jeudi 21 octobre 2010

Ces multinationales européennes qui pillent les ressources des pays du Sud

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“Toutes les cinq secondes, c’est l’équivalent du poids d’une Tour Eiffel de ressources naturelles qui est prélevé des écosystèmes et des mines.” C’est à partir de ce constat alarmant que des associations écologistes et de solidarité internationale, des syndicats et des chercheurs, coordonnés par le Centre de recherche et d’information pour le développement (Crid), lancent, ce samedi, la campagne “Une seule planète” pour une gestion durable et équitable des ressources naturelles.
Car les pays riches ne se contentent pas de consommer dix fois plus de ressources par habitant que les pays pauvres. Cette consommation, d’eau, de minerais, de pétrole ou de produits agricoles, se fait aussi au prix de dégradations environnementales et de violations des droits humains, générées par les multinationales qui (sur)exploitent ces ressources. Des entreprises qui ne sont jamais tenues légalement responsables des conséquences de leurs activités, en raison de leur poids économique et politique et de l’attentisme des gouvernements et des populations. Sylvain Angerand, chargé de campagne forêts et ressources naturelles aux Amis de la Terre, livre cinq exemples de “scandales environnementaux et sociaux”.

  • Eramet en Indonésie
Ce groupe minier français prépare l’exploitation du gisement de nickel de Weda Bay, au cœur de l’île d’Halmahera. Ce gisement est situé sous une forêt primaire théoriquement protégée mais qui a été déclassée en 2004 sous la pression des industriels. L’enjeu économique est en effet de taille puisqu’il représente potentiellement le deuxième gisement au monde, avec 4 millions de tonnes de nickel potentiellement exploitables. Cette exploitation menace l’équilibre environnemental de l’île et le mode de vie des communautés autochtones et des populations locales.
>> Pour en savoir plus : le rapport des Amis de la Terre France et la présentation du projet de Weda Bay par Eramet.
  • Michelin au Nigeria
Pour fabriquer le caoutchouc nécessaire aux pneus, l’entreprise française exploite des plantations d’hévéas, via une filiale, la société internationale de plantations d’hévéas. Au Nigeria, cette culture, d’une superficie d’environ 3 000 ha, s’est traduite par la destruction de forêts primaires dans l’état d’Edo, au sud du pays, et la dépossession de leurs terrains des populations locales. Or, 20 000 personnes vivent dans cette zone, dont 80 % sont dépendantes de la forêt pour subvenir à leurs besoins.
>> Pour en savoir plus : le rapport des Amis de la Terre Indonésie, l’article de Terra Eco sur la fabrication du pneu (payant) et les engagements de Michelin en faveur de l’environnement.
  • Tereos au Mozambique
Cette coopérative sucrière cultive près de 100 000 ha, dont 15 000 de canne à sucre, au Mozambique, qui viennent s’ajouter aux productions en provenance de sa filiale au Brésil. Comme tous les agrocarburants, ces plantations génèrent des conflits en occupant des surfaces agricoles utilisées par les populations locales pour se nourrir, dans un pays où la faim reste un défi majeur. Elles entraînent par ailleurs des phénomènes de déforestation en déplaçant les paysans sans terre vers des zones forestières qu’ils vont défricher.
>> Pour en savoir plus : la campagne d’Oxfam “Privés de terre, privés d’avenir”, la chronique de l’économiste Jacques Berthelot et le communiqué des Amis de la Terre sur l’accord signé entre l’Union européenne, le Brésil et le Mozambique en matière d’agrocarburants.
  • GDF-Suez au Brésil
L’entreprise est impliquée dans le financement de deux mega-barrages, San Antônio et Jirau, sur la rivière Madeira en Amazonie brésilienne. Ces projets vont déplacer des milliers d’autochtones et détruire les forêts où vivent plusieurs peuples d’Indiens. La venue d’industriels dans ces zones retranchées peut aussi entraîner la propagation de maladies, comme la grippe ou la rougeole, contre lesquelles les Indiens sont peu immunisés.
>> Pour en savoir plus : le rapport de Survival France, la chronique de l’écrivain Jean-Marie Le Clézio et du directeur de Survival Jean-Patrick Razon dans Le Monde et la réponse de GDF-Suez dans les colonnes de Libération.
  • Total au Venezuela
Le pétrolier français exploite, dans des mines à ciel ouvert ou des gisements souterrains, au Venezuela, à Madagascar et au Canada, des huiles extra-lourdes et des sables bitumineux, c’est-à-dire des résidus de pétrole qui ont migré dans les roches superficielles et qui prennent la forme d’un bitume très visqueux et lourd. Leur exploitation, très coûteuse, a été lancée depuis quelques années en raison de l’augmentation des cours du pétrole. Total s’est donné pour objectif de produire, à l’horizon 2020, 200 000 barils de ce pétrole par jour, soit 9 % de sa production actuelle. Or, l’extraction de ces hydrocarbures, qui contiennent des métaux lourds comme de l’uranium, du nickel ou du cadmium, entraîne des pollutions des sols, de l’air et des nappes phréatique, détruit des forêts et requiert des ressources considérables en électricité, eau, carburant. Au total, de son extraction à sa consommation, ce pétrole émet cinq fois plus de gaz à effet de serre que le pétrole conventionnel.
>> Pour en savoir plus : le rapport de Greenpeace, la campagne “Total aggrave son cas” des Amis de la Terre et la présentation du projet d’exploitation par Total.

“Aujourd’hui, toutes les ressources facilement exploitables ont déjà été exploitées, conclut Sylvain Angerand. En repoussant toujours nos limites, nous nous rendons dans des zones fragiles, où nous exacerbons les conflits et tensions politiques et où nous provoquons des désastres écologiques et sociaux.”
Au-delà de la simple pression sur les multinationales pour limiter cette surexploitation des ressources du Sud, l’action réside aussi à notre niveau. Elle se résume finalement en une idée, que nous connaissons tous même si nous nous refusons souvent à l’appliquer : réduire notre consommation. Les solutions sont nombreuses pour y parvenir : renforcer les transports publics, relocaliser l’économie, augmenter la durée de vie des produits encore proposer davantage de services. “La réorganisation de la société sera longue à mettre en place. Par contre, des mesures politiques, notamment au niveau européen, peuvent être d’ores et déjà prises pour agir dans le sens d’une moindre consommation et pour mettre fin à cette schizophrénie des gouvernements entre objectifs économiques et environnementaux”, ajoute-t-il.


Photo : Mine de nickel à ciel ouvert dans l’est de l’île d’Halmahera. Les Amis de la Terre Indonésie/Walhi.

CPI: le procès de Jean-Pierre Bemba s'ouvrira le 22 novembre

21/10/2010| AFP

CPI: le procès de Jean-Pierre Bemba s'ouvrira le 22 novembre  
CPI: le procès de Jean-Pierre Bemba s'ouvrira le 22 novembre © AFP
 
Le procès pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité en Centrafrique de l'ancien vice-président de RD Congo (RDC) Jean-Pierre Bemba s'ouvrira le 22 novembre devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, a annoncé jeudi la CPI.
"La Chambre de première instance de la Cour pénale internationale (CPI) a fixé la date d?ouverture du procès (. . . ) au lundi 22 novembre 2010", a déclaré la CPI dans un communiqué, deux ans et demi après l'arrestation à Bruxelles de M. Bemba.
La CPI avait rejeté mardi en appel l'exception d'irrecevabilité de l'affaire soulevée par la défense, qui soutenait que M. Bemba avait bénéficié d'un non-lieu en Centrafrique en 2004 pour les mêmes faits et ne pouvait donc être à nouveau poursuivi.
M. Bemba, 47 ans, est selon l'accusation responsable de meurtres, viols et pillages commis par les hommes de sa milice, le Mouvement de libération du Congo (MLC), envoyés en Centrafrique pour appuyer le régime de l'ex-président Ange-Félix Patassé.
Arrêté à Bruxelles en mai 2008 en vertu d'un mandat international de la CPI et détenu à La Haye depuis juillet 2008, il doit répondre de deux chefs de crimes contre l'humanité et de trois chefs de crimes de guerre.
Jean-Pierre Bemba avait fui la RDC après avoir perdu l'élection présidentielle organisée à la fin de la période de transition qui a suivi la guerre de 1998-2003 et au cours de laquelle il était l'un des quatre vice-présidents.
Prenant la tête de l'opposition pendant une courte période, il avait dû s'exiler lorsque les forces gouvernementales avaient entrepris de désarmer sa milice privée au cours d'affrontements qui avaient fait 300 morts en mars 2007.
L'ouverture de son procès, initialement prévue le 27 avril, avait été reportée trois fois, les juges estimant dans "l'intérêt de la justice" que l'exception d'irrecevabilité devait être tranchée avant le début du procès. Afp

La RD Congo, le nouvel eldorado du pétrole ?

















