mercredi 9 février 2011

Crise ivoirienne : le président de la Cédéao critique le rôle de l’Afrique du Sud

Le président de la Commission de la Communauté  économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), James Victor Gbeho.
Le président de la Commission de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), James Victor Gbeho.
AFP/Matt CAMPBELL
Par RFI
Le président de la Cédéao, le Ghanéen James Victor Gbeho, n’a pas mâché ses mots, à l’issue de la restitution du rapport de l’Union européenne sur le scrutin ivoirien. Au cours d’une conférence de presse, tenue le 8 février à Abuja, la capitale fédérale, siège de la Cédéao, il a sévèrement critiqué les tentatives de compromis de certains pays avec le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo notamment l’Afrique du Sud. Il a indiqué qu’en cas d’échec de la mission de l’UA, la Cédéao n'hésiterait pas à prendre des mesures nécessaires pour que le pouvoir revienne au président élu Alassane Ouattara.
Notre dossier spécial : Crise en Côte d'Ivoire
Le président de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest  a affirmé que la solidarité initiale de la communauté internationale face à la Côte d'Ivoire s'érodait rapidement. « Certains d’entre nous sommes préoccupés par le fait qu’au nom d’intérêts particuliers quelques pays sont entrain de briser la tradition de subsidiarité qui prévaut au sein de la Cédéao et de l’Union africaine, a-t-il déclaré. Jusque là, la tradition voulait que si un problème survenait dans un endroit particulier du continent, c’était la région qui prenait des mesures et tout le monde appuyait. Mais au moment où nous parlons, un navire militaire sud-africain est stationné au large de la Côte d’Ivoire. Je suis surpris qu’un pays aussi éminent que l’Afrique du Sud décide d’envoyer une frégate à un tel moment. Une telle action ne peut que compliquer un peu plus la situation».
Le dialogue doit respecter le souhait du peuple ivoirien
James Victor Gbeho, a déclaré que la présence du navire de guerre sud-africain ne pouvait que compliquer davantage la situation en Côte d'ivoire :
«Apparemment, au nom d’intérêts géopolitiques, certains pays sont prompts à montrer que nous avons échoué. Ils estiment que Laurent Gbagbo serait le vainqueur, et que donc ils doivent négocier. La Cédéao n’a jamais eu peur du dialogue mais nous avons été très clairs sur le fait que tout dialogue doit respecter les souhaits du peuple ivoirien sous-entendu, quelque soit la combinaison qui sortira».
Il ajouta avec fermeté qu' « Ouattara doit demeurer le chef de l’Etat de la Côte d’Ivoire. Il y a des pays de la Cédéao qui ont exprimé une certaine réserve sur l’usage de la force, mais aucun sur le fait qu’Ouattara avait gagné l’élection. Donc on va voir ce qui va sortir de l’initiative de l’Union africaine. Si cela résout la crise en Côte d’Ivoire, c’est tant mieux pour tout le monde. Si cela échoue, la Cédéao n’aura aucune crainte à prendre des mesures ».

Henri de Raincourt, ministre français chargé de la coopération
Ne comptez pas sur la France pour décider à la place des Ivoiriens et/ou à la place des Africains.
 

09/02/2011 par Charlotte Idrac

Chantal Brunel, députée UMP
C'est une très mauvaise idée qui me choque beaucoup. Et j'ai du mal à comprendre comment des collègues ont pu accepter cette invitation.
La visite avortée d'une délegation de l'UMP auprès de Laurent Gbagbo en Côte d'Ivoire le week-end dernier soulève la consternation à l'Assemblée nationale, dans l'opposition mais également dans les rangs de la majorité.
 

09/02/2011 par Véronique Rigolet

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