Si des soldats étaient déployés sur la place Tahrir, aucun policier en uniforme n'était visible. Des gaz lacrymogènes d'origine non identifiée ont été tirés contre les manifestants anti-Moubarak. Bien que l'armée ne soit pas directement intervenue dans les affrontements de la place Tahrir, des coups de semonce ont été entendus. Les chars sont restés positionnés aux différents points d'accès de la place.
Eléments pro-Moubarak à dos de dromadaire
Les partisans du chef de l'Etat ont notamment jeté des blocs de pierre sur les manifestants depuis les toits des immeubles surplombant la place Tahrir. Les violences se sont aussi déplacées aux abords du musée égyptien du Caire, abritant d'inestimables trésors de l'Antiquité pharaonique. Les soldats ont formé une chaîne pour protéger le bâtiment qui a été visé par plusieurs cocktails Molotov dont certains ont atterri dans la cour du musée.
En début de soirée, la bataille s'est arrêtée, faute de combattants. Une large partie des contestaires ayant quitté la place Tahrir pour échapper aux agressions des pro-Moubarak.
Nouvelle manifestation massive vendredi
L'armée égyptienne avait appelé en fin de matinée les manifestants à rentrer chez eux. « Vos revendications ont été entendues », a déclaré un porte-parole à la télévision publique, appelant les manifestants à rentrer chez eux pour que « la sécurité et la stabilité » soient rétablies.
Le mouvement de contestation a appelé à une nouvelle manifestation massive
vendredi, baptisée « vendredi du départ », dans laquelle elle entend réunir comme
mardi plus d'un million de personnes. L'accès à internet en Egypte a été partiellement rétabli en milieu de journée, après plus de cinq jours de coupure.
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a jugé « inacceptables les attaques contre des manifestants pacifiques » et appelé à une « transition dans l'ordre et le calme ». La Maison Blanche a appelé « à la retenue », annonçant « déplorer et condamner » la violence contre les manifestants en Egypte. De son côté, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a mis en garde contre le risque que le soulèvement populaire en Egypte ne débouche sur une période « d'instabilité et d'incertitude pendant de nombreuses années » dans la région. Selon un bilan non confirmé de l'ONU, les heurts de la première semaine de contestation ont fait au moins 300 morts, et des milliers de blessés. |

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