Tharcisse Loseke Nembalemba.
L’amnésie est une des caractéristiques importantes dans le comportement de la classe politique rdcongolaise particulièrement l’opposition politique. C’est ainsi que cette dernière est toujours contrainte de subir les événements au lieu de les précéder en adoptant des stratégies alternatives appropriées.
L’exemple le plus typique est la révision constitutionnelle que nous venons de connaître en RDC. En effet, c’est depuis 2009 que nous n’avons cessé de révéler, sur le base de certaines notes diplomatiques, les stratégies électorales de Joseph Kabila et sa famille politique. Pour ceux qui peuvent relire nos interventions dans la presse depuis plus d’un an, ils constateront que l’agenda (caché) électoral de Joseph Kabila était déjà connu de tous, notamment : l’élection présidentielle à un tour, l’organisation du scrutin présidentiel seul en automne 2011 avec les moyens extrabudgétaires venant du candidat Kabila lui-même, la manipulation du fichier électoral, l’infiltration de la vraie opposition politique par des faux opposants, la déstabilisation de l’UDPS et son leader et, bien évidemment, la corruption massive, à venir, dans des régions congolaises hostiles à la candidature du rais.
Lorsqu’on évoque ces problèmes, beaucoup d’acteurs politiques congolais de l’opposition surtout parlent de l’intoxication ou de la désinformation alors que ce sont des faits qui exigent une lucidité politique pour adopter des attitudes conséquences. Une simple déclaration à posteriori, alors que les carottes sont cuites comme dans le cas de la révision constitutionnelle ne fait bien sérieux surtout que l’on ne peut rien y changer et que la Communauté Internationale se moque éperdument des déclarations non suivies d’effet sur le terrain.
L’évaluation des rapports de force sur le terrain nous a conduit logiquement à évoquer depuis décembre 2009 l’hypothèse d’un candidat unique de l’opposition en cas scrutin présidentiel à un tour, étant donné que l’unique tour deviendrait l’équivalent du second tour dans un scrutin à deux. Il est vrai que beaucoup de responsables politiques de l’opposition, surtout parlementaire, n’avaient pas compris la quintessence de la démarche conjointe de l’UDPS et l’ECiDé à l’époque car tout le monde parlait de la spéculation, mais l’avenir nous a donné raison en ce qui concerne la révision constitutionnelle et ce sera le cas pour d’autres stratégies de l’agenda électoral de Kabila. Ce que beaucoup d’entre nous ignorent est que Joseph Kabila et sa famille politique peuvent se permettre beaucoup de choses sans violer un texte de loi. C’est pour eux le passage en force sans résistance car disposant de la majorité parlementaire, du Trésor public et des forces de sécurité pour intimider les opposants politiques.
Le concept «bipolarisation Kabila/Tshisekedi» découle d’une logique implacable après analyse objective les paramètres en notre possession. En effet, l’objectif principal est de battre Joseph Kabila malgré les moyens de l’Etat dont il dispose. L’unique solution sera de lui opposé un candidat qui réunit les critères permettant à l’opposition d’atteindre cet objectif. Ce candidat n’est autre que Monsieur Etienne Tshisekedi wa Mulumba. Pour les forces de changement et, surtout, toutes les dynamiques qui soutiennent Tshisekedi actuellement, à l’élection présidentielle, il y aura d’un côté, Joseph Kabila et tous ceux qui le soutiendront et l’autre côté, Etienne Tshisekedi et les forces de changement qui le soutiennent. Cette position n’a rien d’antidémocratique dans la mesure où ceux qui veulent poser leurs candidatures à la Présidence de la République sont libres de le faire et de se maintenir mais le moment nous les considéreront d’office comme des adversaires politiques pro-kabilistes qu’il faudra traiter comme tels. Le principe d’un scrutin présidentiel à un tour exclu toute négociation sur un quelconque programme dans le cas de la RDC étant donné que l’objectif principal consistera à battre Joseph Kabila. Les dividendes politiques éventuels ne seront fonction que l’implication dans la campagne électorale, les différents types de contributions matérielles et financières ainsi que le poids politique fondé sur le nombre des élus. Il est totalement indécent de chercher à se positionner dès lors que l’on n’a pas encore gagné. Ce qu’il faut fondamentalement savoir est que lorsqu’on poursuit véritablement le même objectif comme le nôtre qui est de chasser Joseph Kabila démocratiquement du pouvoir, il n’y aura pas de grosses difficultés à se mettre d’accord sur un programme commun de Gouvernement. Il ne faut pas mettre la charrue avant le bœuf, dit-on !
L’évocation de critères pour des éventuels primaires de l’opposition par certains acteurs politiques est tout simplement malsain et sans objet. Surtout que ces critères, aux contours flous, pourraient être commandités d’ailleurs. Imaginons une hypothèse, du reste absurde, d’un néo-opposant qui, sur base ces fameux critères, se positionnerait en meilleur position par rapport à Tshisekedi pour affronter Kabila ; qu’allons nous dire au peuple congolais ? Ces critères sont tout simplement de la distraction destinée aux naïfs et aux analphabètes politiques.
Le moment est venu de se mobiliser comme un seul homme autour de Monsieur Etienne Tshisekedi chacun selon ses moyens. Evitons la distraction, la politique-spectacle et mettons nous à l’œuvre pour un changement profond de notre société congolaise. Monsieur Tshisekedi sera surtout le candidat du peuple congolais plutôt que celui de l’UDPS. Il a plus besoin de ressources humaines et matérielles pour remporter ces élections en vue de baliser notre chemin vers la démocratie devenue une illusion avec le règne de Joseph Kabila.