Les grandes manoeuvres ont déjà commencé dans le secteur pétrolier en République démocratique du Congo (RDC). Avec 25 000 barils par jour, la RDC ne joue pas encore dans la cour des grands, mais son potentiel pétrolier pourrait prochainement exploser. La RDC vient d'annoncer l'ouverture de 10 blocs dans le lac Tanganyika et 6 blocs dans le lac Kivu. La compagnie Total prospecte également dans la région en vue d'y investir... la RDC peut-elle devenir le nouvel eldorado des pétroliers ?
Si la RDC est connue pour ses richesses en minerais, le pays recelle également de nombreux gisements pétroliers, mais jusqu'en 2006, aucun ministère ne s'occupait du secteur. Depuis cette date un ministre est chargé des hydrocarbures, il s'agit qujourd'hui de Célestin Mbuyu Kabangu. Le gouvernement semble prendre la mesure de ce potentiel longtemps inexploité. Jusque là, seule la société Parenco faisait la pluie et le beau temps sur les gisements off shore et on shore du bassin côtier... ce qui représentait l'intégralité des 25 000 barils que produisait la RDC. Depuis peu, les autorités congolaises veulent rediscuter de leurs espaces maritimes avec leur voisin angolais...et pour cause : l'Angola exploite plus de 2 millions de barils par jour sur cette même zone ! Les autorités congolaises se battent donc pour faire appliquer un redécoupage plus équitable du plateau continental. Au final : un quart de cette zone pourrait revenir à la RDC... avec un sacré pactocle à la clé. Pour l'heure, l'Angola fait traîner les discussions... et la RDC ne montre pas vraiment d'empressement.
Autre enjeu de taille : l'Est de la Républqie démocratique du Congo (RDC). Sur le lac Albert, la RDC et l'Ouganda se partage l'exploitation pétrolière et en Ituri, plusieurs différents opposent les compagnies à l'Etat congolais, notamment la société Tullow Oil qui revendique plusieurs blocs d'extractions. Sur le lac Kivu, où le Rwanda et la RDC exploitent en commun les ressources pétrolières, la situation est plus confuses. Certes, un protocole a été signé entre les deux pays : mais le Rwanda exploite déjà ses propres blocs, alors que la RDC n'a pas encore commencé.
Une dernière zone s'étend entre le Bandundu, les deux Kasaï et l'Equateur. Dans l'immédiat, seuls quelques blocs ont été attribués, mais de nombreuses sociétés sont sur les rangs. Certaines attendent le nouveau code des hydrocarbures que l'Etat congolais devrait promulguer dans le courant de l'année. Mais une chose est sûre, cette nouvelle manne financière risque de prochainement bouleverser les rapports forces en République démocratique du Congo et rééquilibrer ainsi les ressources dans le pays. Certains territoires pourraient en effet se retrouver subitement "riches", notamment dans le Nord de la RDC... un "bienfait" qui n'a pas échappé aux différents mouvement militaires, déjà en première ligne pour contrôler ces gissements.

Kinshasa, 26/03/2010 ( mediacongo.net)

Incroyable mais vrai ! : Les gardes du cortège de « Zoé KABILA » tuent 2 policiers de roulage à bout portant !


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Joseph KABILA - President de la RDC à Bunia.
 

Incroyable mais vrai ! Hier mardi 19 octobre 2010 vers 18 heures, alors que tout le monde quittait le centre Ville pour rentrer chez soi. L’embouteillage était terrible et le Roulage avec le moyen de bord, cherchait tant mieux que mal à régler la circulation. Au même moment, le cortège du Petit frère de celui qui se fait appelé «KABILA »,  Zoé KABILA  roulait à toute allure. Arriver au rond SOCIMAT et ne pouvant plus avancer, l’un de ses gardes du corps descend de la voiture monte là où les roulages se tiennent pour réguler la circulation et dit au Roulage qui régulait la circulation à ce moment d’empêcher les autres véhicules de circuler et laisser passer leur « BOSS », après échange des paroles avec le roulage dont on connait pas le contenu, le militaire sort son arme et abat le roulage devant tout le monde.
Les sbires de Zoé KABILA ont voulu arrêter l’agent du roulage pour l’emmener, mais ses collègues présents sont accourus à sa rescousse et se sont vaillamment opposés à ces éléments de la GR. Devant cette résistance farouche des policiers, les gardes de « Kabila » ont tout simplement tiré à bout portant sur le pauvre agent de roulage et l’ont abattu sur le champ ! Profitant de la cohue et de la panique générale qui s’en est suivi suite à des rafales tirés en l’air, ces tueurs à gage ont en plus embarqué le corps de leur victime et l’ont emporté avec eux.
Ainsi, alors qu’ils n’ont toujours pas restitué aux familles des victimes les dépouilles de Fidèle Bazana , d’Armand Tungulu et de tant d’autres congolais assassinés , « Kabila » et sa meute d’assassins démontrent une fois de plus qu’ils comptent bien poursuivre leurs oeuvres macabres. La folie meurtrière qui s’est emparée de notre imposteur national et ses hommes ne fait que s’aggraver. Le sang appelle le sang, dit-on. C’est ce qui arrive à Hyppolite Kanambe alias « Joseph Kabila » et à ses sbires.

La version de la radio OKAPI

Un agent de la police de roulage a été battu par des éléments présentés, par des témoins, comme étant de la garde de Zoé Kabila, frère du président Joseph Kabila, mardi 19 octobre en fin d’après midi sur le boulevard du 30 juin au niveau du quartier Socimat.
Les gardes du corps de Zoé Kabila n’auraient pas apprécié le fait que l’agent de roulage ait changé la direction de priorité au même moment où leur cortège amorçait le passage, indiquent ces témoins.
La situation a dégénéré par la suite, et des éléments de la garde républicaine arrivés sur le lieu ont tiré des coups de feu en l’air.
Au terme de  cette agitation, un autre agent de la police de roulage a été amené vers une destination inconnue, a déclaré un témoin.

Dans des propos recueillis mardi soir, ce témoin qui a requis l’anonymat a raconté la scène qu’il a vécue :

« L’agent en question regardait dans la direction d’où venait le cortège, nous ne savons pas pourquoi, il a brusquement changé de direction … C’est alors que les gardes se sont rapprochés, l’ont saisi, tabassé et tenté de le forcer à monter dans la jeep afin de l’amener. L’agent a alors opposé une résistance. Ce qui a causé ce petit désordre. Il se trouve maintenant au camp Lufungula dans un état critique. Selon des informations que nous avons de ceux qui l’ont amené là-bas, il ne parle pas.»

Du communiqué de l'ASADHO du 20/10/2010, nous lisons aussi ce qui suit :

"Les deux premiers policiers, grièvement blessés, ont été admis au centre médical AKRAM situé sur le Boulevard du 30 juin pour des soins intensifs, mais sont privés de toutes visites y compris celles de membres de leurs familles. Les deux derniers,  porteurs de blessures non de moindre, sont internés à l’Hôpital du Camp Lufungula".
Peut-on nous dire ce qu'on veut bien nous cacher? Cela est d'autant plus interpellant que le corps de feu Armand Tungulu n'est toujours pas présenté à sa famille !

Réponse du Département fédéral Suisse (DFAE 20 Octobre 2010)

APARECO-SUISSE

AFFAIRE KATEBE KATOTO, DOUBLE NATIONALITE, MORALITE PUBLIQUE, ENRICHISSEMENT ILLICITE

Le coup de gueule de l'ULD !
L'Union des libéraux démocrates (ULD) est de retour. Le parti cher à Raphael Katebe Katoto annonce ses couleurs. Ayant désisté au processus électoral de 2006, ce poids lourd de la classe politique congolaise s'annonce juste au moment où les Congolais s'activent en vue de prochaines échéances électorales. Devant une brochette de militants et sympathisants réunis samedi dernier au Carrefour des jeunes, l'ULD s’est plaint des manoeuvres dilatoires orchestrés en vue d’empêcher le retour au pays de son président national.
L'ULD a fait sa rentrée politique au moment où Raphael Katebe Katoto est frappé d'interdiction de retour dans son pays. Son secrétaire général, Alou Bashonga, regrette le fait que l'ambassade de la RDC auprès du Royaume de Belgique refuse le renouvellement du passeport suivant, dit-il, " les instructions de la haute hiérarchie à Kinshasa ". Devant ce refus des autorités congolaises, à l'ULD on soutient que " cette notion de haute hiérarchie qui résulte d'une pratique des faibles est utilisée dès lors qu'il est connu que personne ne saurait vérifier avec précision l'échelon politique dont question ". Souvent, constate-t-on, à l'ULD, " généralement, c'est au chef de l'Etat à qui il est souvent fait allusion, peut-être à son insu car, il n'est pas donné à quiconque de le rencontrer pour vérification ".
Un fonds de commerce
Le secrétaire général de l'ULD dénonce ceux qui font de Katebe Katoto un fonds de commerce. " Ils doivent retenir que notre président national n'a jamais participé à une quelconque rébellion ou cautionné des opérations criminelles et des pillages des ressources naturelles de notre pays ", a-t-il martelé. Cependant, Alou Bashonga a constaté avec amertume que " ceux qui l'ont fait jadis et récemment encore, sont non seulement récompensés politiquement mais surtout jouissent de toutes libertés sans que personne ne s'en émeuve ".
En tout état de cause, l'ULD, qui se veut partie prenante pour le processus électoral 2011, s'est montrée solidaire avec son président national qui, " contre vents et marées reviendra dans son pays en dépit de la malice politicienne qui voudrait qu’il soit constamment cité dans toutes les supposées tentatives de déstabilisation du pouvoir en place ".
Question de moralité publique
Contrairement aux autres partis, l'ULD n'a pas manqué d'aborder, au cours de cette matinée politique, l'épineuse question de moralité. Pour le secrétaire général Alou Bashonga, " il n' y a pas de potion magique dans ce domaine car il est possible et il doit être possible d'instaurer en RDC une moralité publique tant chez les administrateurs que les administrés ". Pour ce haut cadre du parti de Katebe Katoto, seule une éducation civique véritable des uns et des autres peut réellement garantir cette moralité publique.au-delà des connaissances générales apprises sur la moralité publique, l'ULD considère que la RDC " vit un manque de vision réelle et d'un leadership affirmé dans la conduite de la République, de l'accomplissement de son travail à coup de publicité, de l'égoïsme… Par manque de vision réelle ou d'un leadership affirmé ", Alou Bashonga entend " la capacité de concevoir, de sélectionner et d'agencer les éléments de solution au regard de problèmes cruciaux qui bloquent la réalisation du bien-être des Congolais ".

Double nationalité
La détention, récemment, d'une avocate d'origine congolaise soulève, pour l'ULD, la fameuse question de la double nationalité. Dans sa lecture de la situation, le secrétaire général de ce parti de l'opposition revèle cette question mérite des attentions dès lors que la victime détenait en plus un passeport canadien qui en donne la mesure au regard du moratoire à l'Assemblée nationale sur la double nationalité. Comment peut-on malmener cette compatriote congolaise au nom de la loi des lors que la même loi est violée par des personnalités siégeant au parlement, deuxième institution de la République ?, s'est-il interrogé avant de reconnaitre qu' " Il semble à l'opinion que contrairement à ce qu'affirmait le porte-parole du Gouvernement dans sa prestation de 12 octobre 2010, ce moratoire a été décrété parce qu'il avait des députés connus détenant la double nationalité et qu'à ce titre, il ne s'agissait pas pour la presse de les dénoncer, mais pour la justice de faire appliquer la loi ".
Sonnette d'alarme
L'ULD tire la sonnette d'alarme du fait que les maux qui avaient conduit à la dérive totalitaire dans le passé reviennent au grand galop par la magie " des hommes dont le ventre a remplacé le cerveau ". Pour Alou Bashonga, " l'exercice d'un mandat politique ne doit plus devenir la voie royale pour se constituer une fortune facile. L'appartenance au Gouvernement et aux grands corps de l'Etat ne doit plus être le sésame de la caverne d'Ali Baba ". la rigueur de la loi, l'existence de structures de contrôle crédibles et la vigilance d'une presse libre et responsable ramèneront, dit-il, la classe politique congolaise dans les normes. L'éducation des gouvernants, pense le secrétaire général de l'ULD, doit insuffler le sens des responsabilités, une morale et le respect inconditionnels de la personne et de la chose publique. Cette morale, soutient-il, " doit être fondée sur une justice qui récompense le méritant et punit le coupable sans distinction aucune’’. Rachidi MABANDU

Affaire Tungulu: Kinshasa passe à l’offensive

Par Marie-France Cros
 Il y a une semaine, un juge du tribunal de première instance de Bruxelles avait donné « injonction » à l’Etat congolais, sur demande de la famille du disparu (dont une des filles est belge), de « restituer » à celle-ci la dépouille d’Armand Tungulu. Ce Congolais de Bruxelles avait jeté une pierre sur le convoi présidentiel à Kinshasa, le 29 septembre dernier, avait été frappé par la garde du chef de l’Etat et jeté dans un camion – avant d’être trouvé sans vie dans son cachot. Officiellement, il s’était « suicidé » avec un fil dépassant de son oreiller – première version – ou avec le tissu qui lui servait d’oreiller – seconde version.
Le parquet général du Congo, cité par Belga, s’engagea alors à restituer le corps de M. Tungulu « pour les obsèques, dès que le médecin légiste aurait pratiqué l’autopsie » - ce qui n’était donc pas fait 15 jours après le décès.
Le ministre de l’Information et porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende – friand de diatribes anti-belges – a toutefois pris une position offensive, jugeant l’ordonnance bruxelloise « totalement inopportune car elle compromet l’enquête en cours » au Congo. « Cela nous suggère une nouvelle piste d’enquête », n’hésite pas à poursuivre M. Mende, « car il y a manifestement tentative d’obstruer l’enquête avec une pression tout à fait inhabituelle pour amener les autorités judiciaires congolaises à lever le pied. Que craignent donc les Belges (…) Voudrait-on cacher certaines choses ? »
M. Mende ajoute, de manière plus crédible, que l’injonction du juge bruxellois « crée un litige de plus entre nos deux Etats » et « insulte » la souveraineté congolaise. La Libre Belgique a pris, sur ce point, l’avis d’un avocat belge habitué à ce genre d’affaires, qui confirme qu’un juge d’un pays donné ne peut donner d’injonction à un autre Etat; la seule manière de procéder, nous dit-on, aurait été de citer l’Etat congolais au Congo, devant une juridiction congolaise.
Enfin, Lambert Mende, au nom du gouvernement de Kinshasa, menace d’« initier une action contre les dirigeants et l’Etat belges (…) devant les juridictions congolaises » pour l’assassinat de l’ex-Premier ministre Patrice Lumumba en 1961.

La question Banyarwanda du local au national: une problématique nouvelle en RDC

Traductions: Original: fr Source: Université de Kisangani

par Espérant MATUMAINI SAUSY

2.3. L'EQUATION BIVARIEE DE LA QUESTION BANYARWANDA

Peuplé légitiment, obligatoirement et clandestinement, le Kivu avec ses excédent d'habitants, se trouve en face de deux questions majeures : celle de l'identité de ses habitants et celle de l'espace que ces derniers doivent occuper pour survivre. Ces deux questions se résolvant jungle, finissent par générer des tensions souvent meurtrières qui jalonnent l'histoire de cette partie de la République Démocratique du Congo.

2.3.1. La question identitaire

Les populations excédentaires du Kivu au nombre supérieur à celui des banyarwandas anciens ne manquent pas d'associer ces derniers à leur synergie dans le but de rechercher une identité commune, à l'instar des autochtones qui sont reconnaissable par les terres de leurs ancêtres et leur nationalité. Ainsi, doivent -ils chercher à la fois à créer des entités qui leur sont propre et à acquérir la nationalité congolaise.

2.3.1.1. La création d'entités

Afin, d'être appelés originaires de telle ou telle autre entité, les Banyarwanda tentèrent à maintes reprises la création de leur localités propres.
De telles intentions se sont exprimées au Sud comme au Nord -Kivu. Au Sud - Kivu , les Banyamulenge ont toujours exprimés l'intention de constituer soit une chefferie soit un territoire regroupant tous les Banyarwanda de cette province. Mais le cas le plus flagrant sont ceux qui sont produit autour des années soixante. La création du GISHARI au Nord - Kivu et les tentatives d'un Kivu central Rwandophones
· La chefferie de GISHARI (1(*))
Les Banyarwanda installés au Masisi par la Mission d'Immigration Banyarwanda, suite aux sentiments d'être marginaliser pour ne pas avoir comme leur voisins Hunde, Tembo et Nyanga une autorité coutumière, réclament auprès des responsables coloniaux une chefferie.
En 1940, une chefferie GISHARI leur est reconnue sous la direction d'abord de BIDERI, Puis BUCHANKYANDI. Selon l'entendement des coutumes delà région, le chef devait être sous la dépendance directe du Mwami BASHALI.
La violence qui se développe à la suite de l'investiture BUCHANKYANDI comme MWAMI en 1944, au même titre que BASHALI, fut réagir au moment l'autorité coloniale telle que cela apparaît dans la lettre n°21 / 7329 / 780 / VC / 9 a du 11mars 1953 du gouverneur général du Congo - Belge au gouverneur de la province du Kivu. En effet, dans le paragraphe deux de cette lettre, il apparaît clairement que l'autorité considère la création de cette chefferie comme une erreur politique. Ainsi dans cette lettre le gouverneur précise que les populations venant du Rwanda Urundi doivent immigrer comme individu et non sous forme de regroupement et qu'ils doivent se soumettre aux us et coutumes des circonscriptions locales qui les accueillent. C'est en appliquant cette dernière décision hiérarchique que le GISHARI sera dissout en 1957.
· Un Kivu central d'expression Kinyarwanda
La logique des communautés à la premières législatures étaient que chacune se force de contrôler un espace géographiquement homogène qui lui donne droit à une représentation politique sûre.
C'est dans cette compétition ethnique et afin de s'affirmer parmi d'autres communautés que ceux qui s'expriment en kinyarwanda au Kivu, tentèrent de constituer un espace territorial plus au moins vaste dans lequel ils auraient un effectif consistant. 
Les Banyarwanda du Kivu militèrent donc d'abord pour un Kivu non dénombrer, puis pour un Kivu central (Sud) qu'ils regrouperait tous y compris ici les territoires du Nord - Kivu : Goma et Rutshuru s'attendant à une alliance probable avec les Shi et les Havu qui sont proche, du moins sur le plan culturel.
A ce sujet, MAFIKIRI TSONGO et Paul Matthieu (1(*)) notent que l'une des conséquences de cette tentative fut les incidents violents qui surgissent entre les Banyarwanda et les autres tribus.
Par ailleurs, Benoît VERHAEGEN (2(*)) met en exergue le péripéties et les multiples hésitations du pouvoir central à régler la question. Selon lui, en effet, se fut surtout le souci de l'électorat qui dictait les penchants de l'autorité pour telle ou telle partie au conflit.
Néanmoins, il y a lieu de faire remarquer que tantôt c'est le Nord - Kivu qui perdit deux de ces territoires (Goma et Rutshuru) tantôt ce le Kivu central (Sud) qui était mis sur un régime spécial appelé « Etat d'exception » ; ou encore c'étaient les territoires de Mwenga et Shabunda qui ne voulaient pas conjuguer avec ceux qu'ils considéraient comme ennemies traditionnels à savoir les Banyarwanda.
En tout état de causes, les auteurs rapportent que de ces divergences sur le démembrement du Kivu issu de la reforme administrative du 1962, découlèrent des violences.
* 1 VANGU MAMBWENI, op. cit., p. 40.
* 1 P., MATHIEU et MAFIKIRI TSONGO, op. cit., p. 46.
* 2 B. VERHAAEGEN, et alii, « Congo 1963 » in Dossier CRISP, 1964, pp. 347 - 355.
Voir aussi « Congo 1962 » in Dossier CRISP, Bruxelles, 1963, p. 273 - 274.

