
Alassane Ouattara (G) et Laurent Gbagbo (D) ont tous deux prêté serment comme président de la Côte d'Ivoire.
Montage RFI / Pierre Moussart
Le président sortant Laurent Gbagbo, dont la réélection est vivement contestée par l'opposition, l'ONU et la communauté internationale, a prêté serment samedi 4 décembre 2010 à la tête de la Côte d'Ivoire. Un peu plus tard dans l'après-midi, Alassane Ouattara a peu après essayé de prêter serment par courrier comme président de la Côte d'Ivoire. La communauté internationale est très inquiète de la situation.
Laurent Gbagbo a ensuite entamé un long discours, en se présentant d'abord en garant de la légalité. « Il n'y pas d'Etat fort sans loi, sans procédures » , a-t-il martelé. « Il n'y a de République forte que assise sur les règles de la loi. (...) Toutes les crises que nous avons connues sont nées du non respect de la loi ».
Sur la crise au sein de la CEI, Laurent Gbagbo a assuré qu'elle « a été bloquée car, dit-il, nous avons transféré dans la Commission électorale les débats politiciens du dehors » . Avant d'ajouter : « La CEI ne proclame pas les résultats des élections, elle donne les résultats qu'elle a acquis au plan provisoire. (...) Dans une république, c'est seulement une juridiction qui peut conférer aux résultats l'autorité de la chose jugée ».
« Le jour où un pays perd sa souveraineté, il perd tout et devient un vassal »
Il a enfin laissé entendre que son adversaire a élaboré une stratégie avec des complicités extérieures, qu’il a résumé par cette phrase : « Débrouille-toi , fais tout pour être élu et ensuite on te reconnais ».
Ouattara a essayé de prêter serment
Dans ce courrier dont nous avons pu avoir connaissance, Alassane Ouattara explique que les circonstances exceptionnelles que vit la Côte d'Ivoire, ne lui permettent pas de prêter serment en personne devant le Conseil constitutionnel. Il demande donc au Conseil de prendre acte de ce serment et d'en tirer toutes les conséquences de droit.
Par ailleurs, Alassane Ouattara, dans une lettre manuscrite, jure solennellement et sur l'honneur de respecter et de défendre la Constitution.
Par ailleurs, le Premier ministre Guillaume Soro a par ailleurs remis sa démission à Alassane Ouattara, qui l'a reconduit dans ses fonctions.





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