par Cissé Mamadou Mercredi 09 Février 2011 03:00
Il est 12h15 quand les éléments du Groupement des sapeurs pompiers militaires (Gspm) reçoivent un appel téléphonique leur apprenant que la cité financière au Plateau est en feu. Le commandant du Gspm, le colonel Adama Coulibaly, va mobiliser 105 hommes, 15 véhicules dont 6 d’incendie et 3 autres venus de la Société ivoirienne de raffinage (Sir), de la Société de gestion des stocks pétrolier de Côte d’Ivoire (Gestoci) et de l’Agence de la sécurité et de la navigation aérienne (Asecna). «Le feu était très complexe. Quand vous croyez l’avoir éteint, il se propage de nouveau par les gaines des ascenseurs. Par conséquent, il a été très difficile de l’éteindre» a soutenu le colonel Coulibaly. Il fallait ouvrir toutes les gaines et les portes. Malheureusement, le personnel occupant l’immeuble était parti en fermant les portes, a déploré le commandant des soldats du feu. Il a donc été obligé d’ordonner que celles-ci soient fracturées. C’est après le déploiement de 15 petites lances que les 105 soldats sont venus à bout du feu. Il est 15h30. Entre-temps, selon le commandant, le feu qui avait débuté au 2è sous- sol de l’immeuble a eu le temps de faire du chemin et de provoquer d’énormes dégâts matériels au 3è étage. Le palier du 4è étage est noirci par la fumée épaisse qui continuait de se répandre quand nous mettions sous presse. Le colonel Adama Coulibaly a relevé que ses éléments restaient en place afin de refroidir les lieux jusqu’au lendemain. Histoire d’éviter que le feu reprenne.
Interrogé pour savoir s’il s’agit d’un incendie criminel ou accidentel, le colonel a mentionné que cela relève de la compétence des enquêteurs. Et que, pour sa part, il venait de jouer sa partition qui consistait à éteindre le feu. Par ailleurs, il a rendu hommage aux agents de sécurité de la cité qui ont non seulement essayé avant leur arrivée d’éteindre le feu avec les moyens de bord, mais les ont aidés à pouvoir le maîtriser.
Un cadre de l’administration financière qui était sur les lieux et qui a requis l’anonymat a déclaré qu’il n’y avait aucune menace sur les vignettes automobiles. Celles- ci ont été délocalisées à la faveur de la crise post- électorale. Ce qui pourrait écarter la piste d’un incendie criminel. En tous cas, sous l’effet de la panique, le personnel occupant l’immeuble est rentré chez lui.
Cissé Mamadou
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