La banane génétiquement modifiée pourrait remédier à la maladie mortelle

Busani Bafana

Une innovation des chercheurs nigérians pourrait remédier à la dévastatrice Banana Xanthomonas Wilt (BXW), responsable des pertes annuelles de plus de 500 millions de dollars de récoltes en Afrique orientale et centrale. Mais elle a aussi nourri les débats sur le génie génétique en Afrique.

Le 4 août 2010, l'Institut international pour l'agriculture tropicale (IITA) basé au Nigeria a annoncé qu'il a réussi à concevoir une résistance de la banane africaine en utilisant les gènes du poivron vert.
Le poivron vert contient la ferrédoxine végétale - comme la protéine amphipatique (Pflp) ou la protéine d'assistance de réponse d'hypersensibilité qui sont considérées comme de nouvelles protéines végétales qui donnent aux cultures un renforcement de résistance contre les agents pathogènes mortels.

Les bananes génétiquement transformées ont montré une forte résistance à la BXW au laboratoire et dans les salles de sélection, selon l'IITA.
"En outre, le mécanisme - connu sous le nom de 'réponse d'hypersensibilité' - déclenche aussi la défense des plantes non infectées adjacentes et même lointaines conduisant à une résistance systématiquement acquise", a déclaré Dr. Leena Tripathi, biotechnologue à l'IITA.

Mais le groupe anti-OGM (Organisme génétiquement modifié), Les amis de la terre du Nigeria, a déclaré qu'il était évident que l'Afrique est devenue le prétexte populaire d'expérimentation en biotechnologie moderne sur les prétendues cultures vivrières de base. Les cultures ciblées comprennent le manioc (un aliment de base pour plus de 20 millions de personnes en Afrique et dans le monde tropical), le niébé, le maïs, le coton, la banane et le plantain.

"Ce dont l'Afrique a besoin présentement est une position tranchée pour la conservation aussi bien des semences que des diversités culturelles et la défense des cultures de base", a déclaré Mariann Bassey des Amis de la terre du Nigeria.
Bassey, coordonnatrice du programme de souveraineté alimentaire et des agrocarburants de l'organisation, pense que l'industrie de la biotechnologie vise les cultures vivrières de base même lorsque les variétés génétiquement modifiées ne sont pas nécessaires.

"Nous pensons que ce cas d'espèce (concernant les bananes génétiquement modifiées de l'Ouganda) est sans aucun doute un moyen subtile de coloniser l'alimentation locale de l'Ouganda", a-t-elle déclaré.
Les promoteurs de cultures génétiquement modifiées, a-t-elle déclaré, ne doivent pas être autorisés à utiliser les Ougandais comme des cobayes.

"Nous ne voulons pas d'OGM sous quelque forme que ce soit. L'Afrique peut se nourrir".
Mais pour Tripathi, auteur principale d'un article sur la recherche publié dans la revue 'Molecular Plant Pathology' (pathologie végétale moléculaire) de 2010, bien que l'introduction des bananes transgéniques dans les champs des agriculteurs ait eu lieu dans un passé encore récent, la percée a été une étape importante dans la lutte contre la maladie mortelle de la banane.

Si elle n'est pas arrêtée, disent les scientifiques, la BXW compromet la production de la banane et menace la sécurité alimentaire dans les zones où il représente un aliment de base et une culture d'exportation à fort potentiel de gain.

Malgré l'opposition au génie génétique, la banane transgénique pourrait être ce dont l'Afrique a besoin.
Une recherche scientifique a estimé la perte totale de rendement de banane, due à l'infection par la BXW, entre 30 et 52 pour cent, ce qui signifie une réduction énorme de la quantité des bananes récoltées au niveau du ménage.
La maladie est très répandue dans les principales zones de production de la banane telles que l'Ouganda, l'est de la république démocratique du Congo, le Rwanda et la Tanzanie. Les manifestations de la maladie comprennent le flétrissement et le jaunissement des feuilles, avec la production par les plantes d'un suintement bactérien jaunâtre, le mûrissement prématuré du régime et la pourriture du fruit.


Selon l'IITA, il n'y a présentement aucun produit chimique commercial, aucun agent de contrôle biologique ni des variétés de résistance pour aider à maîtriser la propagation de la BXW. Présentement, la suppression du bourgeon mâle, connue sous le nom d'ébourgeonnage, s'est révélée efficace dans la prévention de l'apparition de la maladie puisqu'on a découvert que le bourgeon mâle est le lieu d'origine de l'infection. Mais l'ébourgeonnage est également un travail intensif et certains agriculteurs sont incapables d'y faire face.
Tripathi a mis l'accent sur le fait que, même avec l'identification d'une source de résistance, le développement d'une banane vraiment résistante serait extrêmement difficile étant donné le caractère stérile et le long cycle de reproduction de cette culture.  
allAfrica.com

L'intégralité du discours mémorable prononcé il y a 50 ans par Patrice-Emery Lumumba


 









Il y a 50 ans que Patrice-Emery Lumumba, premier Premier ministre du Congo indépendant prononcait un discours libéré pour donner sa vision du Congo désormais dirigé par ses propres enfants.
S' il avait une tombe, Lumumba s'y serait retourné plus d'une fois, car les 50 ans de l'indépendance du Congo se sont révelés un gâchis. La lutte sublime promise pour mener le pays à la paix, à la prospérité et à la grandeur s'est limitée au verbe.
L'unique manière, pour Congoone, de rendre hommage au premier ministre assassiné en 1961, c'est de publier l'intégralité de son discours du 30 juin 1960 pour permettre aux Congolais de le revisiter de manière à s'en inspirer pour doter le Congo d'un leadership patriotique et national en mettant hors d'état de nuire le pouvoir récalcitrant en place.

