

La liste des mouvements armés illégaux opérant dans l'est de la RDC vient de s'allonger avec l'arrivée d'un nouveau membre baptisé Maï Maï FDN. Ce groupe rebelle se réclamant de l'obédience Maï Maï, avec comme bastion, la province du Nord Kivu.
Cette nouvelle constitue un pied de nez pour le gouvernement, car s'inscrivant en faux contre les efforts déployés pour mettre définitivement fin aux activités des groupes armés illégaux dans cette partie du pays.
Très actifs, des éléments Maï Maï FDN s'en prennent et à la population civile, et aux éléments de la Police nationale congolaise (PNC). Ils se sont illustrés au cours du mois dernier en enlevant six femmes dans le village de Ntoto, situé à plus ou moins cinquante kilomètres du territoire de Walikale, au Nord Kivu, a rapporté la Mission de l'organisation des Nations Unies pour la stabilisation du Congo (Monusco) dans son point de presse hebdomadaire d'hier mercredi 2 février courant.
Heureusement pour ces six otages, elles ont retrouvé leur liberté le 27 janvier dernier, grâce à l'intervention des Forces de la Monusco basées à Ntoto.
Les femmes enlevées par ce nouveau groupe armé illégal ont eu beaucoup de chance. Elles ont avoué n'avoir pas fait l'objet des exactions sexuelles de la part de leurs bourreaux.
Décrivant comment cette opération s'est déroulée, le porte-parole militaire de la mission onusienne Mamadou Gaye explique, " le poste opérationnel de la force de la Monusco de Ntoto a déployé une force d'intervention rapide pour délivrer sept femmes prises en otages par des éléments Maï Maï FDN au village Ntoto. La diligence de l'intervention ainsi que la posture dissuasive affichée ont permis d'obtenir leur libération ".
Deux jours tard, soit le 29 janvier dernier, deux équipes d'intervention des Forces de la Monusco informées par le centre d'alerte précoce, ont bouclé le village de Ntoto, avant de libérer six éléments de la Police nationale congolaise (PNC), dont le chef de la police locale, également pris en otages par des Maï Maï FDN. Une situation inconfortable pour la PNC malmenée par ces rebelles.
Le bon sens voudrait que nous assistons plutôt à la tendance de diminution sensible ou d'anéantissement total des groupes armés illégaux, en se fiant surtout aux discours des autorités militaires et politiques. Mais sur le terrain, c'est le contraire.
Pour s'en convaincre, il suffit d'observer comment de nouvelles bandes armées ont vu le jour ces dernières années. Dans le lot seulement de groupes évoluant sous l'étiquette Maï Maï, nous pouvons entre autres cités : Les Maï Maï Kifwafwa, les Maï Maï Tcheka, les Maï Maï Yakutumba, les Patriotes résistants congolais Maï Maï (PARECO), Patriotes résistants maï maï (PRM)…
Malheureusement, la plupart de ces mouvements armés qui se proclament Maï Maï, c'est-à-dire groupe des personnes animées essentiellement par l'idéal de sauvegarde des intérêts du pays et de l'intégrité du territoire national, agissent autrement dans les faits jusqu'à se comporter comme des bourreaux de la population.
Le lieutenant colonel Kibibi Mutware et consorts transférés à Bukavu
S'il est vrai que la naissance de ces bandes armées, plutôt d'autodéfense, est la conséquence directe de l'absence de l'autorité de l'Etat dans certains endroits du pays et l'impuissance de l'Etat à sécuriser la population devant la menace des autres groupes armés, il est aussi évident que les motivations de ces compatriotes ne sont pas toujours désintéressées. Pour ne pas dire, elles sont floues et cachent d'autres vraies motivations, qui sont celles de l'enrichissement par l'exploitation de ressources naturelles du pays.
Il faut ajouter que les intentions de ces groupes armés illégaux ne sont pas toujours bienveillantes vis-à-vis de la population. Comme en témoignent des actions subversives des Maï Maï FDN menées contre la population.
