jeudi 2 janvier 2014

RDC : Un major et deux capitaines de l'armée ougandaise tués

02/01/2014

 
Soldats - Armée ougandaise

L’UPDF, armée ougandaise sous la houlette de Yoweri Kaguta Museveni est bel est bien impliquée dans ce qui s’est passé, le jour de la Noël 2013 à Kamango, en territoire de Beni, au Nord-Kivu. 

Plusieurs de ses hommes, parmi lesquels un major et deux capitaines, ont été tués au front par les vaillantes FARDC lors des accrochages entre l’armée congolaise et l’ADF-NALU. 

En attendant que Kinshasa et la communauté internationale réagissent, l’Ouganda, ce " couteau à double tranchant " devra, au-delà de litiges et autres créances traditionnelles vis-à-vis de la Rdc, s’assumer et répondre de ses actes devant les juridictions internationales.

La dernière attaque de la coalition ADF-NALU-UPDF (l’armée ougandaise) continue à livrer ses secrets. Ayant occupé brièvement la localité de Kamango dans la province du Nord-Kivu le 25 décembre dernier, les assaillants ont été délogés le même jour par les FARDC appuyées par les avions de la Monusco.

Comme dans toute attaque du genre, les soldats ougandais ne pouvaient pas quitter Kamango sans laisser des plumes. C’est ainsi que des sources sûres annoncent que plusieurs des hommes à Yoweri Museveni sont tombés au front, parmi lesquels un major et deux capitaines non autrement identifiés. D’ailleurs, des cartes d’identité ont été retrouvées sur des cadavres de militaires ougandais.

Dans ce jeu de ping-pong entre l’Ouganda et le Rwanda dans l’Est de la Rd Congo, c’est comme si la quête de la balkanisation de la Rd Congo est une nature propre à ces deux pays membres de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), un objectif qu’il faut à tout prix atteindre. 

Tout ceci sans oublier la détermination des vaillantes Forces armées de la République démocratique du Congo et de l’appui de la communauté internationale.

Selon les éléments en notre présence, plusieurs observateurs constatent que le président Yoweri Museveni voudrait avoir le contrôle, sinon annexer les collectivités de Watalinga et Ruwenzori, pour exploiter le sol (le bois, vivres) et le sous-sol (pétrole) que renferment ces entités. 

Il est aussi facile d’observer que le régime de Kampala souhaite chasser la population de ces entités pour y opérer sans témoins gênants, et cela devra passer par l’occupation de la zone (à travers l’ADF-NALU, le M23 et l’UPDF).

Dans la même perspective, l’Ouganda voudrait contraindre le Gouvernement congolais à lui laisser l’exploitation du pétrole du bloc albertine ; et obliger ainsi la communauté internationale à revisiter les frontières de la Rdc, de l’Ouganda et du Rwanda, en annexant notamment les territoires de Beni, Lubero (Nord-Kivu), Irumu et Mambasa (province Orientale) à l’Ouganda, ainsi que Nyiragongo, Rutshuru et Masisi au Rwanda.

Car en effet, la Société civile du Nord-Kivu renseigne que le soir du mardi 24 décembre courant, 4 véhicules de l’UPDF ont déchargé des centaines d’éléments dans la localité de Kichanga, à 13 km-nord de Kamango, dans le groupement de Bahumu. 

Ces derniers auraient fait jonction avec ceux qui ont précédé il y a une semaine, pour rejoindre les pseudo-Adf-Nalu déjà positionnés dans les localités de Ndiva, Kitimba et Kibele (notamment dans les villages Kikawa, Mukakati), à l’ouest de Kamango, sur l’axe Mbau-Kamango.

Une autre preuve irréfutable, le Lieutenant-colonel Ndahura, Commandant de l’UPDF dans le District de Bundibugyo en Ouganda a déployé mardi dernier plus d’un bataillon à Butogho, frontalier avec la Rdc, à face de Kichanga où étaient infiltrés les militaires ougandais. 

La Société civile du Nord-Kivu révèle que lui-même a quitté son état-major pour venir passer la nuit (de mardi à mercredi 25 décembre 2013) au Pont Lamia, frontalier avec la Rdc. Jusqu’à ce moment, lui et sa garde ont pris position en ce lieu, toute la frontière étant déjà garnie d’hommes de troupe-UPDF lourdement armés.

La communauté internationale doit se réveiller de son profond sommeil Depuis le début de la guerre d’agression contre la Rd Congo, ce pays n’a cessé de manifester sa bonne foi dans l’application des engagements régionaux pris, sans que d’autres pays de la région, ainsi que la communauté ne respectent les siens.