Congolais et Congolaises,
Combattants de l'indépendance aujourd'hui victorieux,

Je vous salue au nom du gouvernement congolais.
A vous tous, mes amis, qui avez lutté sans relâche à nos côtés, je vous demande de faire de ce 30 juin 1960 une date illustre que vous garderez ineffaçablement gravée dans vos coeurs, une date dont vous enseignerez avec fierté la signification à nos enfants, pour que ceux-ci à leur tour fassent connaitre à leurs fils et leurs petits-fils l'histoire glorieuse de notre lutte pour la liberté.
Car, cette indépendance du Congo, si elle est proclamée aujourd'hui dans l'entente entre la Belgique, pays ami avec qui nous traitons d'égal à égal, nul Congolais digne de ce nom ne pourra jamais oublier cependant que c'est par la lutte qu'elle a été conquise, une lutte de tous les jours, une lutte ardente et idéaliste, une lutte dans laquelle nous n'avons ménagé ni nos forces, ni nos privations, ni nos souffrances, ni notre sang.
Cette lutte, qui fut de larmes, de feu et de sang, nous en sommes fiers jusqu'au plus profond de nous-mêmes, car ce fut une lutte noble et juste, une lutte indispensable pour mettre fin à l'humiliant esclavage qui nous était imposé par la force.
Ce que fut notre sort en 80 ans de régime colonialiste, des blessures sont fraiches et trop douloureuses encore pour que nous puissions les chasser de notre mémoire. Nous avons connu le travail harassant, exigé en échange de salaires qui ne nous permettaient ni de manger, ni de nous vêtir décemment, ni d'élever nos enfants comme des êtres chers.
Nous avons connu les ironies, les insultes, les coups que nous devions subir matin, midi et soir, parce que nous étions nègres. Qui oubliera qu'à un Noir on disait " toi", non certes comme à un ami, mais parce que le "vous" honorable était réservé aux seuls Blancs?
Nous avons connu que nos terres furent spoliées au nom de textes prétendument légaux qui ne faisaient que reconnaitre le droit du plus fort.
Nous avons connu que la loi n'était jamais la même selon qu'il s'agissait d'un Blanc ou d'un Noir, accomodante pour les uns, cruelle et inhumaine pour les autres.
Nous avons connu des souffrances atroces des relégués pour opinions politiques et croyances religieuses, exilés dans leur propre pays, leur sort était vraiment pire que la mort elle-même.
Nous avons connu qu'il y avait dans les villes des maisons magnifiques pour les Blancs et des paillotes croulantes pour les Noirs, qu'un Noir n'était admis ni dans les cinémas, ni dans les restaurants, ni dans les magasins dits européens, qu'un Noir voyageait à même la coque des péniches, aux pieds du Blanc dans sa cabine de luxe.
Qui oubliera enfin les fusillades où périrent tant de nos frères, les cachots où furent brutalement jetés ceux qui ne voulaient plus se soumettre au régime d'une justice d'oppression et d'exploitation?
Tout cela, mes frères, nous en avons profondément souffert. Mais tout cela aussi, nous que le vote de vos représentants élus a agréé pour diriger notre cher pays, nous qui avons souffert dans notre corps et dans notre coeur de l'oppression coloniale, nous vous le disons tout haut, tout cela est désormais fini.
La République du Congo a été proclamée et notre pays est maintenant entre les mains de ses propres enfants.
Ensemble mes frères, mes soeurs, nous allons commencer une nouvelle lutte, une lutte sublime qui va mener notre pays à la paix, à la prospérité et à la grandeur.
Nous allons établir la justice sociale et assurer que chacun reçoive le juste rémunération de son travail.
Nous allons montrer au monde ce que peut faire l'homme noir quand il travaille dans la liberté et nous allons faire du Congo le centre de rayonnement de l'Afrique toute entière. Nous allons veiller à ce que les terres de notre patrie profitent véritablement à ses enfants. Nous allons revoir toutes les lois d'autrefois et en faire de nouvelles qui seront justes et nobles.
Nous allons mettre fin à l'oppression de la pensée libre et faire en sorte que tous les citoyens jouissent pleinement des libertés fondamentales prévues dans la Déclaration des droits de l'homme.
Nous allons supprimer efficacement toute discrimination  quelle qu'elle soit et donner à chacun la juste place que lui voudront sa dignité humaine, son travail et son dévouement au pays.
Nous allons faire régner non pas la paix des fusils et des ballonnettes, mais la paix des coeurs et des bonnes volontés.
Et pour cela, chers compatriotes, soyez sûrs que nous pourrons compter non seulement sur nos forces énormes et nos richesses immenses, mais sur l'assistance de nombreux pays étrangers dont nous accepterons la collaboration chaque fois qu'elle sera loyale et ne cherchera pas à nous imposer une politique quelle qu'elle soit.
Dans ce domaine, la Belgique qui, comprenant enfin le sens de l'histoire, n'a pas essayé de s'opposer à notre indépendance, est prête à nous accorder son aide et son amitié, et un traité vient d'être signé dans ce sens entre nos deux pays égaux et indépendants. Cette coopération, j'en suis sûr, sera profitable aux deux pays. De notre côté, tout en restant vigilants, nous saurons respecter les engagements librement consentis.
Ainsi, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, le Congo nouveau, notre chère République, que mon gouvernement va créer, sera un pays riche, libre et prospère. Mais pour que nous arrivions sans retard à ce but, vous tous, législateurs et citoyens congolais, je vous demande de m'aider de toutes vos forces. Je vous demande à tous d'oublier les querelles tribales qui nous épuisent et risquent de nous faire mépriser à l'étranger.
Je demande à la minorité parlementaire d'aider mon gouvernement par une opposition constructive et de rester strictement dans les voies légales et démocratiques.
Je vous demande à tous de ne reculer devant aucun sacrifice pour assurer la réussite de notre grandiose entreprise.
Je vous demande enfin de respecter inconditionnellement la vie et les biens de vos concitoyens et des étrangers établis dans notre pays. Si la conduite de ces étrangers laisse à désirer, notre justice sera prompte à les expulser du territoire de la République; si par contre leur conduite est bonne, il faut les laisser en paix, car eux aussi travaillent à la prospérité de notre pays.
L'indépendance du Congo marque un pas décisif vers la libération de tout le continent africain.
Voilà, Sire, Excellences, Mesdames, Messieurs, mes chers compatriotes, mes frères de race, mes frères de lutte, ce que j'ai voulu dire au nom du gouvernement en ce jour magnifique de notre indépendance complète et souveraine.
Notre gouvernement fort, national, populaire, sera le salut de ce pays.
J'invite tous les citoyens congolais, hommes, femmes et enfants, à se mettre résolument au travail en vue de créer une économie nationale prospère qui consacrera notre indépendance économique.
Hommage aux combattants de la liberté nationale!
Vive l'indépendance et l'unité africaine!
Vive le Congo indépendant et souverain!

Patrice-Emery Lumumba
Premier Ministre
by  Congoone

Pourquoi une réaction commune associant RDC & Rwanda? (Henri Kamande Nzuzi)

Cet épisode, aussi douloureux soit-il, nous ramène à une réalité bien plus prosaïque : En politique étrangère comme dans les relations internationales seuls comptent les intérêts à court, moyen ou long-terme...Ces mêmes intérêts peuvent être conjoncturels ou de circonstance.

A quoi assiste-t-on aujourd'hui ? Un pays, la RDC, principale victime expiatoire de la barbarie observée ces 15 dernières années dans la sous-région des Grands Lacs, qui donne l'impression de vouloir "couvrir" un des ses "bourreaux", le Rwanda. Ainsi lui ont emboîté le pas, d'autres pays qui, eux aussi ont semé la mort et la désolation sur la terre de nos ancêtres...Le Chef de l'Etat actuel de la RDC, Joseph Kabila avait dénoncé en 2001, quelques mois à peine après son investiture, le comportement cruel des Rwandais lors de la guerre de libération, précisant même qu'il pressentait une guerre avec eux...Troublant, non ?

    • Aujourd'hui, ce même Président semble frappé d'amnésie en caressant Paul Kagame dans le sens du poil. Cela étant, il eût été périlleux pour Kabila de monter au créneau sur ce sujet en dénonçant la responsabilité de son homolgue puisque la sienne est de toute évidence indirectement engagée...

      Dans l'un de mes commentaires sur le sujet j'avais stigmatisé les "relais de complaisance", tant au sein de la Communauté Internationale que de la Sous-région des Grands Lacs, dont bénéficie le Président rwandais. Ce dernier, fort de son bon droit se paie même le luxe de tancer le Secrétaire Général des Nations Unies...Un comble !

      Le cynisme, qui est de mise depuis bien longtemps dans les relations entre Etats, nous amènent à deux questions :

      1. Qu'est-ce le plus important : déterrer les cadavres du passé ou promouvoir une paix durable entre les ennemis d'hier, la RDC et le Rwanda ?

      2. Désigner les coupables aujourd'hui ne reviendrait-il pas à souffler sur les braises et à faire peser de nouvelles menaces dans la sous-région ?

      Inacceptable, n'est-ce pas ? Et pourtant les pays africains ont toujours eu vocation à avaler des couleuvres qui leur ont été imposées par l'Occident dans leur intérêt bien compris. Personne ne veut prendre le risque de braquer Paul Kagame ni d'affaiblir Joseph Kabila au nom de l'indispensable "prix à payer" pour la paix...

      En définitive, ni l'exigence de justice, ni le devoir de mémoire, ni le travail de deuil des familles ne méritent considération car seule compte le respect de certains équilibres politiques et géostratégiques justifiant cet insupportable déni de réalité, celui de massacres et de violations massives des droits de l'Homme et des règles de base du droit international humanitaire...

      Le peuple Congolais vient de subir la plus grande des humiliations : être insulté après avoir été blessé...et il sait désormais quels sont les intérêts défendus par ses dirigeants au pouvoir...
      Source: congoforum

