vendredi 1 juillet 2011

Etienne TSHISEKEDI : « C'est le sommet de l'état Congolais qui a tué Floribert CHEBEYA »

image Etienne TSHISEKEDI - Président nationale de l'UDPS, lors d'un entretien a Washington


Au cours d'une conférence de presse au Canada, Etienne Tshisekedi, l'un des candidats aux présidentielles de 2011 a déclaré : «C'est le sommet de l'état Congolais qui a tué CHEBEYA... Quand nous serons au pouvoir... il faudra juger les vrais coupables devant la vraie justice».
Pendant que la CENI annonce le bon déroulement des opérations électorales d'enrôlement, soutenue par les déclarations de la Monusco et des super puissances (France, USA, Europe), l'opposition congolaise crie déjà aux grandes irrégularités et à la tricherie en cours. C'est par conséquent dans une atmosphère de confrontation et de rejet de la neutralité de la CENI que le processus électoral a démarré et rien ne semble indiquer une amélioration de la situation.
Selon Étienne Tshisekedi, le vétéran de l'opposition congolaise, ceux qui organisent ces élections sont d'office disqualifiés à partir du 6 décembre, peu importe les résultats électoraux. Face aux trois candidats en vue des présidentielles, Kamhere, Moka et Kabila, Mr. Étienne Tshisekedi se déclare le seul et unique candidat gagnant d'office, lors des joutes électorales de 2011.  Kabila est qualifié d'assassin de CHEBEYA qui devra faire face à une vraie justice, dans un Congo où régnera un état de droit dirigé par l'UDPS.
Peu d'observateurs avertis seraient encore prêts à croire à des élections crédibles dans une atmosphère apaisée. Il est déjà fort question de transition de 12 à 24 mois, à partir du 6 décembre. Si tel est le cas, quel rôle jouera le président de la république actuel et qui dirigera le gouvernement ? Que deviendront les institutions actuelles ? A ces questions, l'UDPS propose la mise en place de secrétaires généraux, comme à époque de Mobutu. L'UNC parle d'ouverture à toutes les propositions qui peuvent redonner confiance au peuple, pendant que le MLC et le Mouvement Bleu restent catégoriques sur le respect de la constitution, sans compromis ou «agenda caché de certains leaders politiques qui promettent une chose et son contraire».
Une chose est claire, la communauté internationale semble avoir tourné la page «Kabila» et le Congo a été qualifié d'anti modèle par la secrétaire d'état américain Hillary Clinton, au cours d'une récente conférence devant l'union africaine à Addis-Abeba . Elle a mis le cas du Congo dans le même schéma que celui de la Libye, Somalie et du Soudan...

Laurence Davignon

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire