22 Octobre 2012

Mme Ida Sawyer chercheure à la célèbre Ong internationale de défense des droits de l’homme, Human Right Watch (HRW), a déclaré quelques heures après l’élection du Rwanda au Conseil de sécurité de l’ONU que « la présence du Rwanda à ce siège aura un impact négatif sur les populations congolaises victimes de la guerre dans l’Est de la RDC ».
« Nous étions très déçus après l’élection du Rwanda comme membre non permanent du Conseil de sécurité. Le Rwanda sera maintenant en mesure de bloquer les sanctions impliquant les officiels rwandais et d’autres initiatives dans la recherche de la paix en RDC.
Nous pensons que ce sera une situation grave qui pourra avoir des conséquences négatives sur la population dans l’Est de la RDC », a soutenu cette chercheuse.
Pour HRW « Le Rwanda n’est pas crédible pour occuper maintenant ce siège à cause de son soutien aux rebelles du M23 en guerre contre la RDC ».
Cette Ong internationale estime que c’est un conflit d’intérêt d’avoir un pays à la table du Conseil de sécurité qui a ouvertement violé l’embargo sur les armes imposé par les Nations unies et qui est en train de soutenir une rébellion dans un pays voisin et qui est responsable des crimes de guerre dirigés par Bosco Ntaganda recherché par la CPI.
Ida Sawyer a en outre indiqué que HRW demande aux membres permanents du Conseil de sécurité tels que les Etats-Unis, la France et la Grande Bretagne d’exercer une forte pression sur le Rwanda pour qu’il mette fin à son soutien au M23.
Outre le Rwanda, quatre autres pays ont été élus membres non permanents du Conseil de sécurité de l’Onu. Il s’agit de Argentine, Australie, Corée du Sud et Luxembourg. Ils siègent par un mandat de deux ans à partir du 1er janvier 2013 et ils remplacent l’Afrique du Sud, l’Allemagne, la Colombie, l’Inde et le Portugal.
Depuis le début de la rébellion du M23 qui sévit dans l’Est de la RDC depuis le mois de mai 2012, plusieurs organisations dont Human Right Watch, la RDC et l’ONU elle-même accusent le pays de Kagame de soutenir ces rebelles dont les actes barbares sont à l’origine du déplacement de plusieurs personnes dans les zones de combat.
En plus, selon un rapport encore confidentiel à l’ONU, qui sera publié au mois de novembre prochain, mais dont le contenu a déjà largement fuité dans la presse, il y est indiqué que le Rwanda et l’Ouganda continuent à soutenir le M23.
Le document dit entre autres : « Le gouvernement du Rwanda continue de violer l’embargo sur les armes en apportant un soutien militaire direct aux rebelles du M23, en facilitant leur recrutement, en encourageant et facilitant les désertions au sein des FARDC, ainsi qu’en fournissant des armes, des munitions, des renseignements et des conseils politiques ».
Le rapport de ces experts de l’ONU évoque également une série d’attaques qui ont eu lieu au cours du mois de juillet 2012 dans le territoire de Rutshuru et fait allusion à une intervention directe des forces spéciales rwandaises pour aider à la prise de la ville de Kiwanja.
Le même document affirmerait que les Forces armées rwandaises ont armé les rebelles, facilité l’évacuation des blessés vers le Rwanda et partagé des équipements de communication avec le M23.
Réfutant toutes ces informations, la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, pointe du doigt le chef du groupe d’experts, Steve Hege, qu’elle accuse de mener une vendetta personnelle contre le régime de Paul Kagame.
La politique internationale est faite souvent de duplicité et de manque de sincérité pour preuve, les Etats-Unis, la France et la Grande Bretagne qui condamnent verbalement le Rwanda pour son soutien au M23, ont cependant laissé ce pays occuper un siège au Conseil de sécurité montant par là qu’ils sont derrière ceux qui sèment la désolation dans la partie Est de la RDC.
Il revient aux Congolais de tirer les conséquences de ce vote en faveur du Rwanda et de mettre en place des stratégies qui s’imposent pour libérer leur territoire aujourd’hui sous occupation du M23.
Rombaut Ot