Le règne de « Joseph Kabila », son clan et l’ivresse de la force



Écrit par Jean-Pierre Mbelu   
Mercredi, 20 Octobre 2010 15:15
 








« Alors qu’ils me frappaient avec des bâtons et des fouets, les soldats n’arrêtaient pas de crier : « On va vous écraser ! On va vous écraser ! » Puis ils ont menacé de me tuer, moi et les autres opposants à Kabila. » Tel était le témoignage d’un militant politique détenu et torturé à Kinshasa en mars 2007 par des soldats de la Garde Républicaine du Président Kabila. Ce témoignage a été recueilli par l’ONG Human Rights Watch. Et elle a publié, en 2008, un rapport intitulé « on va vous écraser ». Ce rapport a été un condensé des investigations menées après les élections de 2006. « D’après de nombreux officiers militaires et du renseignement et d’autres personnes de l’entourage de Kabila qui ont été interrogés par Human Rights Watch, Kabila a donné le ton et la direction de la répression. En donnant ses ordres, il a parlé « d’écraser » ou de « neutraliser » les « ennemis de la démocratie », les « terroristes » et les « sauvages », impliquant qu’il était acceptable d’utiliser une force illégale contre eux. Il est possible que du fait du manque de compétences dans les services de l’armée et des forces de l’ordre, les tentatives de Kabila pour monopoliser le pouvoir aient été parfois désorganisées, mais son intention de se débarrasser de ceux qui étaient considérés comme des opposants était claire. »   La mascarade électorale de 2006 a aidé « Joseph Kabila » et son clan à accéder davantage à l’usage illégale de la force pour écraser « les terroristes » et « les sauvages ». Contrairement aux compatriotes amnésiques, « Joseph » et son clan n’ont pas renoncé à cette option. A l’Est, la coalition CNDP-APR sème la mort pendant que les forces onusiennes se déclarent incapables de protéger tous les civiles. Les journalistes et les activistes de droit de l’homme sont « écrasés » en toute impunité. Floribert Chebeya, Fidèle Bazana, Armand Tungulu ont fait les frais de cet usage illégal de la force.
Un policier de roulage (ou deux) serait écrasé par les gardes du  frère de « Joseph Kabila ». Selon la radio Okapi captée ce mercredi 20 octobre à Kinshasa,  «  les gardes du corps de Zoé Kabila n’auraient pas apprécié le fait que l’agent de roulage ait changé la direction de priorité au même moment où leur cortège amorçait le passage, indiquent ces témoins. »
Les commentaires sur les suites de ce « écrasement »  divergent. Pour certains témoins, ce policier et un autre auraient été abattus à bout portant. Pour d’autres, il est dans un état critique. (Il ne parle pas). Mais nous ne sommes pas là en face d’un acte isolé. Il s’inscrit dans l’option historique des « Kabila ».
Que va-t-il se passer après cet usage ivre de la force ? Dans l’immédiat, rien. Les « Kabila » nourrissaient une  obsession : vivre comme les Mobutu et connaître la même longévité.
D’où leur recours à une arme dangereuse : la culture de l’amnésie historique entretenue par leurs courtisans. Pour eux, « l’histoire, c’est du passé, c’est vieillot, c’est ennuyeux. Qui s’intéresse à ça, disent-ils ? » (N. CHOMSKY, L’ivresse de la force. Entretien avec David Barsamian, Paris, Fayard, 2007, p.65) Pris dans la folie que provoque l’ivresse de la force, ils ont perdu de vue que « ceux qui reçoivent les coups de matraquent (et les balles) se souviennent du passé, parce qu’ils savent que leur histoire est importante et voient qu’elle est en train de se répéter. » (Ibidem, p.65)
Il y a des limites que la peur provoquée par l’ivresse de la force ne franchit pas. Mobutu et les siens l’ont appris à leurs dépens.
Il est vrai que dans ce contexte, compter sur une justice gérée par un Procureur de la République aux ordres du « raïs » ne sert à rien.  Le niveau d’ensauvagement atteint par « le cheval de Troie » du Rwanda et des forces impérialistes chez nous a atteint des dimensions inimaginables. Notre pays est devenu davantage une Etat-manqué. C’est-à-dire un simulacre d’Etat qui ne peut pas ou qui ne veut pas protéger ses citoyens de la violence, voire de la mort. Un simulacre d’Etat dont le dehors démocratique cache un dedans irrespectueux et des règles constitutionnelles nationales et celles du droit humanitaire international. Un simulacre d’Etat qui utilise la violence comme arme politique au service du capitalisme du désastre.
Quand les « vuvuzélateurs » de ce simulacre d’Etat poussent des cris souverainistes,  ils dénient la réalité quotidienne faite de tutelle (de l’ONU),  des viols, des massacres, des assassinats gratuits, de vente et d’occupation de nos terres par les forces de la mort, etc.
Faut-il désespérer de ce pays si longtemps meurtri ? Non. Les usagers ivres de la force, aux dires de certains acteurs-créateurs d’un autre Congo, jouent leurs dernières cartes. Ce jeu peut encore prendre quelque temps. Mais il touche à sa fin. Il y a des signaux historiques qui ne trompent pas…
De toutes les façons, le Congo est tombée dans une voyoucratie qui ne dit pas son nom. Rompre avec ce système géré par un « conglomérat d’aventuriers » au passé criminel  est défi incontournable.

Kinshasa complice du Terrorisme de Bosco Ntaganda au Nord-Kivu

La raison pour laquelle le gouvernement de Kinshasa ne veut pas livrer Bosco Ntaganda à la CPI pour qu’il réponde de ses crimes de guerre et crimes contre l’humanité, ne tient plus debout. Pour rappel, en refusant d’exécuter un mandat d’arrêt international délivré par le CPI à l’encontre de Bosco Ntaganda, le gouvernement de Kinshasa disait vouloir privilégier la paix à la justice. En d’autres termes, l’avènement de Bosco Ntaganda à la tête de l’ancien mouvement rebelle de Laurent Nkunda sonnait l’ère de la paix entre cette ancienne rébellion et la R.D.Congo. Mais que constate-t-on ? Deux ans après l’avènement de Bosco Ntaganda à la tête de l’armée intégrée à l’Est de la R.D.Congo, la violence s’y est intensifiée plus que pendant l’époque de Laurent Nkunda. Il y a certes des relations paisibles entre les membres du gouvernement de Kinshasa et Bosco Ntaganda, mais pas avec le reste du peuple congolais. Si c’est de cette paix entre les princes qu’il s’agit, une paix qui les aide à promouvoir leurs propres intérêts égoïstes et qui n’a que faire de droits et libertés fondamentaux du peuple congolais, alors Kinshasa n’a plus de raison de ne pas livrer Bosco Ntaganda à la CPI. Et si la complicité dans le mal perdure entre les deux princes, il faudrait que la CPI rédige un autre mandat d’arrêt international pour Bosco Ntaganda et le gouvernement de Kinshasa pour qu’ils soient jugés ensemble.
       Ntaganda00
    Général Bosco Ntaganda
Les deux exemples ci-dessus démontrent la complicité de deux camps dans le pillage des ressources naturelles de la R.D.Congo mais aussi dans la violation des droits humains, l’anéantissement de l’appareil d’Etat congolais, etc.  
 1. Cas Colonel MBONEZA du CNDP 
Ce Colonel Tutsi du CNDP était en mission à WALIKALE en réalité pour encadrer l'exploitation des substances précieuse pour le compte du Rwanda. Tous les militaires congolais qui voulaient lui résister en lui rappelant les directives de gouvernement congolais en la matière étaient passés à tabac et jetés dans un cachot privé sous son contrôle. L'Auditorat Militaire à GOMA saisi de tous les méfaits commis par le Colonel Mboneza décida de son arrestation et de son évacuation sur Goma où il fut emprisonné dans le cachot de l'Auditorat.
Alerté de cette arrestation, Bosco Ntaganda dépêcha une douzaine d'officiers CNDP à l'Auditorat Militaire de Goma où ils ont réussi à appréhender l'AUDITEUR MILITAIRE en charge du dossier en lui collant une arme sur sa tempe et en l'instruisant de procéder toutes affaires cessantes à la libération du Colonel Mboneza. L'Auditeur Militaire prit alors son téléphone et appela le Général MAYALA VAINQUEUR, Commandant de la 8ième Région Militaire, pour lui demander son avis. Quelques minutes plus tard MAYALA dira à l'Auditeur qu'il venait d'avoir la Haute Hiérarchie de Kinshasa et que cette dernière ordonnait la libération immédiate de Mboneza AU NOM DE LA PAIX.
Mboneza rentra à Walikale et expulsa du lieu le Colonel CHUMA ainsi que tous ceux qui avaient porté l'accusation contre lui. Le Colonel CHUMA et ses collaborateurs furent purement et simplement mis à la disposition de la 8ème Région Militaire à Goma où ils sont actuellement sans affectation. 
2. Cas du Député Provincial KACHABA 
Ce Député Provincial élu de Goma est HUTU et membre du CNDP. Il avait commis plusieurs actes répréhensibles pour lesquels il fut condamné à 20 ans de prison ferme à la Prison de Goma appelé PRISON DE MUNZENZE. Informé, Bosco Ntaganda dépêcha à 20h00 de la nuit un important contingent des Militaires CNDP qui nuitamment encerclèrent la Prison.
Le Commandant de la Ville de Goma (et Commandant de la Police d'Intervention rapide P.I.R) appelé communément JOHN (et Originaire du Bas-Congo) accompagné de quelques éléments
de la P.I.R effectua personnellement une descente sur les lieux. Ce qu'on pouvait craindre est arrivé: Un échange nourri des coups de feux eu lieu et le Vaillant Commandant JOHN grièvement blessé fut conduit à l'Hôpital. Le Député Kachaba fut libéré sur d'ordre de la hiérarchie et au nom de la Paix. Au moment où nous couchons ces lignes, le Député Kachaba se la coule douce chez lui gardé par des Militaire CNDP commis par Bosco Ntaganda pour sa protection.
Le fait que Kinshasa ne veut pas exécuter le mandat d’arrêt international à l’encontre de Bosco Ntaganda, ce dernier continue de commettre d’autres crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Comme Bosco Ntaganda n’est pas devenu un soldat de la paix au Kivu, il est temps que le gouvernement congolais prenne se responsabilités devant l’Histoire pour requalifier son alliance avec le CNDP de Bosco Ntaganda et la situation qui prévaut à l’Est du Pays qui est tout, sauf la paix ! 
Correspondance particulière de Goma
© Beni-Lubero Online

«Kabila» poursuit l’opération d’épuration des officiers d’origine congolaise au sein des FARDC!

