21/10/2012
Refugies rwandais en RDC
Suite à l’agression dont la République démocratique du Congo est victime dans sa partie Est depuis six mois, les populations vivent dans des conditions inhumaines.
N’eurent été les efforts que ne cessent de consentir les humanitaires sur le terrain, on parlerait aujourd’hui de l’hécatombe qui serait due à la résurgence des épidémies de tout genre.
A cet effet, protecteur des biens et des personnes, l’Etat doit prendre ses responsabilités pour éviter le pire au cas où les organismes internationaux se sentiraient quelque peu essoufflés.
Se confiant au site français à 20 minutes.fr. lors de son passage à Kinshasa dans le cadre du 14ème Sommet de la Francophonie, le gouverneur de la province du Nord-Kivu, Julien Paluku Kahongya, a évoqué la situation qui prévaut dans sa juridiction depuis le début de la mutinerie en avril dernier.
Suite à la multiplication des exactions sur les populations, a-t-il souligné, on déplore des morts, des cas de torture, des viols de femmes, de l’enrôlement forcé d’enfants.
Aujourd’hui, a-t-il poursuivi, on dénombre 300 000 personnes déplacées. A l’approche de fin d’année, le budget des ONG, a-t-il ajouté, devient problématique.
Cela sous-entend que l’Etat congolais qui intervient, tant soit peu, à sa manière, doit prendre le relais compte tenu de la gravité de la situation humanitaire à l’Est de la République démocratique du Congo.
Bien que confrontés aux difficultés d’ordre financier à l’approche de fin de l’année, les humanitaires ne baissent pas les bras. Avec les moyens de bords, ils continuent à assister les déplacés en attendant le budget qui leur sera alloué pour l’année 2013.
Pour sa part, le bureau régional du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés en RDC (HCR/RDC) organise, du 21 au 27 octobre 2012, une importante mission des bailleurs de fonds qui se rendra respectivement à Goma dans le Nord-Kivu et à Dongo dans la province de l’Equateur.
A cette occasion, elle visitera les activités du HCR dans le cadre de la protection des réfugiés, des déplacés internes et s’entretiendra également avec ces derniers. Par ailleurs, il est prévu des rencontres de haut niveau avec quelques autorités centrales en charge des questions humanitaires.
L’empressement du HCR/RDC s’explique par le fait qu’il constitue l’organisme d’accueil des personnes déplacées. Une fois installées par le HCR, ces personnes déplacées bénéficient alors de l’assistance d’autres ONG suivant la spécificité de chacune d’elles.
A défaut de moyens logistiques, il est donc difficile au HCR d’assurer le service d’accueil. Les autres ONG lui emboîteront certainement les pas d’autant plus qu’elles dépendent toutes des bailleurs de fonds.
Avec la sonnette d’alarme des organismes internationaux dont le budget devient quelque peu problématique à l’approche de fin d’année, l’Etat congolais de qui incombe la première responsabilité d’encadrement et d’assistance des personnes déplacées par la guerre doit maintenant se surpasser.
Il doit déployer des moyens financiers conséquents pour que les frères, sœurs et enfants en détresse ne sentent pas totalement abandonnés à leur triste sort.
Ainsi, le ministère des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale devra pleinement jouer son rôle, de concert avec les organismes humanitaires qui évoluent sur le terrain.
[Véron-Clément Kongo]
N’eurent été les efforts que ne cessent de consentir les humanitaires sur le terrain, on parlerait aujourd’hui de l’hécatombe qui serait due à la résurgence des épidémies de tout genre.
A cet effet, protecteur des biens et des personnes, l’Etat doit prendre ses responsabilités pour éviter le pire au cas où les organismes internationaux se sentiraient quelque peu essoufflés.
Se confiant au site français à 20 minutes.fr. lors de son passage à Kinshasa dans le cadre du 14ème Sommet de la Francophonie, le gouverneur de la province du Nord-Kivu, Julien Paluku Kahongya, a évoqué la situation qui prévaut dans sa juridiction depuis le début de la mutinerie en avril dernier.
Suite à la multiplication des exactions sur les populations, a-t-il souligné, on déplore des morts, des cas de torture, des viols de femmes, de l’enrôlement forcé d’enfants.
Aujourd’hui, a-t-il poursuivi, on dénombre 300 000 personnes déplacées. A l’approche de fin d’année, le budget des ONG, a-t-il ajouté, devient problématique.
Cela sous-entend que l’Etat congolais qui intervient, tant soit peu, à sa manière, doit prendre le relais compte tenu de la gravité de la situation humanitaire à l’Est de la République démocratique du Congo.
Les bailleurs des fonds s’organisent
Bien que confrontés aux difficultés d’ordre financier à l’approche de fin de l’année, les humanitaires ne baissent pas les bras. Avec les moyens de bords, ils continuent à assister les déplacés en attendant le budget qui leur sera alloué pour l’année 2013.
Pour sa part, le bureau régional du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés en RDC (HCR/RDC) organise, du 21 au 27 octobre 2012, une importante mission des bailleurs de fonds qui se rendra respectivement à Goma dans le Nord-Kivu et à Dongo dans la province de l’Equateur.
A cette occasion, elle visitera les activités du HCR dans le cadre de la protection des réfugiés, des déplacés internes et s’entretiendra également avec ces derniers. Par ailleurs, il est prévu des rencontres de haut niveau avec quelques autorités centrales en charge des questions humanitaires.
L’empressement du HCR/RDC s’explique par le fait qu’il constitue l’organisme d’accueil des personnes déplacées. Une fois installées par le HCR, ces personnes déplacées bénéficient alors de l’assistance d’autres ONG suivant la spécificité de chacune d’elles.
A défaut de moyens logistiques, il est donc difficile au HCR d’assurer le service d’accueil. Les autres ONG lui emboîteront certainement les pas d’autant plus qu’elles dépendent toutes des bailleurs de fonds.
Se surpasser
Avec la sonnette d’alarme des organismes internationaux dont le budget devient quelque peu problématique à l’approche de fin d’année, l’Etat congolais de qui incombe la première responsabilité d’encadrement et d’assistance des personnes déplacées par la guerre doit maintenant se surpasser.
Il doit déployer des moyens financiers conséquents pour que les frères, sœurs et enfants en détresse ne sentent pas totalement abandonnés à leur triste sort.
Ainsi, le ministère des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale devra pleinement jouer son rôle, de concert avec les organismes humanitaires qui évoluent sur le terrain.
[Véron-Clément Kongo]
© KongoTimes
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