Tharcisse Loseke Nembalemba
Membre Cofondateur de l’ECiDé
Chargé des Relations Extérieures
L’exemple le plus typique est la révision constitutionnelle que nous venons de connaître en RDC. En effet, c’est depuis 2009 que nous n’avons cessé de révéler, sur le base de certaines notes diplomatiques, les stratégies électorales de Joseph Kabila et sa famille politique. Pour ceux qui peuvent relire nos interventions dans la presse depuis plus d’un an, ils constateront que l’agenda (caché) électoral de Joseph Kabila était déjà connu de tous, notamment : l’élection présidentielle à un tour, l’organisation du scrutin présidentiel seul en automne 2011 avec les moyens extrabudgétaires venant du candidat Kabila lui-même, la manipulation du fichier électoral, l’infiltration de la vraie opposition politique par des faux opposants, la déstabilisation de l’UDPS et son leader et, bien évidemment, la corruption massive, à venir, dans des régions congolaises hostiles à la candidature du rais.
Lorsqu’on évoque ces problèmes, beaucoup d’acteurs politiques congolais de l’opposition surtout parlent de l’intoxication ou de la désinformation alors que ce sont des faits qui exigent une lucidité politique pour adopter des attitudes conséquences. Une simple déclaration à posteriori, alors que les carottes sont cuites comme dans le cas de la révision constitutionnelle ne fait bien sérieux surtout que l’on ne peut rien y changer et que la Communauté Internationale se moque éperdument des déclarations non suivies d’effet sur le terrain.
L’évaluation des rapports de force sur le terrain nous a conduit logiquement à évoquer depuis décembre 2009 l’hypothèse d’un candidat unique de l’opposition en cas scrutin présidentiel à un tour, étant donné que l’unique tour deviendrait l’équivalent du second tour dans un scrutin à deux. Il est vrai que beaucoup de responsables politiques de l’opposition, surtout parlementaire, n’avaient pas compris la quintessence de la démarche conjointe de l’UDPS et l’ECiDé à l’époque car tout le monde parlait de la spéculation, mais l’avenir nous a donné raison en ce qui concerne la révision constitutionnelle et ce sera le cas pour d’autres stratégies de l’agenda électoral de Kabila. Ce que beaucoup d’entre nous ignorent est que Joseph Kabila et sa famille politique peuvent se permettre beaucoup de choses sans violer un texte de loi. C’est pour eux le passage en force sans résistance car disposant de la majorité parlementaire, du Trésor public et des forces de sécurité pour intimider les opposants politiques.
Le concept «bipolarisation Kabila/Tshisekedi» découle d’une logique implacable après analyse objective les paramètres en notre possession. En effet, l’objectif principal est de battre Joseph Kabila malgré les moyens de l’Etat dont il dispose. L’unique solution sera de lui opposé un candidat qui réunit les critères permettant à l’opposition d’atteindre cet objectif. Ce candidat n’est autre que Monsieur Etienne Tshisekedi wa Mulumba. Pour les forces de changement et, surtout, toutes les dynamiques qui soutiennent Tshisekedi actuellement, à l’élection présidentielle, il y aura d’un côté, Joseph Kabila et tous ceux qui le soutiendront et l’autre côté, Etienne Tshisekedi et les forces de changement qui le soutiennent. Cette position n’a rien d’antidémocratique dans la mesure où ceux qui veulent poser leurs candidatures à la Présidence de la République sont libres de le faire et de se maintenir mais le moment nous les considéreront d’office comme des adversaires politiques pro-kabilistes qu’il faudra traiter comme tels. Le principe d’un scrutin présidentiel à un tour exclu toute négociation sur un quelconque programme dans le cas de la RDC étant donné que l’objectif principal consistera à battre Joseph Kabila. Les dividendes politiques éventuels ne seront fonction que l’implication dans la campagne électorale, les différents types de contributions matérielles et financières ainsi que le poids politique fondé sur le nombre des élus. Il est totalement indécent de chercher à se positionner dès lors que l’on n’a pas encore gagné. Ce qu’il faut fondamentalement savoir est que lorsqu’on poursuit véritablement le même objectif comme le nôtre qui est de chasser Joseph Kabila démocratiquement du pouvoir, il n’y aura pas de grosses difficultés à se mettre d’accord sur un programme commun de Gouvernement. Il ne faut pas mettre la charrue avant le bœuf, dit-on !
L’évocation de critères pour des éventuels primaires de l’opposition par certains acteurs politiques est tout simplement malsain et sans objet. Surtout que ces critères, aux contours flous, pourraient être commandités d’ailleurs. Imaginons une hypothèse, du reste absurde, d’un néo-opposant qui, sur base ces fameux critères, se positionnerait en meilleur position par rapport à Tshisekedi pour affronter Kabila ; qu’allons nous dire au peuple congolais ? Ces critères sont tout simplement de la distraction destinée aux naïfs et aux analphabètes politiques.
Le moment est venu de se mobiliser comme un seul homme autour de Monsieur Etienne Tshisekedi chacun selon ses moyens. Evitons la distraction, la politique-spectacle et mettons nous à l’œuvre pour un changement profond de notre société congolaise. Monsieur Tshisekedi sera surtout le candidat du peuple congolais plutôt que celui de l’UDPS. Il a plus besoin de ressources humaines et matérielles pour remporter ces élections en vue de baliser notre chemin vers la démocratie devenue une illusion avec le règne de Joseph Kabila.
Tharcisse Loseke Nembalemba
Membre Cofondateur de l’ECiDé
Chargé des Relations Extérieures
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