La série continue: après les généraux
Munene et Kalume, à qui le prochain tour ?
Un adage chinois dit : « Quand le sage montre la lune, l’idiot regarde plutôt son doigt ! ». C’est ce qui est malheureusement arrivé à beaucoup de nos compatriotes quand Monsieur Honoré Ngbanda criait depuis des années à travers ses écrits et ses adresses publiques pour alerter les Congolais, particulièrement les officiers d’origine congolaise des FARDC, du plan machiavélique de «Kabila». Coaché par ses mentors Kagamé et Kabarebe, ce dernier s’est attelé à éliminer progressivement, mais systématiquement de l’armée, les brillants officiers d’origine congolaise afin de les remplacer par ses frères en provenance du Rwanda dans le but de mâter toute velléité de résistance des congolais contre le processus de balkanisation et de mise à mort de l’État congolais.
Au lieu de considérer le sérieux et la gravité de son alerte, plusieurs congolais avaient préféré s’en prendre plutôt à sa personne, allant jusqu’à lui refuser le droit de prévenir ses compatriotes du danger qui guette la nation toute entière. Aujourd’hui, la machine rwandaise conduite par « Joseph Kabila » a fait du chemin, et continue à faire des victimes !
Jusqu’à quand les derniers naïfs continueront-ils à se voiler la face ?
Il y a trois semaines à peine, l’APARECO par L’oeil du Patriote a alerté l’opinion sur l’opération manquée d’élimination du général Munene qui a dû son salut à l’intervention urgente de la hiérarchie de l’APARECO qui a prévenu l’intéressé quelques minutes seulement avant l’arrivée du commando envoyé par « Kabila » pour l’abattre. Dans ses divagations et inepties, Mende Omalanga a annoncé son arrestation et sa fuite sans dire aux Congolais ce qu’on reproche exactement à celui qui fut l’homme de confiance de M’Zee Laurent Désiré Kabila. Ne l’ayant pas trouvé chez lui, ses maisons furent purement et simplement pillées sur ordre de « Joseph Kabila » : en vertu de quelle loi ? Des innocents, proches ou membres de sa famille sont traqués et arrêtés pour dénoncer l’endroit où se cacherait le « fugitif », qu’en savent-ils ? En réalité sous de faux slogans de « démocratie » et de « justice » c’est bel et bien le cynisme, l’arbitraire et le manque de sérieux qui ont élu domicile au sommet de l’État congolais.
De plus, c’est devenu un rituel en RDC : chaque fois que le pouvoir de l’imposteur «Joseph Kabila» est pris dans la tempête et se met à vaciller, son oncle rwandais James Kabarebe débarque en urgence à Kinshasa pour venir à sa rescousse. Le rapport de l’ONU sur les crimes commis dans notre pays, les assassinats de Chebeya, Bazana et Tungulu ont envenimé le climat politique en RDC et ébranlé le socle de l’appui de la communauté internationale aux dictateurs rwandais à Kigali et à Kinshasa.
Et comme on devait s’y attendre, l’arrivée précipitée de James Kabarebe coïncide comme par enchantement à l’arrestation du général Kalume Numbi, celui-là même qui fut pourtant l’homme des sales besognes de « Joseph Kabila » dans différents massacres tant à Kinshasa que dans le Bas-Congo.
C’est lui aussi qui a « négocié » la fameuse thèse de la « maternité » artificielle de Mme Sifa Mahanya en faveur de « Joseph » juste après l’assassinat de LD Kabila…
Comprenez donc le danger que court cet officier collabo à cause des secrets dont il est porteur. On l’accuse tantôt du détournement de fonds alloués pour les festivités du cinquantenaire de l’indépendance de la RDC, tantôt d’avoir été le complice du général Munene, sans qu’on ait défini au préalable les griefs exacts portés contre ce dernier !
Une chose est certaine : le rouleau compresseur des rwandais poursuit sa marche pour écraser sur son passage tous les officiers généraux et supérieurs des FARDC qui n’ont aujourd’hui que deux choix : soit attendre passivement dans la peur que leur tour d’élimination arrive ; soit faire un dernier sursaut d’orgueil et de survie pour « stopper » la machine de l’occupation et de la balkanisation de notre pays en se tournant activement et résolument vers la résistance pendant qu’ils en ont encore le temps. A bon entendeur, salut !
Les gardes du cortège de «Kabila» tuent un policier de roulage à bout portant!
Un policier de roulage dont nous taisons l’identité a contacté la rédaction de L’oeil du Patriote pour signaler un incident qui vient de se dérouler ce lundi 19 octobre vers 18 heures au rond-point SOCIMAT qui boucle le boulevard du 30 juin. Le policier du roulage qui réglait la circulation très dense à cette heure de la fin de la journée, a été pris à partie par les membres de la GR (Garde Républicaine) conduisant les véhicules du cortège de « Joseph Kabila » qui n’était cependant pas dans son véhicule.
Les sbires de Kanambe ont voulu arrêter l’agent du roulage pour l’emmener, mais ses collègues présents sont accourus à sa rescousse et se sont vaillamment opposés à ces éléments de la GR. Devant cette résistance farouche des policiers, les gardes de « Kabila » ont tout simplement tiré à bout portant sur le pauvre agent de roulage et l’ont abattu sur le champ ! Profitant de la cohue et de la panique générale qui s’en est suivi suite à des rafales tirés en l’air, ces tueurs à gage ont en plus embarqué le corps de leur victime et l’ont emporté avec eux.
Ainsi, alors qu’ils n’ont toujours pas restitué aux familles des victimes les dépouilles de Fidèle Bazana , d’Armand Tungulu et de tant d’autres congolais assassinés , « Kabila » et sa meute d’assassins démontrent une fois de plus qu’ils comptent bien poursuivre leurs oeuvres macabres. La folie meurtrière qui s’est emparée de notre imposteur national et ses hommes ne fait que s’aggraver. Le sang appelle le sang, dit-on. C’est ce qui arrive à Hyppolite Kanambe alias « Joseph Kabila » et à ses sbires.
Paris, le 20 Octobre 2010
Candide OKEKE
L’OEIL DU PATRIOTE

Le pape nomme 20 cardinaux, l’Afrique progresse mais les Européens restent majoritaires

 
Le pape Benoît XVI au Vatican, le 20 octobre 2010 ©AFP
CITE DU VATICAN (AFP)

Le pape Benoît XVI a nommé mercredi 20 nouveaux cardinaux électeurs au sein du collège appelé à désigner un jour son successeur, une instance où l’Afrique progresse même si les Européens y restent majoritaires.
A l’issue de l’audience générale, devant 22.000 participants selon le Vatican, le pape a annoncé la tenue d’un consistoire les 20 et 21 novembre et lu la liste des 24 cardinaux qui y seront créés.Vingt sont âgés de moins de 80 ans et participeront donc à l’élection du prochain chef de l’Eglise catholique.
Cette liste "reflète l’universalité de l’Eglise", a déclaré Benoît XVI, soulignant que les nouveaux "princes" de l’Eglise "proviennent de diverses parties du monde" et "occupent différentes fonctions, au service du Vatican ou au contact direct" avec les fidèles.
Le collège comptera 121 cardinaux électeurs parmi lesquels 62 Européens, dont 25 Italiens, 36 représentants du continent américain, et 12 Africains, selon l’agence d’informations religieuses i.media.
Les vaticanistes relèvent unanimement la forte progression des Africains avec les promotions du Guinéen Robert Sarah, président du conseil pontifical Cor Unum (la charité du pape), l’archevêque de Kinshasa (RDC), Mgr Laurent Monsengwo Pasinya, l’archevêque émérite de Lusaka (Zambie), Mgr Medardo Joseph Mazombwe et le patriarche d’Alexandrie des coptes (Egypte), Mgr Antonios Naguib, secrétaire général du synode sur le Moyen-Orient actuellement réuni au Vatican.
"C’est la reconnaissance de la progression explosive de la chrétienté en Afrique, tant en nombre de prêtres que de fidèles", a déclaré à l’AFP Gianni Cardinale, d’Avvenire, le quotidien des évêques italiens.
Pour Marco Politi, commentateur à Il Fatto (gauche), Benoît XVI "a voulu donner un signal à l’Afrique et parier sur la vitalité de cette Eglise".En outre, la nomination du patriarche Naguib "valorise les patriarches des Eglises orientales et les implique dans la collaboration avec le pape au sein de l’Eglise universelle", a-t-il dit à l’AFP.
Au synode sur le Moyen-Orient, où les Eglises orientales sont majoritaires, plusieurs intervenants ont demandé que les patriarches soient membres du collège électeur.
Parmi les promus, se trouvent huit hauts responsables de la curie romaine.Seuls quatre d’entre eux occupent des postes traditionnellement associés au rang de cardinal, comme les responsables des congrégations pour la Cause des saints, Mgr Angelo Amato, et le Clergé, Mauro Piacenza.
Le pape a aussi élevé trois présidents de conseils pontificaux, Mgr Gianfranco Ravasi (Culture), le Suisse Kurt Koch (Unité des chrétiens) et Mgr Sarah.
Le vaticaniste Andrea Tornielli, de La Stampa, a relevé auprès de l’AFP cette "représentation importante" de responsables du gouvernement du Vatican et a également mis en avant le "nombre élevé" de prélats italiens promus (huit), "une nouveauté due au fait qu’il étaient nombreux à la curie à attendre une telle promotion", dit-il.
Le pape a également élevé à la dignité de cardinal des responsables de villes importantes : outre Kinshasa et Lusaka, trois en Europe (Munich-Freising, Varsovie et Palerme), un en Amérique du Nord (Washington), deux en Amérique latine (Quito et Aparecida au Brésil) et un en Asie (Colombo).
Avec ce troisième consistoire, Benoît XVI aura créé 62 nouveaux cardinaux depuis le début de son pontificat en avril 2005.