C’est dans cette optique et pour mettre un terme à cette guerre qu’un Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la République démocratique du Congo et la région a été signé le 24 février 2013. Cet accord prévoit des engagements non seulement pour la Rd Congo, les pays de la région, mais aussi pour la communauté internationale.

Les pays de la région ont pris un engagement renouvelé à ne pas s’ingérer dans les affaires intérieures des Etats voisins ; Ne pas tolérer, ni fournir une assistance ou un soutien quelconque à des groupes armés ; Respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale des Etats voisins ; Renforcer la coopération régionale, y compris à travers l’approfondissement de l’intégration économique avec une attention particulière accordée à la question de l’exploitation des ressources naturelles ; Respecter les préoccupations et intérêts légitimes des Etats voisins, en particulier au sujet des questions de sécurité ; Ne pas héberger ni fournir une protection de quelque nature que ce soit aux personnes accusées de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité, d’actes de génocide ou de crimes d’agression, ou aux personnes sous le régime de sanctions des Nations Unies ; et faciliter l’administration de la justice, grâce à la coopération judiciaire dans la région.

Mais une simple analyse faite sur terrain démontre que la Rd Congo est le seul pays qui respecte tous ses engagements, pendant que l’Ouganda et le Rwanda s’en moquent éperdument. C’est ici que le rôle de la communauté internationale reste prépondérant, d’autant qu’il devra appeler tous les signataires à respecter leurs engagements pris de bonne foi.

Car, après qu’il ait essayé de trafiquer l’accord qui devait être signé entre la délégation gouvernementale et celle du mouvement rebelle M23, Yoweri Museveni a été pris dans son propre piège. 

Le fait pour Raymond Tshibanda qui conduisait la délégation de ne pas signer cet accord le jour convenu, c’est un désaveu non seulement pour le médiateur désigné par la CIRGL, mais aussi pour son facilitateur qui n’est autre que son ministre de la Défense.

En plus, du fait que les déclarations de la délégation du gouvernement de la Rd Congo et du M23 soient lues à Naïrobi au Kenya et non à Kampala en Ouganda, c’est une preuve que la Rd Congo n’avait plus de considération envers ce biface qui n’a jamais abandonné l’idée de la balkanisation de la Rd Congo.

Les FARDC restent mobilisées

Lors de sa tournée à l’Est de la Rd Congo, le Chef de l’Etat n’a cessé d’appeler les groupes rebelles étrangers à déposer les armes et de à démobiliser. De même a-t-il demandé à tous les jeunes qui coopèrent avec ces groupes rebelles d’abandonner cette entreprise criminelle.

Il a aussi rappelé à leur intention que quiconque n’obtempérera pas à cet ordre devra faire face à la puissance de feu des FARDC. Tous ces éléments regroupés permettent de faire croire que les FARDC qui sont déterminées à éradiquer toutes les forces négatives n’attendaient que le moment indiqué pour démarrer les opérations proprement dites. Et tous les groupes rebelles, de même que les éléments du M23 protégés en Ouganda qui voudront encore tenter cette expérience, regretteront d’avoir un jour attaqué la Rd Congo, surtout que les FARDC d’hier ne sont pas celles d’aujourd’hui qui sont très motivées et déterminées à restaurer l’intégrité territoriale.

Au regard de tout ce qui vient d’être dit, nombreux sont qui appellent la reprise des opérations conjointes Fardc-Monusco contre l’ADF-NALU qui permettront de démasquer véritablement l’ennemi et de le contraindre à quitter le pays s’il ne veut pas se rendre. 

Ces opérations ont montré leur importance lorsqu’il fallait faire partir les rebelles du M23 des collines de Runyonyi, Mbuzi et Tchanzu.

Dans ce même ordre d’idées, une unité spéciale des FARDC devrait être déployée dans cette partie pour garder les frontières congolaises contre toute prochaine incursion, surtout lorsqu’on sait que la frontière souffre d’un déficit en termes de sa protection. 

De même, les drones dont le vol inaugural s’est déroulé il y a peu devraient être mis à contribution pour surveiller les frontières congolaises et renseigner sur les mouvements de groupes armés et troupes agresseurs.

De leur côté, les Nations Unies devront continuer sans relâche la pression sur l’Ouganda et le Rwanda pour qu’ils abandonnent les velléités de balkanisation visant l’occupation, la déstabilisation de la paix et de la sécurité, ainsi que l’exploitation illicites des ressources naturelles de la Rdc.
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L’Avenir

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