Par ailleurs, la Mission onusienne en RDC a apporté le 31 janvier dernier, son assistance au transfert d'Uvira à Bukavu, de 11 militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) parmi lesquels, le lieutenant colonel Kibibi Mutware.
En fait, ils sont formellement inculpés par l'auditorat militaire supérieur du Sud Kivu pour crime contre l'humanité, viol, torture et pillage. Les militaires incriminés ont été dans un premier temps incarcérés à la prison centrale de Bukavu, avant leur jugement.
Ils sont condamnés à la suite de l'information judiciaire ouverte pour les violations des droits de l'homme et du droit international humanitaire perpétrées par des militaires du 43ème secteur des FARDC à Fizi centre entre la période allant du 1er au 2 janvier dernier, dans la province du Sud Kivu.
Justement à cause des violations des droits de l'homme qui ont eu lieu au début de l'année, les Forces de la Monusco ont renforcé leur présence dans la région au sud de Fizi. " Ainsi, en plus du déploiement des éléments des forces spéciales égyptiennes à Fizi, la brigade du Sud Kivu a intensifié ses patrouilles à partir des bases opérationnelles ", a noté le lieutenant colonel Mamadou Gaye.
Enfin, en ce qui concerne les allégations de viols qu'auraient commis des éléments des Forces démocratiques de la libération du Rwanda (FDLR) dans les environs du territoire de Fizi entre le 19 et 29 janvier dernier, des investigations se poursuivent, a rassuré la mission onusienne. Plusieurs sources ont effectivement fait état des cas de viols à Kisakwa, Kitumba, Nakatete, Bwala, des localités très difficilement accessibles, situées dans des zones boisées et montagneuses dans un rayon d'une trentaine de kilomètres au sud et à l'ouest de Fizi.
" La brigade du Sud Kivu a déployé une force de réaction rapide à Bwala et a conduit des reconnaissances aériennes de la zone affectée, a fait savoir le porte-parole militaire de la Monusco, avant d'ajouter, " tous les moyens sont en train d'être mis en œuvre pour renforcer la protection des populations vulnérables ".
Dovin Ntelolo Diasonga
Cette nouvelle constitue un pied de nez pour le gouvernement, car s'inscrivant en faux contre les efforts déployés pour mettre définitivement fin aux activités des groupes armés illégaux dans cette partie du pays.
Très actifs, des éléments Maï Maï FDN s'en prennent et à la population civile, et aux éléments de la Police nationale congolaise (PNC). Ils se sont illustrés au cours du mois dernier en enlevant six femmes dans le village de Ntoto, situé à plus ou moins cinquante kilomètres du territoire de Walikale, au Nord Kivu, a rapporté la Mission de l'organisation des Nations Unies pour la stabilisation du Congo (Monusco) dans son point de presse hebdomadaire d'hier mercredi 2 février courant.
Heureusement pour ces six otages, elles ont retrouvé leur liberté le 27 janvier dernier, grâce à l'intervention des Forces de la Monusco basées à Ntoto.
Les femmes enlevées par ce nouveau groupe armé illégal ont eu beaucoup de chance. Elles ont avoué n'avoir pas fait l'objet des exactions sexuelles de la part de leurs bourreaux.
Décrivant comment cette opération s'est déroulée, le porte-parole militaire de la mission onusienne Mamadou Gaye explique, " le poste opérationnel de la force de la Monusco de Ntoto a déployé une force d'intervention rapide pour délivrer sept femmes prises en otages par des éléments Maï Maï FDN au village Ntoto. La diligence de l'intervention ainsi que la posture dissuasive affichée ont permis d'obtenir leur libération ".
Deux jours tard, soit le 29 janvier dernier, deux équipes d'intervention des Forces de la Monusco informées par le centre d'alerte précoce, ont bouclé le village de Ntoto, avant de libérer six éléments de la Police nationale congolaise (PNC), dont le chef de la police locale, également pris en otages par des Maï Maï FDN. Une situation inconfortable pour la PNC malmenée par ces rebelles.