RDC : Biographie de Laurent MONSENGWO Pasinya


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Laurent Monsengwo Pasinya
 

L’Eglise catholique romaine de la RDC a son 3ème Cardinal, après Malula et Etsou d’illustre mémoire. Depuis hier mercredi 20 octobre, le pape Benoît XVI a décidé, depuis le Saint Siège, de créer Cardinal l’actuel archevêque de Kinshasa, Mgr Laurent Monsengwo Pasinya. Couronnement légitime d’une vie sacerdotale entamée depuis le 21 décembre 1963 par son ordination au «collegio Urbano di Propaganda Fide» à Rome.
La nouvelle de la création à titre de Cardinal de l’archevêque de Kinshasa, Mgr Laurent Monsengwo Pasinya, est tombée hier mercredi à la mi-journée.
Hier mercredi matin, à la fin de l’audience générale, le pape Benoît XVI a annoncé la tenue d’un nouveau consistoire pour la création de 24 cardinaux. Ce consistoire se tiendra le 20 novembre prochain : les cardinaux créés recevront en ce moment la barrette et l’anneau cardinalice de la part du Pape.
Sur les 24 cardinaux nommés, dix sont italiens (dont huit électeurs), deux allemands, un polonais, un suisse, un espagnol, quatre africains (dont Mgr Laurent Monsengwo, archevêque de Kinshasa), deux américains, un brésilien, un équatorien et un sri-lankais.
Pour l’archevêque de Kinshasa, cette élévation à la plus grande dignité de l’Eglise catholique romaine est le couronnement d’une vie sacerdotale entamée depuis le 21 décembre 1963 lors de son ordination en tant que prêtre à Rome.
Au niveau de l’archevêché de Kinshasa, la nouvelle a été accueillie avec enthousiasme. En effet, depuis son arrivée à la tête de l’Eglise de Kinshasa, Mgr Laurent Monsengwo a apporté un vent de changement dans les milieux des catholiques de la ville, en bousculant certaines pratiques qui ont failli ternir l’image de l’archevêché. Des mutations ont été opérées jusqu’alors pour remettre de l’ordre dans la bergerie. Des brebis galeuses ont été écartées du pâturage.
La purge initiée par Mgr Monsengwo avait été interprétée de diverse manière. Mais, finalement, l’Eglise tout entière a adhéré à la nouvelle dynamique en s’appropriant la vision de l’archevêque ; celle d’une église qui brille au milieu des ténèbres en s’appuyant sur l’évangile du salut.
Créé Cardinal, Mgr Monsengwo devait user de tout son aura pour plus d’initiatives sur l’ensemble de l’Eglise catholique de la RDC. Tout logiquement, Laurent Monsengwo devait, comme ce fut le cas avec le Cardinal Malula, engager de grandes réformes au sein de l’Eglise catholique pour marquer son temps et concrétiser sa vision d’une église rayonnante dans une société congolaise presqu’en péril.
Suite aux nominations du mercredi 20 octobre 2010, le collège cardinalice se compose alors de 203 cardinaux, dont 121 cardinaux électeurs, soit un de plus que ce qui est prévu par les règles fixées par le Motu Proprio de Paul VI Ingravescentem aetatem du 21 novembre 1970 et lors du consistoire du 5 novembre 1973.

Biographie de Laurent Monsengwo Pasinya

LIEU ET DATE DE NAISSANCE : Mongobele, le 07-10-1939
DIOCESE : Inongo
ORDINATION SACERDOTALE : Le 21-12-1963, au Collegio Urbano di Propaganda Fide, à Rome, par Son Eminence le Cardinal P. Agagianian, préfet de la Congrégation de Propaganda Fide
ORDINATION EPISCOPALE : le 04-05-1980, à Kinshasa, par sa Sainteté le Pape Jean-Paul II
FONCTIONS ACTUELLES : Archevêque Métropolitain de Kinshasa
ETUDES FAITES :
1946-1951: Etudes primaires à Nioki (Diocèse d’Inongo)
1951-1957 : Humanités latines mathématiques au Petit Séminaire de Bokoro (Diocèse d’Inongo)
1957-1960 : Etudes philosophiques au Grand Séminaire de Kabwe (Archidiocèse de Kananga)
1960-1964 : Etudes théologiques à l’Université Urbanienne Pontificale à Rome
1964-1970 : Etudes bibliques à l’Institut Biblique Pontifical à Rome
1968 : Semestre doctoral à l’Institut Biblique Pontifical à Jérusalem Etude pratique d’hébreu moderne à l’ULPAN ETZION (Jérusalem)
GRADES OBTENUS : 1964 : Licence en Théologie de l’Université Urbanienne (Rome)
1970 : Doctorat ès Sciences Bibliques de l’Institut Biblique Pontifical (1er Africain Docteur ès Sciences Bibliques (Rome) 1993 : Doctorat honoris causa de la KUL (Leuven)
LANGUES PARLEES ET/OU ECRITES: 14

FONCTIONS OCCUPEES :

1962-1964 : Vice-Président de l’Association des Etudiants Congolais à Rome (ASSECO)
1964-1966 : Président de l’ASSECO
1970-1971 : Chargé de cours à la Faculté de Théologie Catholique de l’Université Lovanium et Professeur d’Exégèse Biblique au Grand Séminaire Jean XXIII (Kinshasa)
1971-1972 : Professeur associé à la Faculté de Théologie Catholique de l’Université Nationale du Zaïre: Exégèse de l’Ancien Testament, Hébreu biblique et Herméneutique, Théologie Biblique de l’Ancien Testament
1972-1975 : Secrétaire Général Adjoint de la Conférence Episcopale du Zaïre
1972-1980 : Professeur à la Faculté de Théologie Catholique de Kinshasa (FCK)
1974 : Expert à la IIIème Assemblée Générale du Synode des Evêques à Rome
1975-1976 : Représentant Permanent de l’Episcopat du Zaïre auprès du Gouvernement zaïrois (Conseil Exécutif)
1976 : Co-Fondateur avec l’Abbé Jean NYEME TESE des Journées Bibliques Africaines (JBA) devenues en 1987 l’Association Panafricaine des Exégètes Catholiques (APECA)
1976-1980 : Secrétaire Général de la Conférence Episcopale du Zaïre
1980-1981 : Evêque Auxiliaire d’Inongo
1981-1984 : Président du Conseil d’Administration des Facultés Catholiques de Kinshasa (FCK)
1981-1990 : Président du Comité Biblique du SCEAM
1984-1992 : Président de la Conférence Episcopale du Zaïre (CEZ)
1987-1999 : Président de l’APECA
1988-2007 : Archevêque métropolitain de Kisangani
1987 : Membre du Conseil du Secrétariat général du Synode des Evêques (réélu en 1990 et en 2001)
1989 : Membre du Conseil du Secrétariat Général du Synode des Evêques pour l’Assemblée spéciale du Synode pour l’Afrique: Président de la Commission de l’Inculturation
12.12.1991: Président du Bureau provisoire de la Conférence Nationale Souveraine (CNS)
30.04.1992: Président du Bureau définitif de la CNS
06.12.1992: Président du Haut Conseil de la République (HCR)
1994-1996 : Président du Haut Conseil de la République-Parlement de Transition (HCR-PT)
1994-1997 : 1er Vice-Président du Symposium des Conférences Episcopales d’Afrique et du Madagascar (SCEAM)
1997-2000 : Président du SCEAM
2000-2003 : Réélu Président du SCEAM
06.11.2002 : Vice-Président du Pax Christi International
29.07.2004 : Président de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO)
06.12.2007 – jusqu’à ce jour : Archevêque Métropolitain de Kinshasa

SOCIETES SCIENTIFIQUES :

1975 : Membre de la Studiorum Novi Testamenti Societas (SNTS)
1976 : Membre de la «International Organisation for Septuagint and Cognate Studies»
1976 : Membre du Conseil Scientifique de la «Concordantia Polyglotta Brepols»
1976 : Fondation des Journées Bibliques Africaines devenues en
1987 l’Association panafricaine des exégètes catholiques africains (APECA)
1984-1989 : Membre de la Commission Biblique Pontificale
1984-1989 : Membre de la Commission «Foi et Constitution» du Conseil Œcuménique des Eglises
COMPOSITIONS MUSICALES : 11 petites pièces pour orgue: Nostalgie ; (1961) ; Laetatus sum (1961) ; Pensée nostalgique (1963) ; Dream (1965) ; Elégie (1974) ; Offrande à Marie (1988) ; Le Seigneur est ressuscité (1989) ; Toccata «Wachet auf» (1990) ; Dankgebed voor Orgel (1991) ; Pensée priante (1992) ; Lamentation d’un otage (1993).
Tiré du site : www.monsengwo.org