mercredi 1 décembre 2010

RDC : L’heure de vérité

image Les quatre fauves de la RDC,


Avec quatre fauves en place, la scène politique paraît soudain s’animer à moins d’un an des scrutins.
Trois retours sur scène en fanfare: Tshisekedi, Monsengwo Kamerhe; discours sur l’état de la Nation: ça va animer.
Du beau monde en vue à Kin et dans le pays en cette fin novembre-début décembre 2010: Étienne Tshisekedi wa Mulumba qui revient au pays le 1er ou le 2 décembre selon les sources après trois ans d’absence et de silence pour raisons de maladie tout comme Laurent Monsengwo Pasinya qui, aussitôt revenu de la Ville Sainte, se prépare à dire sa première messe comme Cardinal à Kinshasa au grand stade le 5 décembre et qui veut marquer face au pays et au monde d’une pierre blanche cet événement comme il l’a annoncé à des proches en marge des cérémonies du 22 décembre au Vatican.
À cela vient se greffer une autre annonce: celle de Vital Kamerhe, l’ancien président de l’Assemblée nationale qui, selon ce qui s’en dit tout haut dans tous les salons matelassés de la Capitale, pourrait rompre formellement ses amarres le 9 décembre avec le parti qui l’a fait connaître ces dernières années au pays et au monde, le parti présidentiel PPRD.
Il y a enfin - cerise sur le gâteau - le discours présidentiel sur l’état de la Nation qui a lieu le 6 décembre. Ce sera le dernier état de la Nation que le Chef de l’État dressera, aux termes de la Constitution, avant les scrutins de l’année prochaine.
Autant dire qu’à la veille de ces moments que chaque fauve prépare, à n’en point douter, avec minutie à la veille d’une année annoncée comme celle de la Présidentielle et des Législatives, la Capitale et le pays retiennent leur souffle.
Le chef de l’Udps l’a annoncé. Il revient au pays pour deux raisons: présider le congrès - historique - de son parti qui aura pour objectif d’entériner sa candidature à la Présidentielle et, dans la foulée, faire bouger le cocotier.
Le président de l’Udps ne devrait pas être seul sur ce terrain puisque telle est aussi l’ambition de l’ancien président de l’Assemblée nationale qui, à la tête de son tout nouveau parti, va annoncer qu’il entend aussi prendre la course pour la Haute Charge.
Le tout nouveau Cardinal se veut le grand arbitre. S’il souhaite rester dans son rôle de Pasteur, les petites phrases qu'il distille parmi ses proches font penser qu’il pourrait ne pas se contenter de cette simple posture.
Tshisekedi? Dans le passé, il a fait des annonces. Dont celle de juillet 2005 quand il perdit son pari, celui de faire tomber les institutions de la transition. Reste que la scène paraît soudain s’animer à moins d’un an des scrutins. Qui s’en plaindrait? Certainement pas la démocratie...
Le Soft

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire