samedi 20 octobre 2012

Congo ? ....Le Hamas et le Fatah

Les deux mouvements se battent pour une même terre, la Palestine. Ils parlent aussi au nom d’un même peuple, les Palestiniens. Et ce peuple est de culture « Arabe ».


Chez les Palestiniens comme chez leurs voisins les Juifs, les enfants sont éduqués et formés dès le bas-âge au sacrifice pour leur terre.

Là-bas dans ce pays, en Palestine, terre d’Edouard Saïd et de Yasser Arafat, une femme ou une mère consent avec dignité, et ce après avoir longtemps gardé son bébé dans le ventre, et aussi avec tout ce que cela suppose comme souffrances, privations, douleurs de toute sorte endurées et espoirs suscités, de l’offrir sous les balles adverses comme sacrifice pour la défense d’une cause juste et noble, la terre de leurs ancêtres , la Palestine.

Comme il en est coutume dans pareil cas, des larmes qui coulent des yeux de cette femme et mère expriment les conditions des femmes dignes de porter le nom de mère.

Par contre, les familles et les voisins qui participent à ce qui ressemblerait à un deuil se réunissent non pour pleurer un « mort » mais pour honorer un digne fils dont la durée fut courte sur la terre.

Comme on sait le voir, la mort et la vie ont un autre sens que celui qui leur est accordé par des hommes ordinaires. Le sens et la valeur que ce peuple attribue à leur terre équivaut à celui qu’ils témoignent à la vie.

Pour les Palestiniens et tous les autres qui inscrivent leurs noms dans l’histoire, la terre est vie car sans terre, un peuple ne vit pas. Un peuple n’a pas d’histoires. Il n’a pas d’origine. Il n’a pas de passé. Il n’a pas de présent. Le futur lui est interdit. 

Non seulement que le peuple interdit de terre ne signifie rien, mais il est visible à peine. Nous avons que nous n’avons jamais vu un enfant arabe se laisser facilement adopté ailleurs par d’autres peuples « civilisés ou pas.

Tandis que le fils ou la fille du « Nègre » l’est souvent et ce avec pompe. Et des fois, les parents s’en réjouissent naïvement.

Quand nous observons le peuple « Arabe » et que nous toisons l’Occident, nous constatons que les deux partagent ensemble une particularité. Ils ont à tour de rôle exploité et colonisé l’homme « Noir » que les Arabes, les premiers, transformèrent en « Nègre ».

Alors, je me demande combien des Congolais éduquent ou élèvent leurs enfants à aimer leur terre et à savoir périr pour elle. Quelles en seraient les statistiques si elles étaient interrogées ?

Nos mamans, nos femmes et nos filles sont régulièrement violées et versent leur sang sur cette même terre, le Congo.

Et comme elles, nos ancêtres se demandent aussi pourquoi nous avons abandonné la terre Congo à ceux qui la piétinent sans égards et impunément. Nous l’avons abandonnée aux soudards de Paul de Kagamé et à la cinquième colonne qui lui sert de machine de guerre.

On ne saurait nous accuser de prôner la mort alors que le Congo-Kinshasa en comptabilise déjà plus de 6 000 000. Mais c’est tout de même aisé de comprendre que des hommes qui sont nés pour obéir apprennent difficilement le pourquoi de mourir pour sa terre.

D’où. Il faut compter et composer avec des paysans congolais et toutes les mamans maraichères dont le fils ou la fille a terminé ses études grâce au travail de la terre.

Le paysan Congolais et la femme paysanne Congolaise connaissent la valeur et l’importance de la terre. Ils en connaissent également le goût parce que leurs ses enfants en mangent régulièrement et en hument le parfum.

Pour eux comme pour nous, la terre Congo vaut la peine de mourir pour sa cause.

La mort ne peut effrayer que les natures ratées. «Naître, [écrit Jean-René OVONO MENDAME in Le Savant Inutile], c’est déjà appeler la mort. […] [Et] Les humains qui redoutent la mort auraient dû refuser de naître. [Mais} ne s’étant pas opposés à leur naissance, ils n’ont pas à fuir la mort ».

Les Hamas ont eu à affronter leur frère de Fatah. Ils les accusèrent de collaboration avec l’ennemi. Ce qui les poussa à les chasser de la ville symbole de Gaza où ils tuèrent quelques-uns et en firent prisonniers d’autres.

Ce faisant, ils provoquèrent Israël en duel dans une guerre, bien que perdue d’avance face au Tsahal, une armée redoutée et d’un État puissant, mais leur objectif poursuivi fut moins de remporter une victoire militaire contre Israël.

Mais ils arrachèrent péniblement le statut tant recherché d’interlocuteur direct d’Israël que le Hamas ne fut jamais. Certes que comparaison n’est pas raison, mais notre condition actuelle ou de toujours vis-à-vis de l’Occident ne diffère de celle de Hamas.

