jeudi 7 juin 2012

Un coup d’Etat se préparait à Goma contre Paul Kagame, affirme un journal Rwandais


le 6 juin 2012.



Pendant que l’actualité dans la région des Grands Lacs reste dominée par l’arrestation des militaires de l’armée rwandaise qui combattent dans les rangs des rebelles du M23 qui affrontent les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) depuis quelques semaines, un journal rwandais parle de l’échec d’un coup d’Etat qui était en préparation contre Paul Kagame.

Selon le journal «IBIYAGA BIGARI», dans sa publication n°07 du 21 au 31 mai 2012 paraissant à Kigali, un coup d’Etat se préparait à Goma (chef-lieu de la province du Nord-Kivu en RDC) et Gisenyi (la deuxième grande ville du Rwanda qui est voisine à Goma) contre le président Paul Kagame.

Le tabloïd rwandais indique que des officiers supérieurs de l’armée rwandaise venus de Kigali, des officiers rwandais qui vivent en exil, des opposants rwandais et des Congolais seraient les auteurs de ce putsch.

Toutefois, le journal «IBIYAGA BIGARI» n’indique pas clairement les lieux exacts où se réunissaient les comploteurs que ce soit à Goma ou à Gisenyi. Bien plus, il ne cite aucun nom des principaux instigateurs de ce coup.

Museveni aussi visé

Le journal rwandais ne parle pas seulement du complot raté contre l’homme fort de Kigali. Il affirme également qu’un autre «coup d’Etat» contre le président ougandais Yoweri Kaguta Museveni a aussi raté de justesse.

Allant loin dans sa réflexion, «IBIYAGA BIGARI» semble faire un lien entre les rumeurs sur les «putsch ratés» contre Paul Kagame et Yoweri, et la situation de guerre qui prévaut dans l’Est de la République Démocratique du Congo.

Et le journal de s’interroger : «A qui profite la guerre qui se passe maintenant en RDC?». «IBIYAGA BIGARI» rappelle que trois photos (celles de Joseph Kabila, de Laurent Nkunda et de Bosco Ntaganda) étaient mises à l’affiche de ladite publication.

Que comprendre?

Dans certains milieux politiques, on a du mal à croire à cette information dans la mesure où depuis quelques années, Kinshasa et Kigali entretiennent de très bonnes relations. Il est donc difficile de comprendre que le gouvernement de Kinshasa puisse laisser des officiers rwandais et congolais monter un complot contre son collègue Kagame sur le territoire congolais.

En plus, cette information paraît surprenante parce qu’au début du mois de mai, les chefs d’Etat-major des armées rwandaise et congolaise s’étaient rencontrés dans la ville de Gisenyi, au Rwanda.

Et quelques jours après, ce sont les ministres de la Défense de deux pays qui s’étaient réunis dans la même ville. Que gagnerait le régime Kabila en cautionnant un coup d’Etat au Rwanda? C’est la question que d’aucuns peuvent se poser.

Selon certains analystes, cette information est livrée dans le seul but de détourner l’intention de la communauté internationale par rapport aux nouvelles selon lesquelles les militaires recrutés et formés au Rwanda renforcent les rangs des rebelles du M23 qui combattent les FARDC.

Affaire à suivre!




Thomas NABOR

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