samedi 25 juin 2011

Togo : Les étudiants vont rejoindre les opposants dans les rues

Manifestation de l’opposition togolaise à Lomé (archive Reuters)


« Nous appelons les étudiants à rester mobilisés pour des actions dans les prochains jours. Vu que les forces de sécurité occupent continuellement le campus de Lomé et nous empêchent de tenir des Ag (Assemblées générales), nous allons le leur laisser et nous retrouver, dans les prochains jours, dans les rues, pour crier nos exaspérations ». Propos du numéro un du Meet, Adou Seïbou, tenus ce jeudi sur les ondes de « Radio Kanal Fm » (une station privée émettant depuis Lomé).
« Nous en appelons aux parents d’étudiants, partis politiques, syndicalistes, etc. pour nous aider à revendiquer nos droits », a lancé Adou Seïbou, en voulant ratisser large. « C’est inconcevable qu’on puisse se taire devant les maux qui minent les activités académiques sur le campus de Lomé. Cela ne se passe dans aucun pays au monde ; trop, c’est trop. C’est notre avenir qui est en jeu », a fulminé le patron du Meet, tout en citant certaines réalités ubuesques auxquelles font face quotidiennement les locataires de l’Ul.
Avec ou sans Seïdou, les étudiants vont protester bruyamment
« Même si on me tranche la tête, les revendications estudiantines seront portées par d’autres étudiants et seront toujours brandies », avertit A. Seïbou, en prévision d’éventuelles nouvelles représailles que son Mouvement et lui essuieraient. « Nos camarades sont obligés d’aller chercher de l’eau hors du campus pour pouvoir subvenir à leurs divers besoins quotidiens. Des étudiants de l’Ul sont contraints d’aller dans les champs de manioc qui ont fleuri sur le campus pour pouvoir faire leurs besoins (…) Voilà autant de faits devant lesquels on veut que nous nous taisions », a-t-il cité en exemple. « Le Meet n’est inféodé à aucune formation politique. Ceux qui alimentent ces accusations doivent tout simplement faire bon usage de leur intelligence », a balayé du revers de la main M. Seïbou.
Ce 23 juin 2011, les forces de l’ordre ont encore empêché à Bè (Lomé) la tenue d’une nouvelle marche en semaine du Frac (Front républicain pour l’alternance et le changement).
(AfriSCOOP Lomé) — Le nombre des contestataires dans les rues de Lomé va-t-il sensiblement augmenter dans les prochains jours ? Si l’on en croit le président du Meet (Mouvement pour l’épanouissement de l’étudiant togolais), c’est le scenario qui se profile à l’horizon, au regard du déploiement constant des forces de sécurité à l’Ul (Université de Lomé).

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