Mme Ida Sawyer chercheure à la célèbre Ong internationale de défense des droits de l’homme, Human Right Watch (HRW), a déclaré quelques heures après l’élection du Rwanda au Conseil de sécurité de l’ONU que « la présence du Rwanda à ce siège aura un impact négatif sur les populations congolaises victimes de la guerre dans l’Est de la RDC ».
« Nous étions très déçus après l’élection du Rwanda comme membre non permanent du Conseil de sécurité. Le Rwanda sera maintenant en mesure de bloquer les sanctions impliquant les officiels rwandais et d’autres initiatives dans la recherche de la paix en RDC.
Nous pensons que ce sera une situation grave qui pourra avoir des conséquences négatives sur la population dans l’Est de la RDC », a soutenu cette chercheuse.
Pour HRW « Le Rwanda n’est pas crédible pour occuper maintenant ce siège à cause de son soutien aux rebelles du M23 en guerre contre la RDC ».
Cette Ong internationale estime que c’est un conflit d’intérêt d’avoir un pays à la table du Conseil de sécurité qui a ouvertement violé l’embargo sur les armes imposé par les Nations unies et qui est en train de soutenir une rébellion dans un pays voisin et qui est responsable des crimes de guerre dirigés par Bosco Ntaganda recherché par la CPI.
Ida Sawyer a en outre indiqué que HRW demande aux membres permanents du Conseil de sécurité tels que les Etats-Unis, la France et la Grande Bretagne d’exercer une forte pression sur le Rwanda pour qu’il mette fin à son soutien au M23.
Outre le Rwanda, quatre autres pays ont été élus membres non permanents du Conseil de sécurité de l’Onu. Il s’agit de Argentine, Australie, Corée du Sud et Luxembourg. Ils siègent par un mandat de deux ans à partir du 1er janvier 2013 et ils remplacent l’Afrique du Sud, l’Allemagne, la Colombie, l’Inde et le Portugal.
Depuis le début de la rébellion du M23 qui sévit dans l’Est de la RDC depuis le mois de mai 2012, plusieurs organisations dont Human Right Watch, la RDC et l’ONU elle-même accusent le pays de Kagame de soutenir ces rebelles dont les actes barbares sont à l’origine du déplacement de plusieurs personnes dans les zones de combat.
En plus, selon un rapport encore confidentiel à l’ONU, qui sera publié au mois de novembre prochain, mais dont le contenu a déjà largement fuité dans la presse, il y est indiqué que le Rwanda et l’Ouganda continuent à soutenir le M23.
Le document dit entre autres : « Le gouvernement du Rwanda continue de violer l’embargo sur les armes en apportant un soutien militaire direct aux rebelles du M23, en facilitant leur recrutement, en encourageant et facilitant les désertions au sein des FARDC, ainsi qu’en fournissant des armes, des munitions, des renseignements et des conseils politiques ».
Le rapport de ces experts de l’ONU évoque également une série d’attaques qui ont eu lieu au cours du mois de juillet 2012 dans le territoire de Rutshuru et fait allusion à une intervention directe des forces spéciales rwandaises pour aider à la prise de la ville de Kiwanja.
Le même document affirmerait que les Forces armées rwandaises ont armé les rebelles, facilité l’évacuation des blessés vers le Rwanda et partagé des équipements de communication avec le M23.
Réfutant toutes ces informations, la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, pointe du doigt le chef du groupe d’experts, Steve Hege, qu’elle accuse de mener une vendetta personnelle contre le régime de Paul Kagame.
La politique internationale est faite souvent de duplicité et de manque de sincérité pour preuve, les Etats-Unis, la France et la Grande Bretagne qui condamnent verbalement le Rwanda pour son soutien au M23, ont cependant laissé ce pays occuper un siège au Conseil de sécurité montant par là qu’ils sont derrière ceux qui sèment la désolation dans la partie Est de la RDC.
Il revient aux Congolais de tirer les conséquences de ce vote en faveur du Rwanda et de mettre en place des stratégies qui s’imposent pour libérer leur territoire aujourd’hui sous occupation du M23.
Rombaut Ot

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