mercredi 20 novembre 2013

RDC: doutes sur la volonté du pouvoir à organiser les élections dans les délais


Joseph Kabila, président de la République du Congo, le 5 septembre 2013 à Kampala, en Ouganda.
REUTERS/James Akena

Joseph Kabila a signé une ordonnance qui désigne le président de l'Assemblée nationale et celui du Sénat pour diriger le comité national de suivi des concertations nationales. Les responsables des groupes thématiques jusqu'au rang de rapporteur en sont membres. 


Reste la nomination du gouvernement de cohésion nationale. Les radicaux de l'opposition ont déjà signifié leur refus d’entrer dans ce gouvernement.

Les opposants, qui ont annoncé leur refus d’entrer au gouvernement de cohésion nationale, certains indépendants et quelques membres de la majorité considèrent que les prochaines élections - y compris la présidentielle de 2016 - sont plus importantes du fait que, selon la Constitution, elles vont marquer la fin du dernier mandat de Joseph Kabila.

« Il faut plus de moyens »

«Des élections sont possibles. Mais il faut plus de moyens pour les organiser dans les délais». C’est ce qu’a déclaré récemment le nouveau président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni). «Certains de ces moyens manquent», a en tout cas reconnu l’abbé Apollinaire Malu Malu, qui parlait devant des représentants des partis politiques.

La répartition des sièges, les listes officielles des circonscriptions électorales et la création des juridictions pour gérer les conflits postélectoraux se font encore attendre.

Il n’est pas certain que le Parlement mette à jour le Code électoral au cours de la présente session, qui prend fin en décembre. Une situation qui suscite le doute sur la volonté réelle du pouvoir en place d’organiser dans les délais toutes les élections, y compris la présidentielle, d’ici novembre 2016.

Craintes sur une possible transition

Dans les rangs de l’opposition, on prête à la mouvance présidentielle l’intention de décréter une transition afin de prolonger par des moyens subtils le dernier mandat du président Kabila, sans toucher à l’article 220 de la Constitution.

Au sein de la majorité, quelques voix s’élèvent pour demander une accélération des réformes, et notamment des conditions d’éligibilité du mode de scrutin et du découpage des circonscriptions. 




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