samedi 15 février 2014

Des mesures draconiennes prises en RDC, assèchent l’économie du Rwanda !

le vendredi 14 février 2014


 
Le Rwanda est obligé de serrer la ceinture après le train de mesures pris par la Rdc avec l’appui des pressions de la Communauté internationale.

Il consiste essentiellement à empêcher l’exploitation frauduleuse des matières premières dans la partie Est de la République en complicité avec les groupes armés locaux et étrangers. 

Quand bien même beaucoup restent à faire, mais les effets se font déjà ressentir de l’autre côté de l’Est de la frontière.

En effet, selon certaines indications du Fonds monétaire international, l’économie rwandaise n’a crû que de 3,9 % au troisième semestre 2013. C’est la plus mauvaise performance trimestrielle du pays depuis 2009. 

Après des années fastes, symbolisées par un important décollage économique avec un taux de croissance annuel moyen de 7,6 % entre 2008 et 2012, le léger ralentissement a été observé.

Autres raisons évoquées de cette faible croissance expérimentée durant l’année écoulée, figure le resserrement de la politique fiscale de Kigali au cours du premier semestre 2013. 

Cela se justifie du fait de la suspension de l’aide accordée par les donateurs internationaux à savoir 40 % du budget national ; ce resserrement budgétaire a été essentiellement maintenu après la reprise des aides.

La modération budgétaire et la quête d’une nouvelle émancipation face aux aides financières internationales, quoique douloureuses à court terme, œuvreraient dans le sens d’une croissance plus équilibrée et plus forte ê moyen terme, expliquait à Jeune Afrique Claver Gatete, ministre rwandais des Finances et de la Planification.

Cette faiblesse est aussi due à une diminution de la production agricole soit un tiers du Produit intérieur brut du pays ainsi que d’une contre- performance du secteur des services: près de la moitié de la valeur ajoutée. Il intervient, par ailleurs, dans un contexte de forte dépréciation de la devise rwandaise. 

Aussi, selon les estimations de la Banque mondiale, le déficit des comptes courants du Rwanda devrait s’aggraver au cours des prochaines années. D’une moyenne de -6 % du PIB entre 2000 et 2009, il devrait atteindre -8,2 % en 2014 et-8,5% en 2015.

Si les signes d’un ralentissement durable sont rares, la baisse de régime de 2013 met en évidence les fragilités de cette économie. C’est en creux le diagnostic porté par le FMI. 

Selon les recommandations de cette institution, le Rwanda, qui ambitionne d’être un pays à revenu intermédiaire à l’horizon de 2020, doit dorénavant trouver des leviers pour renforcer ses sources de revenu fiscal afin de financer son développement. 

Le recours aux marchés financiers internationaux - qui a vu les émissions obligataires du pays sursouscrites plus de 8 fois - n’est pas forcément sans risques.

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