samedi 5 février 2011

La problématique des élections en Afrique


Les élections ne sont plus ce qu’elles sont en Afrique. Prendre part à la conduite des affaires publiques est un droit fondamental de l’homme, de plus en plus prisé dans le monde entier.

Aujourd’hui prendre part aux affaires (politiques) publiques est considéré comme un droit de l’homme essentiel dans toutes les régions du monde.

Sur le plan Universel, le droit de prendre part à la conduite des Affaires Publiques est proclamé et garanti par la déclaration universelle, des droits de l’homme du 10 décembre 1948 et le pacte international relatif aux droits civils et politiques est reconnu dans beaucoup d’autres traités et déclarations. Certes, la démocratie ne se réduit pas à la tenue d’élections périodiques. Comme l’a déclaré, en 1991, le S/G des Nations je cite : « les élections, en soi, ne sont pas la marque de la démocratie, pas plus qu’elles ne l’instaurent. Elles ne sont pas une fin mais une simple étape, si importante, voire essentielle, soit-elle, sur la voie qui mène à la démocratisation des sociétés et à la réalisation du droit de participer à la direction des affaires publiques de son pays, prévu dans les principaux instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme.. »

Cependant, le temps des élections en Afrique prête beaucoup à confusion et soulève d’importants problèmes liés aux droits de la personne humaine. Cette situation interpelle plus particulièrement les jeunes et enfants qui deviendront des acteurs politiques de demain.

Il y a lieu de s’interroger sur comment garantir les élections libres régulières et honnêtes. Et les éléments communs des lois et des procédures électorales.

I- Garantie des élections libres régulières et honnêtes.

La volonté du peuple pendant les élections
Le peuple, qui a le dernier mot, parfois n’arrive pas à assumer sa volonté qui est tronquée et bafouée ; et pourtant, la déclaration universelle des droits de l’homme prévoit que toute personne a droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l’intermédiaire de représentants librement choisis. L’Afrique souffre des ses propres maux, à travers les luttes tribales, ethniques. Puisque cette situation est liée au non respect de la volonté du peuple, la jeunesse et l’enfant Africaine font les frais.

Les libertés d’opinion, d’expression et d’information
Ces libertés sont fondamentales. Malheureusement, leur mise en œuvre pose problème ; il n’y a pas eu un pays africain, qui pendant les élections, on ne note pas les arrestations des leaders politiques et syndicaux à cause de leurs opinions. Il suffit qu’un opposant dénonce les en dessous des élections sur les ondes internationales pour qu’il puisse être traqué et séquestré par le régime en place,. Aussi l’information ne circule pas à tous les niveaux. Cette situation, volontairement orchestrée par le régime en place, a pour seul but de laisser les élections dans le flou.

Élections honnêtes
L’honnêteté qui figure bel et bien dans la Déclaration universelle des droits de l’homme n’est pas respectée. Que n’a-t-on pas vu lors des élections en Afrique? On assiste à des bourrages des urnes, des volants ambulants achetés pour la cause.

II. Eléments communs des lois et des procédures électorales

II. 1 l’Administration des élections
Que de disputes concernant l’administration des élections! Tantôt, il faut confier l’administration des élections à un organe indépendant ou au Ministre à charge de l’administration que le choix se porte l’un ou l’autre, c’est ce qui fait par cette organe qui intéresse le peuple. Dans la plus part des cas, on assiste à des personnes qui travaillent pour un homme.

Le découpage des circonscriptions électorales se fait d’une manière arbitraire et sur fond d’intérêts égoïstes. L’épineux problème de toilettage de fichier électoral.

Le vote dans certains bureaux se déroule dans le désordre total et organise, le dépouillement et la communication des résultats se font dans des conditions non maîtrisables par le peuple.

Des plaintes et contentieux électoraux ne sont jamais vidés, parfois les décisions tombent tardivement.
Les observateurs tant nationaux qu’internationaux dans la précipitation ne jouent pas normalement leur rôle.

Conclusion :
Si l’Afrique ne se ressaisit et ne corrige ses failles dans l’organisation et le processus électoral, l’avenir des enfants et jeunes africains sera hypothéqué.


Me. Raymond Ndakala, Avocat au barreau de Centrafrique

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