Le bon sens voudrait que nous assistons plutôt à la tendance de diminution sensible ou d'anéantissement total des groupes armés illégaux, en se fiant surtout aux discours des autorités militaires et politiques. Mais sur le terrain, c'est le contraire.
Pour s'en convaincre, il suffit d'observer comment de nouvelles bandes armées ont vu le jour ces dernières années. Dans le lot seulement de groupes évoluant sous l'étiquette Maï Maï, nous pouvons entre autres cités : Les Maï Maï Kifwafwa, les Maï Maï Tcheka, les Maï Maï Yakutumba, les Patriotes résistants congolais Maï Maï (PARECO), Patriotes résistants maï maï (PRM)…
Malheureusement, la plupart de ces mouvements armés qui se proclament Maï Maï, c'est-à-dire groupe des personnes animées essentiellement par l'idéal de sauvegarde des intérêts du pays et de l'intégrité du territoire national, agissent autrement dans les faits jusqu'à se comporter comme des bourreaux de la population.
Le lieutenant colonel Kibibi Mutware et consorts transférés à Bukavu
S'il est vrai que la naissance de ces bandes armées, plutôt d'autodéfense, est la conséquence directe de l'absence de l'autorité de l'Etat dans certains endroits du pays et l'impuissance de l'Etat à sécuriser la population devant la menace des autres groupes armés, il est aussi évident que les motivations de ces compatriotes ne sont pas toujours désintéressées. Pour ne pas dire, elles sont floues et cachent d'autres vraies motivations, qui sont celles de l'enrichissement par l'exploitation de ressources naturelles du pays.
Il faut ajouter que les intentions de ces groupes armés illégaux ne sont pas toujours bienveillantes vis-à-vis de la population. Comme en témoignent des actions subversives des Maï Maï FDN menées contre la population.
Par ailleurs, la Mission onusienne en RDC a apporté le 31 janvier dernier, son assistance au transfert d'Uvira à Bukavu, de 11 militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) parmi lesquels, le lieutenant colonel Kibibi Mutware.
En fait, ils sont formellement inculpés par l'auditorat militaire supérieur du Sud Kivu pour crime contre l'humanité, viol, torture et pillage. Les militaires incriminés ont été dans un premier temps incarcérés à la prison centrale de Bukavu, avant leur jugement.
Ils sont condamnés à la suite de l'information judiciaire ouverte pour les violations des droits de l'homme et du droit international humanitaire perpétrées par des militaires du 43ème secteur des FARDC à Fizi centre entre la période allant du 1er au 2 janvier dernier, dans la province du Sud Kivu.
Justement à cause des violations des droits de l'homme qui ont eu lieu au début de l'année, les Forces de la Monusco ont renforcé leur présence dans la région au sud de Fizi. " Ainsi, en plus du déploiement des éléments des forces spéciales égyptiennes à Fizi, la brigade du Sud Kivu a intensifié ses patrouilles à partir des bases opérationnelles ", a noté le lieutenant colonel Mamadou Gaye.
Enfin, en ce qui concerne les allégations de viols qu'auraient commis des éléments des Forces démocratiques de la libération du Rwanda (FDLR) dans les environs du territoire de Fizi entre le 19 et 29 janvier dernier, des investigations se poursuivent, a rassuré la mission onusienne. Plusieurs sources ont effectivement fait état des cas de viols à Kisakwa, Kitumba, Nakatete, Bwala, des localités très difficilement accessibles, situées dans des zones boisées et montagneuses dans un rayon d'une trentaine de kilomètres au sud et à l'ouest de Fizi.
" La brigade du Sud Kivu a déployé une force de réaction rapide à Bwala et a conduit des reconnaissances aériennes de la zone affectée, a fait savoir le porte-parole militaire de la Monusco, avant d'ajouter, " tous les moyens sont en train d'être mis en œuvre pour renforcer la protection des populations vulnérables ".
Dovin Ntelolo Diasonga
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire