16 Octobre 2012

Diomi Ndongala devant la presse
Les conditions du transfert n'ont pas permis au président de la Démocratie chrétienne (DC) et porte-parole de la majorité présidentielle populaire (MPP) d'identifier clairement les différents endroits de son incarcération.
Cinq jours après sa réapparition, le député national Eugène Diomi a confirmé, le 15 octobre dans sa résidence, à Macampagne, sa détention illégale par les services de l'État.
Dans le récit de ses cent jours d'incarcération fait devant la presse, le président de la DC et porte-parole de la MPP a dénoncé un complot visant à l'éliminer physiquement. « Ils ont voulu ma mort, ma disparition physique », a-t-il noté.
À en croire la député, il avait été kidnappé, le 27 juin, sur l'avenue de la Libération, au niveau du camp Kokolo, par des policiers à bord d'une Jeep non immatriculée, qui avait percuté son véhicule par derrière.
« Alors que je suis descendu pour vérifier ce qui s'est passé, j'ai été happé puis introduit dans cette Jeep à bord de laquelle il y avait trois policiers, qui m'ont directement bandé les yeux », a-t-il affirmé.
Eugène Diomi dit avoir été déplacé d'un endroit à un autre, avec les yeux toujours bandés en vue de lui empêcher d'identifier les endroits où on l'amenait.
Mais les bruits de l'eau qui coulait et les oiseaux lui ont indiqué que le premier endroit de sa détention serait vers Kinsuka, à côté du fleuve. Alors qu'il avait été également incarcéré dans un quartier résidentiel.
Interrogatoires et tortures
Le porte-parole de la MPP a aussi admis avoir subi des interrogatoires et des tortures. Les questions qu'on lui a posées ont toutes tourné autour de ses convictions politiques.
À l'en croire, son premier contact avec ses geôliers avait permis à ces derniers de lui faire la proposition d'une traversée vers Brazzaville pour se soustraire du traitement qui l'attendait. « Ils m'ont dit de leur signer une décharge pour leur envoyer de l'argent dès que je serais à l'abri. J'ai refusé cette proposition », a-t-il dit.
Eugène Diomi a aussi noté que dans ses interrogatoires, ses tortionnaires voulaient savoir notamment le lieu où seraient cachées les armes qui devraient servir à la prise du pouvoir par Étienne Tshisekedi et les officiers de l'armée et de la police qui sont de connivence avec la MPP.
À l'en croire, ses geôliers, qui voulaient obtenir sa collaboration, l'ont menacé de ne pas dire où il avait été incarcéré. « Si tu oses dire que tu as été détenu par nous, cette fois-ci, on ne ratera pas », lui auraient dit ces personnes qui sont venues le jeter aux alentours de l'École supérieure militaire.
Une plainte contre les services de l'État
Lé député a noté une plainte contre certains services de l'État. Il accuse ces services de vouloir l'éliminer physiquement.
Eugène Diomi met en cause l'Agence national de renseignement, la Garde républicaine, la police, etc. Il fonde sa conviction par la présence des agents de ces services dans les différents endroits de son incarcération ainsi que dans les diverses étapes de son histoire.
S'agissant des accusations de viol sur mineures portées contre lui, le président de la DC a relevé plusieurs incohérences dans les actes du procureur général de la République (PGR).
Il continue à croire que le Parlement ne va pas couvrir les violations de la constitution de ce haut magistrat.
Eugène Diomi dénonce, entre autres, l'ouverture des actions contre un député, sans avoir au préalable levé son immunité. Il dénonce également la perquisition opérée dans les installations du bureau de son parti politique et les destructions qui ont suivi, la détention illégale de ses collaborateurs, la torture morale, etc.
À l'en croire, la conduite de cette affaire par le PGR et la police sont des preuves du complot contre sa personne.
Relevant que sa mort, qui a été programmée, est évitée grâce aux informations qui ont circulé et l'intervention des différents acteurs, le député a affirmé continuer son combat.
Malgré le pardon accordé à tous ceux qui sont impliqués dans la situation qu'il vit actuellement, le président de la DC a souligné que ce problème qui est politique ne mérite qu'une solution politique.
Lucien Dianzenza


Diomi Ndongala devant la presse
Les conditions du transfert n'ont pas permis au président de la Démocratie chrétienne (DC) et porte-parole de la majorité présidentielle populaire (MPP) d'identifier clairement les différents endroits de son incarcération.
Cinq jours après sa réapparition, le député national Eugène Diomi a confirmé, le 15 octobre dans sa résidence, à Macampagne, sa détention illégale par les services de l'État.
Dans le récit de ses cent jours d'incarcération fait devant la presse, le président de la DC et porte-parole de la MPP a dénoncé un complot visant à l'éliminer physiquement. « Ils ont voulu ma mort, ma disparition physique », a-t-il noté.
À en croire la député, il avait été kidnappé, le 27 juin, sur l'avenue de la Libération, au niveau du camp Kokolo, par des policiers à bord d'une Jeep non immatriculée, qui avait percuté son véhicule par derrière.
« Alors que je suis descendu pour vérifier ce qui s'est passé, j'ai été happé puis introduit dans cette Jeep à bord de laquelle il y avait trois policiers, qui m'ont directement bandé les yeux », a-t-il affirmé.
Eugène Diomi dit avoir été déplacé d'un endroit à un autre, avec les yeux toujours bandés en vue de lui empêcher d'identifier les endroits où on l'amenait.
Mais les bruits de l'eau qui coulait et les oiseaux lui ont indiqué que le premier endroit de sa détention serait vers Kinsuka, à côté du fleuve. Alors qu'il avait été également incarcéré dans un quartier résidentiel.
Interrogatoires et tortures
Le porte-parole de la MPP a aussi admis avoir subi des interrogatoires et des tortures. Les questions qu'on lui a posées ont toutes tourné autour de ses convictions politiques.
À l'en croire, son premier contact avec ses geôliers avait permis à ces derniers de lui faire la proposition d'une traversée vers Brazzaville pour se soustraire du traitement qui l'attendait. « Ils m'ont dit de leur signer une décharge pour leur envoyer de l'argent dès que je serais à l'abri. J'ai refusé cette proposition », a-t-il dit.
Eugène Diomi a aussi noté que dans ses interrogatoires, ses tortionnaires voulaient savoir notamment le lieu où seraient cachées les armes qui devraient servir à la prise du pouvoir par Étienne Tshisekedi et les officiers de l'armée et de la police qui sont de connivence avec la MPP.
À l'en croire, ses geôliers, qui voulaient obtenir sa collaboration, l'ont menacé de ne pas dire où il avait été incarcéré. « Si tu oses dire que tu as été détenu par nous, cette fois-ci, on ne ratera pas », lui auraient dit ces personnes qui sont venues le jeter aux alentours de l'École supérieure militaire.
Une plainte contre les services de l'État
Lé député a noté une plainte contre certains services de l'État. Il accuse ces services de vouloir l'éliminer physiquement.
Eugène Diomi met en cause l'Agence national de renseignement, la Garde républicaine, la police, etc. Il fonde sa conviction par la présence des agents de ces services dans les différents endroits de son incarcération ainsi que dans les diverses étapes de son histoire.
S'agissant des accusations de viol sur mineures portées contre lui, le président de la DC a relevé plusieurs incohérences dans les actes du procureur général de la République (PGR).
Il continue à croire que le Parlement ne va pas couvrir les violations de la constitution de ce haut magistrat.
Eugène Diomi dénonce, entre autres, l'ouverture des actions contre un député, sans avoir au préalable levé son immunité. Il dénonce également la perquisition opérée dans les installations du bureau de son parti politique et les destructions qui ont suivi, la détention illégale de ses collaborateurs, la torture morale, etc.
À l'en croire, la conduite de cette affaire par le PGR et la police sont des preuves du complot contre sa personne.
Relevant que sa mort, qui a été programmée, est évitée grâce aux informations qui ont circulé et l'intervention des différents acteurs, le député a affirmé continuer son combat.
Malgré le pardon accordé à tous ceux qui sont impliqués dans la situation qu'il vit actuellement, le président de la DC a souligné que ce problème qui est politique ne mérite qu'une solution politique.
Lucien Dianzenza

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