jeudi 2 décembre 2010

RDC: L'Agence française de développement à la rescousse de l'INPP

Par DIOSSO OLIVIER
Au-delà du financement des capacités de production, des infrastructures, la formation professionnelle est un élément déterminant à la création des richesses. Le directeur Afrique de l'Agence française de développement, Jean-Marc Gravellin, l'a souligné à l'issue de la visite qu'il a effectuée, le mardi 30 novembre 2010, dans les ateliers et salles de classe de la direction provinciale de l'Institut national de préparation professionnelle (INPP)/Kinshasa.
Il s'est dit impressionné par l'activité qu'entreprend cet établissement public et par les nombreuses filières de formation proposées. Mais il s'est également rendu compte de défis considérables que l'INPP est appelé à relever. Aussi, comprend-t-il les enjeux qui ont amené cette institution publique congolaise à solliciter un audit externe de la part de l'AFD. Les résultats de cette opération, qui a démarré depuis 3 mois, seront examinés par les deux parties, a indiqué le directeur Afrique de l'AFD, avant d'annoncer la concrétisation du partenariat en 2011.
En tant que bailleur de fonds, l'Agence française de développement, a-t-il poursuivi, va apporter un don en appui pour des actions qui concourent à créer, notamment, un environnement favorable à la croissance. Jean-Marc Gravellin n'a pas manqué de relever le fait que plusieurs secteurs de la vie nationale ont besoin d'importantes réformes pour voir les investisseurs affluer en RDC. Ce qui, a-t-il fait remarquer, nécessitera le besoin en main d'œuvre qualifiée. Aussi le recours à l'INPP s'avère-t-il nécessaire. C'est ainsi que l'AFD s'engage à accompagner l'INPP dans son développement, a-t-il fait savoir ?
SOUTIEN DES PARTENAIRES
Auparavant, l'Administrateur-directeur général (A-DG) de l'INPP, Maurice Tshikuya, a fait le survol du parcours de cet établissement public, de sa création en 1964 à nos jours. Il fait voir à son hôte que les besoins de cette unité de production des services sont énormes. Actuellement, la demande en formation est forte, a-t-il signalé. Ce, avant de déplorer le fait que cette pression a entraîné d'autres problèmes, entre autres, la nécessité d'augmenter le nombre des formateurs et la capacité d'accueil ainsi que le modelage du contenu des enseignements en fonction des besoins réels des entreprises et du marché.
Il a aussi fait observer qu'il faut, par exemple, un budget conséquent pour la formation des formateurs. Ce que le gouvernement et l'INPP ne sont pas en mesure de faire pour le moment. D'où le recours au soutien des partenaires.
Mais si la direction provinciale de Kinshasa s'en tire tant bien que mal, la situation est plus difficile à l'intérieur du pays, a expliqué le numéro un de l'INPP. Qui a ajouté qu'en développant les activités de l'INPP en provinces, cet établissement public contribue à freiner l'exode rural.
En outre, il a fait valoir que le système d'enseignement national est très faible car il est orienté vers la bureaucratie. Les ingénieurs, techniciens et autres gens de métier sont comptés sur les bouts de doigts. C'est pourquoi, la formation pour une qualification professionnelle est indispensable.
UN PROJET PILOTE DU BIT A L'INPP/KATANGA
Par ailleurs, le Bureau international du travail (BIT), partenaire de l'INPP, compte promouvoir un programme pilote sur les activités de cette institution congolaise.
Ce programme sera étendu à toutes les branches provinciales de l'INPP. Le chargé de la formation professionnelle et de l'employabilité des jeunes de cette institution internationale, Frédéric, l'a annoncé au sortir de l'entretien qu'il a eu avec l'A-DG Maurice Tshikuya.
Il a laissé entendre qu'ils ont examiné ce qu'il faut faire pour donner plus d'efficacité à la formation professionnelle afin de donner aux jeunes, notamment, une possibilité d'emplois. Il s'est agi également de la pertinence de l'offre de la formation et des besoins du marché.

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