. Il travaillait déjà à élaborer son credo politique qu’il fonde sur le modèle de l’ancien président brésilien Lula. «Notre avons un programme très réaliste. Il consiste à travailler pour l’émergence d’une classe moyenne comme l’a fait Lula au Brésil. Créer une classe moyenne, c’est stimuler la consommation avec une amélioration de la vie des Congolais», a théorisé un lieutenant kamerhiste. Lula, c’est aussi un modèle personnel pour Kamerhe, Ce dernier s’est beaucoup flatté de voir que cet ouvrier devenu Chef de l’Etat a renoncé à la tentation d’un troisième mandat alors qu’il jouit d’une popularité sans égal au Brésil. Le parti de Kamerhe a été conforté, il y a quelques semaines, avec l’adhésion d’un poids lourd de la ville de Kisangani, Hubert Moliso, vice-gouverneur 1+4 de la Province Orientale. Du côté de l’entourage, ce sont les mêmes têtes. Justin Bitakwira, Claudel Lubaya, ancien gouverneur de la province du Kasaï Occidental et Bertrand Ewanga, ancien gouverneur de la province de l’Equateur sous Mzee Laurent-Désiré Kabila restent fidèles.
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