L’Occident dans son ensemble ne nous a jamais, nous comme peuple, considéré comme des véritables interlocuteurs avec lesquels ils peuvent s’asseoir autour d’une table et négocier en partenaire ou en égaux. Mais ce statut a un prix.

À ce stade, il y a lieu de s’imprégner et du jeu et des règles du jeu. Leur maîtrise passe par la meilleure ou la bonne connaissance de l’adversaire. Tant que nous nous tromperons sur sa nature, et tant que nous hésiterons à lui coller un visage précis, nous aurons du mal non seulement de développer des stratégies adéquates mais également de saisir son mode opératoire.

Connaître l’adversaire signifie d’arrêter de nommer tantôt « celui » que l’on appelle couramment Joseph Kabila, tantôt de désigner le paralytique Paul Kagamé, mais de nommer courageusement le chasseur et de stopper de toujours nous lamenter de sa nature sauvage.

L’homme « Occidental » dans ses différentes espèces, française, allemande ou encore belge, se comporte pour celui qu’il est réellement : un prédateur. Mais de tous, les Anglo-Saxons qui opèrent visiblement aujourd’hui au Congo-Kinshasa par Kagamé interposé sont d’une autre particularité.

Les propos suivants tirés de l’interview du professeur Andrej Fursov, directeur du Centre d’études russes à l’Université des sciences humaines de Moscou et membre de l’Académie internationale des sciences (Munich) nous le contrediraient : « Les Anglo-Saxons sont des joueurs de billard au niveau mondial, ils travaillent selon le principe de tirer simultanément plusieurs balles d’un coup (ce qu’on devrait apprendre d’eux). […].

Ils agissent par «chaos orchestré». [Soudan, Lybie, Mali, Congo-Démocratique}. [Et] cela ne fait pas partie de [leurs] traditions de lâcher prise après avoir planté leurs crocs dans une proie comme un pitbull.

Ils feront pression à fond jusqu’à ce qu’ils aient imposé leur projet ou jusqu’à ce que l’adversaire leur brise les reins », ( http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=3533).

Avec Aristote, nous apprenons que « [C’est la guerre qui a établi] à l’origine la division sociale entre hommes libres et esclaves, et l’art de la guerre est « en un sens, un mode naturel d’acquisition […] et doit se pratiquer contre les bêtes sauvages et contre les HOMMES qui, NÉS POUR OBÉIR, s’y refusent, car cette guerre-là est par nature conforme au droit ». Aristote, Politique I, 9, 1256b.

Les Congolais ont tout essayé. Ils ont prêté attention aux mirages de ceux qui ont conduit notre « peuple » vers des voies de compromission notamment les récentes élections organisées en 2006 et 2011.

Et récemment encore, certains vautours dont nous taisons expressément les noms pour ne pas en faire une publicité gratuite tentent de vendre des nouveaux plans de sortie de crise. Cette fameuse troisième voie, une solution de complaisance qui revient sous d’autres formes et d’autres acteurs.

Et souvent la même canaille qui fait semblant d’ignorer que dans la situation actuelle du Congo la seule négociation possible est la guerre.

Pour tout celui qui a tout perdu, comme l’homme Congolais, l’unique voie possible n’est ni l’opposition, ni une solution médiane qui lui épargne toute peine, mais comme Baldwin qui, en citant la Bible, titrait son livre : « La prochaine fois le feu ».

L’Occident ne pourrait pas sauver le soldat Kagamé qui a lamentablement échoué dans sa mission de la balkanisation du Congo.

Le nègre Kagamé n’a pas appris de l’histoire que l’Occident, en particulier les Anglo-Saxons, ne garantissent jamais rien à personne et encore moins à quelqu’un qui a trahi son pays et son peuple. Les anciens aimaient à dire: «Roma traditoribus non premia» (Rome ne paie pas les traîtres) ».

Comme le Hamas, nous devons affronter le Fatah-Congolais, tous ces collabos qui se présentent sous diverses formes. Aux vainqueurs, il incombera le devoir de livrer la bataille finale celle de l’honneur contre le paralytique qui coordonne la sous-traitance au Congo.

« Le pouvoir, [disait Patrice Emery Lumumba], ne se donne pas sur un plateau d’argent mais il s’arrache ».

J’en profite aussi pour répondre à ceux qui croient naïvement que « la lutte [devrait] se mener de l’intérieur et non de l’extérieur. [Bien sûr que} toute personne a droit de formuler ses théories.

Nos ancêtres disaient « le riz cuit à l’intérieur de la marmite, mais c’est grâce au feu qui flambe à l’extérieur. Autrement dit, lorsque les conditions de la lutte l’exigent, il faut s’exiler. C’est ce que le MPLA et le PAIGC ont fait au cours de leur lutte ».

Likambo ya mabele, ezali likambo ya makila


Mufoncol Tshiyoyo,

homme politque congolais
Président du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC
Mouvement Politico-militaire, R.A.P. en sigle, mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com
004745007236
© Congoindépendant

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire